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 Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Dim 17 Jan - 19:29

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


Cela faisait maintenant un peu plus d'un mois que j'avais intégré la maison Darsang. Un peu plus d'un mois que j'avais accepté d'être la prêtresse de Nekëlvesk Darsang, chef de la famille des Darsang.

Depuis ma rencontre avec cet homme qui trouble toutes mes nuits ma vie à littéralement était chamboulée. Il y a encore quelques semaines j'étais la petite Aisuko, petite star de son quartier grâce à sa plastique de rêve, qui vivait dans son appartement tout miteux et saoulait les hommes pour voler leurs portefeuilles. Et maintenant ? J'ai intégré le manoir d'une des grandes familles en tant que fidèle prêtresse du chef Darsang et mes journées je les passaient à essayer d'évincer les autres prêtresses qui tentaient de me faire de l'ombre.

Je n'étais clairement pas à ma place ici et elle me l'on bien fait savoir dès mon arrivée. Je n'aime pas les filles, très souvent elles sont jalouses de moi et font tout pour me rendre la vie impossible. Je peux les comprendre en même temps, elles se sentent menacées par moi, je suis arrivée du jour au lendemain et en quelques temps j'ai tout fais pour devenir la "chouchoute" de Nekëlvesk. Evidemment elles ne supportent pas cette idée je suis donc obligée de m'imposer autant que je peux. Il était hors de question que je me laisse marcher dessus par ces pimbêches. Je suis sûre que si je racontais toutes les crasses qu'elles me font à Nekëlvesk il s'occuperait personnellement de leurs cas. Mais je ne suis pas du genre à demander de l'aide je sais très bien me venger toute seule. L'une d'elle en a payé les frais d'ailleurs...

Il y a de ça une semaine elle c'est enfuis en larmes avec toutes ses affaires. Elle a prit ses jambes à son cou et a quitté le manoir sans donner la moindre explication à MON Nekëlvesk. Il m'a d'ailleurs beaucoup questionné sur le sujet, je ne sais pas comment il a fait mais il se doutait que j'étais derrière tout ça. Bien sûr je feignais l'ignorance et faisais les yeux doux. Je n'allais quand même pas lui expliquer que j'avais décapité toutes ses peluches et écrit sur tout les murs de sa chambre avec de la peinture rouge sang "You're next". Bien entendu j'ai pris soin d'effacer toute les traces après cet incident, d'ailleurs j'ai abusé sur la peinture, c'était pas évident à nettoyer, heureusement j'ai réussie avant qu'il ne se rende compte de quoi que se soit.

Après la fuite d'une des leurs totalement terrorisée j'ai l'impression qu'elles se sont un peu calmées, elles ont compris qu'elles n'étaient pas de taille face à moi et que Nekëlvesk m'appartenait. Moi ? jalouse et possessive ? Pas tant que ça... Si ?

Pour en revenir à ma relation avec mon cher Nekëlvesk, elle a beaucoup évolué depuis. J'ai commencé à apprendre à le connaitre et on c'est un peu rapproché. Par moment, lorsqu'il ne se montre pas trop désagréable, on a des brefs moments de complicités qui feraient presque penser à une relation fraternelle. Ces moments là me rendaient terriblement heureuse, presque niaise.

Hé oui malgré tout j'ai dus me rendre à l'évidence, je suis toujours terriblement amoureuse de cet homme. Même si il est tordu et terriblement désagréable je ne peux pas m'empêcher d'éprouver des sentiments pour lui... Et je sais que lui aussi m'apprécie, il ne le montre jamais mais quand je veux quelque chose il cède très souvent à mes caprices, c'est une preuve d'affection ça non ? Ou alors c'est juste que je suis terriblement chiante... J'ai un peu de mal à savoir je suis pas très douée en se qui concerne les relations homme/femme...

Il me fait encore plus douter sur mon importance à son égard à chaque fois qu'il se montre froid est distant avec moi. Je sais que c'est dans son caractère mais par moment il m'en donnerait presque la chair de poule.

- Prépare toi à bientôt être confrontée à tes obligations.
Qu'il m'avait dit il y a peine quelques heures, pendant le repas.

J'étais allongée dans mon lit, toute recroquevillée sous ma couette. Vêtu d'une simple nuisette, mes longs cheveux blond et gaufrés épousait soigneusement la courbe de mon dos. Le noir était total. Je serrais mon ourson en peluche -Monokuma- dans mes bras alors que je ne cessais de retourner cette dernière phrase qu'il m'a dite dans ma tête.

Le "prépare toi" en Nekëlvesk dois-je le prendre comme un acte de gentillesse de sa part ? Il connait mes craintes et essaye peut être à sa façon de m'y préparer.

Quant à mes obligations il n'y aucun doute là dessus. Il faisait bien allusion à l'acte sexuel.

- Les "plaisirs" de la chair... Murmurais-je en frissonnant et en resserrant mon emprise sur Monokuma.

Alors ça y est. Je vais y être confrontée maintenant. C'était encore beaucoup trop tôt pour moi et je ne m'en sentais pas capable. Et puis donner ma virginité à un homme qui ne m'appartient pas totalement... A la limite si il se débarrassait de ses autres prêtresses/salopes on pourrait essayer de négocier mais là... Après d'un autre côté si le bruit court chez les prêtresses que je n'ai toujours pas fait... La chose... Avec Nekëlvesk elles risque de s'en servir contre moi et de se rebeller. Moi qui avais enfin réussis à me faire respecter ce serait trop dommage.

Dans tout les cas de figure je suis dans une position extrêmement délicate. Je ne sais pas quoi faire. Ma place auprès de Nekëlvesk ou bien mon bien être psychologique ? Dur...

Alors que je continuais de me torturer avec toutes ces questions j'entendis la porte de ma chambre s’entrouvrir dans un grincement. Ne m'attendant pas à entendre un tel bruit j'eu un léger sursaut et je sortie vivement la tête de dessous la couverture.

- Qui est là ? Demandais-je plongée dans la pénombre, mon ours en peluche dans les bras.

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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Dim 17 Jan - 21:11

Nekëlvesk avait, au cours de ce dernier mois, eut l'occasion de faire plus ample connaissance avec sa nouvelle prêtresse. Elle était tout à fait dévouée, et même plus impliquée que les autres. Ce n'était pas pour lui déplaire, et la voir lui coller presque sans arrêt flattait tant son ego qu'il ne trouvait pas cela envahissant, ni même irritant. Il avait de l'affection pour elle, un peu comme il en aurait pour un animal de compagnie, s'il aimait les animaux. Les humains étaient charmants, parfois ; elle devait faire partie de ce parfois. Et il se félicitait d'avoir permis sa naissance. Il lui accordait, quand il était d'humeur, des moments un peu privilégiés. Ce n'était pas si habituel, venant de lui. Aisuko était en bonne voie pour concourir au poste de favorite ; cela ne plaisait pas aux autres, et il adorait les voir se débattre pour obtenir de l'importance à ses yeux. Bien évidemment, il observait les choses discrètement, faisait mine de ne pas voir les querelles entre elles. Aussi, il lui arrivait d'avoir quelques doutes quant au fair-play dont pouvait ne pas faire preuve la petite nouvelle. Notamment au moment du départ précipité de Nialva, qui lui avait paru plus que louche. Il n'avait rien pu tirer de la jolie blonde, mais il la soupçonnait grandement de ne pas être totalement innocente dans cette affaire. D'un côté, si c'était elle qui l'avait fait fuir, il ne l'en blâmait pas tant que ça, car il commençait à se lasser de l'autre prêtresse.

Le jeune homme était sur les nerfs ces derniers temps. Cela faisait trois semaines qu'on lui avait volé la clé de sa salle au sous-sol. Trois. Semaines. TROIS SEMAINES. Trois semaines sans un gramme d'opium supplémentaire introduit dans son organisme. Il le supportait très mal, et cela se ressentait dans son caractère. Il était encore plus instable, faisait encore plus sa diva, et multipliait les petites crises de tyrannie. En plus, il vomissait plusieurs fois par jour, car son organisme se purgeait, et il lui fallait du temps. Le peu de tête qu'il lui restait, il le perdait un peu plus chaque jour. Personne n'avait retrouvé la clé, même s'il avait lancé une véritable croisade au sein du manoir. Et il avait envie d'étriper les gens qui insinuaient, par des sous-entendus tout à fait vides de subtilité, qu'il aurait pu la perdre. Non, jamais il n'aurait perdu cet objet si précieux. Il en allait de ses restes de santé mentale.

Mais depuis deux jours, son état avait gravement empiré. Il errait dans le manoir comme une âme en peine, peinait à tenir debout, traversait plusieurs fois par jour des accès d'agressivité, et il ne savait même plus ce qu'il disait. D'habitude, il racontait n'importe quoi, mais il dosait le n'importe quoi, il choisissait ses moments. Là, il n'y avait plus aucun filtre. C'est dans cet état d'esprit qu'à table, devant tout le monde, il avait presque menacé Aisuko. Car en effet, si leur accord semblait parfait, elle ne respectait pas toutes les conditions. Elle n'avait pas encore honoré l'une de ses promesses, et cela l'irritait. Elle était désirable, et pas qu'un peu. Et pour une personne aussi faible que lui face à ses envies purement instinctives, la côtoyer si souvent était parfois douloureux, plus encore ces derniers temps.

Ainsi, il se retrouvait face à la porte de sa chambre. Peut-être qu'inconsciemment, le "prépare-toi" qu'il lui avait lancé un peu plus tôt était une mise en garde pleine de sens prononcée lors d'un moment de lucidité. Il ne savait plus. À ses oreilles, cela sonnait désormais comme une promesse. Après tout, il était désirable, lui aussi, non ? Ce ne pouvait être une souffrance que de s'unir à lui. L'esprit embrouillé, il tourna la poignée et ouvrit la porte, qui grinça. Il ne l'entendit presque pas et la referma derrière lui, se retrouvant dans l'obscurité totale.

- Qui est là ?

C'était elle. Mince, il aurait préféré qu'elle dorme. Eveillée, elle allait lui causer des difficultés. Il ne recula cependant pas, et s'avança vers elle sans hésitation. Son état misérable avait un effet positif : la douleur de sa jambe ne lui importait même plus. Tout se passa très vite, même pour lui. En une minute, il se retrouvait au dessus d'elle, et sûrement avant qu'elle ne réalise bien ce qui arrivait, avait attrapé ses poignets pour l'immobiliser. Ses sens exacerbés par son état, il dévorait sa présence avec délice, même si le noir ne lui permettait pas de bien la voir. Son odeur, sa respiration, le sang qu'il sentait pulser à ses poignets. Elle tentait de se débattre, il le sentait, mais il la tenait trop fermement pour qu'elle ne puisse s'échapper. Un sourire étira ses lèvres. Elle lui était offerte sur un plateau ; pour la savourer il prendrait du temps.

- J'adore les belles choses, quand elles m'appartiennent... lança-t-il à voix haute, sans que ces paroles ne lui soient adressées.

Comme pour signifier ce sentiment, il resserra sa prise sur la jeune fille. Il se délectait de ce moment avec joie.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Dim 17 Jan - 22:10

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


Aucune réponse. Avant que je n'eu le temps de réaliser se qu'il se passait la personne qui venait d'entrer se plaça au dessus de moi et attrapa mes poignets. Je commence alors à paniquer et à tenter de me débattre.

- J'adore les belles choses, quand elles m'appartiennent...

C'était Nekëlvesk. Je sentais son souffle caresser ma peau. Cette sensation aurais pu m'être agréable mais je n'étais pas prête. Je ne voulais pas le faire. D'autant plus que sa voix n'avait rien de sensuelle tout se qu'elle réussissait à faire c'est me donner la chair de poule.

Plus je tentais de me libérer de son emprise et plus il la resserrait. Je ne savais pas quoi faire. J'aurais pu crier, appeler à l'aide, mais si je le faisais non seulement je résister au chef de la famille Darsang mais en plus de ça tout le monde serait mit au courant. Il ne me le pardonnerait jamais si je l'humiliais de la sorte.

Alors qu'il humait mon odeur je ne pu retenir un frisson d'horreur. J'aimais Nekëlvesk. N'importe qu'elle fille amoureuse voudrait s'adonner à de tels plaisirs avec l'homme qu'elle aime. Mais pour moi tout ça n'avait rien de plaisant, c'était un supplice ni plus ni moins.

Rien que l'idée de coucher avec lui des images de mon passé, que j'aurais préféré oublier, me reviennent en mémoire. Sans même que je ne m'en rende compte les larmes me montent aux yeux.

Je ne peux pas faire ça c'est au dessus de mes forces.

- Nekëlvesk... Ne faites pas ça... Je vous en supplie... Je ne suis pas encore prête... Arrêtez...Dis-je en un sanglot que j'aurais préféré dissimuler.

Je ne savais plus quoi faire. Il avait une sacrée poigne et je n'arrivais pas à m'en défaire. Je ne l'avais jamais vu autant obstiné qu'à cet instant. C'était un autre Nekëlvesk. Un Nekëlvesk qui ressemblait dangereusement à celui de mon cauchemar lors de ma première nuit ici. Et si il y a bien une chose que je désirais, c'est que ma première fois ne se passe pas de cette manière là.

Soudain quelque chose me vient à l'esprit. Cela fait plusieurs semaines que Nekëlvesk a un comportement étrange et ces temps-ci il en devient presque mauvais. L'opium. Je lui avait volé la clé de sa salle au sous-sol. Là où il conservait toute sa réserve.

Si j'avais pris la liberté de le faire c'était pour sa santé. Je me préoccupais beaucoup de lui et sa consommation était clairement abusive. Je l'avais déjà vaguement prévenu que c'était mauvais mais il n'a rien voulu savoir. J'ai donc préféré lui confisquer.

Malheureusement cet arrêt aussi brutal ne lui a pas était bénéfique il en a totalement perdu la tête. Si il avait était dans son état normal il ne m'aurait pas sauté dessus comme il était en train de le faire.

Maintenant je savais ce qu'il me restait à faire. Je risquais très certainement d'énerver Nekëlvesk mais c'était la seule solution. Alors que je le sentais près à commencer à s'adonner à la découverte de mon corps je m'empresse de parler en tentant d'étouffer mes sanglots.

- C'est moi qui ai pris la clé ! C'est bon je l'avoue ! Je vous l'ai volé car je me souciais de votre santé et vous voir vous détruire comme ça, ça me faisait du mal ! Je suis vraiment désolée ! Arrêtez ça s'il vous plait !

Je crois qu'il ne s'attendait vraiment pas à se que je fasse de tels aveux maintenant et il desserra son emprise sous le coup de la surprise. J'en profite pour m'extirper in extremis du lit afin de fuir son courroux.

Je panique et tremble de peur. C'est les joues inondées de mes larmes que j'allume vivement la lampe de chevet afin de ne plus rester dans le noir total.

Je reste plantée à côté du lit, les jambes flageolantes et je le regarde dans les yeux, mes iris azurs larmoyantes.

C'était la première fois depuis longtemps que je me retrouvais dans un tel état devant quelqu'un. Je venais d'avoir une peur bleue mais maintenant il me fallait faire face à Nekëlvesk. J'appréhendais grandement sa réaction.

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Lun 18 Jan - 16:36

Nekëlvesk ne l'entendait même pas supplier. À vrai dire, même si ç'avait été le cas, il ne l'aurait pas écoutée. Il s'en moquait, il était totalement aspiré par la situation, le contact avec la jeune fille, la panique que transpirait chaque pore de sa peau, la force qu'il mettait à contenir son agitation. Mais il revint brutalement à la réalité.

- C'est moi qui ai pris la clé ! C'est bon je l'avoue ! Je vous l'ai volée car je me souciais de votre santé et vous voir vous détruire comme ça, ça me faisait du mal ! Je suis vraiment désolée ! Arrêtez ça s'il vous plait !

Il semblait qu'une sorte de filtre s'était installé, et il laissait passer ce qui l'intéressait. Cependant, il ne s'attendait vraiment pas à entendre une chose pareille. Stupéfait, il desserra sa prise ; Aisuko en profita pour s'échapper. Cet aveu eut l'effet d'une gifle : plus forte que le désir, l'addiction avait fait retomber toutes ses pulsions malsaines. La lumière brusquement allumée l'éblouit, il se protégea les yeux de sa main avec une grimace de douleur. Son esprit carburait. Sa clé ? Elle avait LA clé ? Nom de lui ! Son calvaire allait enfin prendre fin ! Il aurait dû la frapper, la punir, pour que plus jamais elle ne recommence une chose pareille, mais la priorité n'était pas là. Il descendit à toute vitesse du lit, se précipita vers elle et, sans se soucier des larmes de la demoiselle, l'attrapa sans ménagement par les épaules. Il avait le regard d'un chien affamé face à un morceau de viande juteux mais hors de portée : Aisuko le lui amènerait.

- Ma clé ?! Tu l'as ?! Donne-la moi maintenant !

Il la lâcha après l'avoir secoué comme un prunier. Il avait du mal à respirer tant la hâte le dévorait. Il se passa une main sur le front, où commençait à se former un voile de transpiration, et la pointa du doigt, l'air accusateur.

- Comment as-tu pu me faire une chose pareille ? À moi, ton dieu ?  L'opium ne me détruit pas, c'est ce qui me maintient en vie ! Peu importe la santé de mon corps, ce que je ne veux pas voir se disloquer, c'est mon esprit, tu comprends, Aisuko ? Est-ce que tu comprends ?!

Il partit d'un fou rire glaçant, qui s'arrêta après une bonne minute. Il tendit la main vers elle, le regard insistant et le ton menaçant.

- Rends-moi la clé, vite ! Et je veux t'entendre t'excuser encore. Sinon, tu sais ce qui t'attend...

Il afficha alors un sourire ignoble, sale, répugnant. Un sourire que l'on a envie d'arracher de ce visage, parce qu'il le rendait hideux. Il ne le pensait pas véritablement, mais si elle refusait de lui rendre sa clé, il était prêt à atteindre n'importe quelle extrémité pour retrouver sa drogue. N'importe laquelle.


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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Mar 19 Jan - 22:20

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


J'étais terrorisée par l'attitude de Nekëlvesk. Il me secouait dans tout les sens. Il aurait fait n'importe quoi pour que je lui rende sa clé.

- Rends-moi la clé, vite ! Et je veux t'entendre t'excuser encore. Sinon, tu sais ce qui t'attend...

Même ça... Pendant un instant j'ai vraiment songé à lui rendre sa clé. J'ai sortie ladite clé de mon décolleté, celle-ci étant reliée par un cordon autour de mon cou et je l'ai serré fort dans ma main en fixant Nekëlvesk de mes yeux pleins de larmes.

- Je... Je tiens trop à vous pour rester insensible à votre addiction pour cette drogue si néfaste... Je préfère souffrir à votre place... Après tout il est normal que je me sacrifie pour mon dieu !


Je remet vivement la clé dans mon décolleté et prend une grande inspiration. Je ferme les yeux si fort que les traits de mon visage se tendent. Puis, sans prévenir je me jette dans ses bras en pressant mes lèvres sur les siennes. Sous mon étreinte il est poussé en arrière sur le lit.

Ses lèvres étaient douces, elle étaient chaudes, apaisantes. Alors que je prolongeais ce baiser je commençais même à le trouver agréable. Mais paupières étaient toujours closes et mon coeur battait la chamade à l’intérieur de ma poitrine. J'aimais cet homme, plus que tout.

Je passe maladroitement ma langue entre ses lèvres à la recherche de la sienne. Mon manque d’expérience en la matière me força à briser un peu trop prématurément ce contact. Je décolle alors mes lèvres des siennes et le regarde de mes yeux encore humides.

Pendant un instant un sourire se dessina sur mon visage. Jusqu'à se que je finisse par retourner à la réalité. J'étais presque nue sur lui. Mon baiser avait eu un effet trop important sur lui et à sa façon de me regarder je devinais sans mal le fond de sa pensé.

Evidemment je devais m'y attendre. Je pensais être prête à le faire, quitte à me faire du mal. Mais il faut croire que même pour Nekëlvesk j'en était encore incapable.

Je commence alors à trembler de tout mon corps et très vite les larmes se mettent de nouveau à rouler sur mes joues. C'était beaucoup trop pour moi.

Je me lève d'un bond en arrière et regarde Nekëlvesk encore allongé sur mon lit, en tremblotant.

- J-je suis désolée... !

Sans plus attendre je passe la porte de ma chambre en courant et éclate en sanglots. Je dévale les escaliers, il ne me fallu pas plus de quelques secondes pour atteindre la porte d'entré que je franchi sans réfléchir.

Me voilà en nuisette, pied nus, en train de courir en pleine forêt sans même pouvoir m'arrêter de pleurer.

J'avais beaucoup appréciée ce baiser avec Nekëlvesk, c'est même la première fois que je partage quelque chose d'aussi fort avec lui. Mais quand j'ai vu cette lueur dans son regard et que j'ai compris ces intentions je n'ai pas pu m'empêcher de paniquer.

Un grondement de tonnerre ce fait entendre.

Sans même m'en rendre compte j'avais traversé entièrement la forêt. Cela devait faire de longues minutes que je coure et pourtant je ne m'arrêtais toujours pas de pleurer. Mes pieds me faisaient mal. Je ne cessais de me les couper à cause des pierres et des racines qui recouvraient le sol.

Un hennissement de cheval me fait violemment revenir à la réalité. Une calèche se trouvait juste devant moi. La pauvre bête n'eu pas le temps de me voir arriver et me percuta de plein fouet. Me retrouvant à terre, elle paniqua et me piétina les côtes, m'arrachant un cris de douleur.

Elle a dut me les briser. A cause de la douleur je me met à tousser et a cracher du sang. Beaucoup de sang. J'étais dans un état de léthargie tout était flou autour de moi j'eu beaucoup de mal à comprendre se qu'il se passa.

Il me sembla discerner un homme assez grand descendre de la calèche. Et alors qu'il semblait avoir de mauvaises intentions à mon égard, une autre personne surgit, visiblement essoufflée, elle avait l'air d'avoir beaucoup couru.

Les deux hommes se faisait face. Le plus petit d'entre eux se faisait malmener par l'autre et alors qu'il s'apprêtait à se relever après avoir était mit à terre l'autre homme se retrouva frappé violemment par un éclair.

Il convulsa en hurlant de douleur avant de finir par s'écrouler au sol. C'était un miracle...

L'homme qui avait tenté de me secourir s'avança vers moi. Il me fallu attendre qu'il soit encore plus près avant que je ne puisse distinguer son visage. Nekëlvesk...

- Alors... Tu es vraiment un dieu...

Une nouvelle quinte de toux me prit et manqua de m'emporter dans l'inconscient. Je tente tant bien que mal de garder les yeux ouvert malgré la douleur.

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Mer 20 Jan - 16:12

- Je... Je tiens trop à vous pour rester insensible à votre addiction pour cette drogue si néfaste... Je préfère souffrir à votre place... Après tout il est normal que je me sacrifie pour mon dieu !

En effet, c'était normal. Ce qui aurait été encore plus normal, c'est de lui donner la clé. Elle voulait souffrir ? Elle allait souffrir. Aucun problème. Mais avant qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit, Aisuko fit un geste tout à fait inattendu : elle se jeta sur lui et posa ses lèvres contre les siennes. Nekëlvesk, un peu sous le choc de cette impulsion soudaine, resta une nouvelle fois bloqué par la surprise. Quand son dos toucha le lit, il revint à la réalité. Qu'est-ce que ça signifiait ? Elle voulait vraiment qu'il la viole ? Quoique, si elle l'embrassait, en était-ce vraiment un ? Et si elle était consentante, sa menace perdait de son effet. Il était un peu perdu. Puis il se dit que de toute façon, rien ne l'empêchait d'en profiter. C'était moins satisfaisant que d'avoir son opium, mais au moins il pouvait prendre un peu de bon temps. Il adorait partager son corps avec quelqu'un d'autre, Aisuko et lui se connaissaient bien maintenant, et c'en était plus encore agréable. Il la regardait, avide. Elle pleurait, mais il n'enregistrait pas cette information - le filtre, probablement, car il n'avait beau pas être un saint, le viol n'était pas l'une de ses activités favorites. Il avait envie d'elle, et pas seulement depuis aujourd'hui. Mais elle se débina avec une petite phrase d'excuse, toute tremblante, laissant un pauvre Nekëlvesk seul et sur sa faim.

Une seconde. Il ne pouvait pas la laisser partir comme ça ; c'était sa prêtresse favorite, tout de même ! Il sortit de la chambre comme il pouvait - même s'il n'en ressentait pas la douleur, sa jambe ne fonctionnait pas correctement - et s'élança à sa poursuite. Elle courait vite, la bougre. Par chance, il avait de la nervosité à évacuer, et courir n'était pas si désagréable, bien qu'il faillit tomber à de nombreuses reprises. Il entendit, au loin, un grand bruit. Puis des hennissements. Il marqua une brève pause ; un mauvais pressentiment l'envahit. Il n'y avait pas beaucoup de monde dehors à cette heure-ci, et  sûrement pas par ici. Grotesquement, il pria pour que ce soit Aisuko qui ait renversé le cheval. Puis il se remit à courir.

Malheureusement, il n'avait pas entendu sa propre prière assez tôt. Il découvrit sa prêtresse au sol, dans un état misérable. Il n'en pouvait plus, et il avait tant forcé sur sa jambe que maintenant il ne la sentait plus. Mais voir cet homme penché sur elle fit monter en lui une rage inégalable. C'était SA prêtresse, elle LUI appartenait. Qui était cet abruti qui se permettait de toucher à sa propriété ? Il attrapa une pierre par terre et lui lança, parce que sa mobilité était réduite et que s'il lui sautait dessus, il ne pourrait se rattraper correctement. L'agresseur se déplia, et Nekëlvesk se sentit tout petit. Mais il n'allait pas se laisser impressionner par un simple humain. Alors il se sentait prêt à l'attaque. Sa faiblesse physique, bien évidemment, lui fit défaut : le gaillard l'attrapa sans qu'il puisse rien faire. Il lui décrocha un énorme crochet du droit qui lui fit voir des étoiles. Il se sentit misérable. Pourquoi diable s'était-il incarné dans un corps si faible ? Il devait absolument sauver Aiusko ; il n'avait même pas pu y goûter.
Alors il pria la part de son esprit qui animait la terre et la vie ; il se supplia de faire intervenir son divin lui-même, de les sauver tous les deux. Parce que le cocher ne leur ferait pas de cadeau.
Cette fois-ci, il sembla que ce n'était pas trop tard.
Il se sentit gonflé de puissance et de fierté en voyant l'éclair s'abattre sur l'homme. Un sourire émerveillé, presque enfantin illumina son visage ; il en oublia même Aisuko. Ça n'était jamais arrivé avant. Jamais comme ça, de manière aussi flagrante. Avec un regard sur le corps carbonisé de la pourriture, il lui lança un sarcastique :

- Je t'enverrai mes amitiés quand tu trimeras au fond des Enfers.


Puis il déporta son attention sur la blessée, s'approcha d'elle. Il faisait sombre, mais il la voyait au bord de la mort. Il se pencha vers elle, cette fois-ci ses idées sales très loin de lui, et l'observa.

- Alors... Tu es vraiment un dieu...


Il lui sourit. Un sourire sincère comme ils étaient rares.

- En avais-tu douté une seule fois dans ta vie ? Et c'est vous, je te prie.

Elle peinait à garder les yeux ouverts, et il ne savait pas comment il allait pouvoir la transporter. Il avisa la calèche, débarrassa la banquette arrière, et revint vers la jeune fille.

- Aisuko, je te conseille de prendre sur toi : ça va faire mal.

Il glissa les mains sur son dos et la souleva, ignorant ses plaintes. Elle était pleine de sang - de ce sang bizarre qui lui donnait des frissons - et toussait. Son état était inquiétant. En l'installant allongée dans le véhicule, il réfléchit à ce qu'il allait faire. Le médecin des Darsang habitait en ville ; il n'était pas le meilleur, mais aurait toujours plus d'aptitudes à sauver une vie que lui. Avant d'arriver dans ce monde étrange, Nekëlvesk avait déjà été amené à diriger un cheval, et il était donc en capacité de contrôler le nerveux qui tirait leur calèche. La pluie tombait plus fort, il était trempé, et se disait que si, par malheur cette pauvre fille n'avait pas volé cette fichue clé, ils n'en seraient pas là.
Mais il n'était pas au point de vouloir sa mort, alors, il pressa l'animal.

Dans le quartier du médecin il n'y avait pas grand monde. Il régnait ici une ambiance étrange, pesante, seuls quelques lampadaires éclairaient faiblement les rues, et leur lueur éclaboussait moins encore les pavés avec la pluie tombante. Le dirigeant des Darsang descendit tant bien que mal du fiacre, et sonna une douzaine de fois. Le docteur, encore ensommeillé, finit par lui ouvrir la porte. Il parut médusé de le voir ici. Mais Nekëlvesk mit fin à toute conversation avant qu'on n'en commença une et lui expliqua brièvement la situation, avec sa fermeté de chef. Il ne rigolait pas : il voulait ça aille vite. À deux, ils transportèrent Aisuko dans la maison, l'installèrent dans le lit du médecin, la séchèrent, et le jeune homme observa attentivement les gestes de l'homme de médecine lorsqu'il lui fit des bandages et l'ausculta. Il lui annonça ensuite qu'elle devrait rester un moment ici.

Nekëlvesk réfléchit, et décida qu'il resterait ici jusqu'à ce qu'elle se réveille au moins. Il poussa la lampe de la table de chevet, s'y assit, et commença à triturer les cheveux d'Aisuko comme il lui plaisait, la regardant attentivement dormir - de toute façon, là, elle ne pouvait guère protester, alors autant en profiter. Ses traits avaient quelque chose d'angélique, quand elle était plongée dans le sommeil, et il prenait un certain plaisir à l'observer. Il soupira.
Tout était calme, maintenant.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Jeu 21 Jan - 18:04

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


J'étais toujours dans un état déplorable, à lutter contre la douleur et l’inconscient, qui tentent d'avoir raison de moi, alors que Nekëlvesk me souleva pour m'installer dans la calèche. Ce geste m'arracha un couinement de douleur, je m'agrippe à lui comme pour chercher une once de réconfort.

Il avait l'air inquiet pour moi. Bien que je sois au bord de la mort cette constations me réchauffa le coeur.

Une fois allongée sur la banquette arrière je ne pus tenir plus longtemps et me laissa alors sombrer. C'est en savant que j'étais entre de bonnes mains que je lâche finalement prise.

J'avais la bouche pâteuse. Le goût métallique du sang était encore présent, comme si j'en avais les papilles imprégnées. J'avais mal aux côtes, mais je me sentais tellement gelée par le froid que la douleur me semblait faible.

Je ne savais pas combien de temps j'étais restée inconsciente. Plusieurs minutes ? Plusieurs heures ? Voir même peut-être plusieurs jours. J'avais totalement perdue la notion du temps.

Sans même pouvoir ouvrir les yeux je savais que je me trouvais dans un lit. Malheureusement l'épaisse couverture ne suffisait pas à me réchauffer. Je sentais quelque chose jouer avec mes cheveux depuis un moment. Cette sensation m'était très agréable et m'apportait un peu de réconfort.

Au bout de longues minutes je me décide finalement à ouvrir les yeux. Je tente de regarder autour de moi sans bouger. Ma vision était encore un peu trouble. Apparemment je me trouvais dans une chambre. Une chambre qui m'est inconnue. Ça n'est pas une chambre du manoir des Darsang.

Mon regard se tourne instinctivement vers la personne qui jouait depuis un moment avec ma chevelure. Il me fallu un peu de temps avant de discerner son identité, un peu comme si j'avais fais une mise au point. Nekëlvesk. Il veillait sur moi.

Ce fût la première fois depuis longtemps que je me sentis si importante pour quelqu'un. Les hommes me voyaient seulement comme un bout de viande et le femmes me jalousaient. Nekëlvesk lui, m'a sauvé la vie, il c'est comportait de manière totalement héroïque et n'a pas hésité une seule seconde à voler à mon secours. Et maintenant, alors qu'il aurait très bien pu me dérober la clé pendant mon sommeil pour aller fumer son opium, il me surveillait. Il se faisait du soucis pour moi et je ne me sentais même pas coupable de lui en causer, au contraire.

Un léger sourire étire mes lèvres alors que je le regarde depuis maintenant quelques secondes.

- Merci... Murmurais-je faiblement à son égard.

A peine ce faible mot prononcé je me sens comme parcourus d'un immense frisson. Je suis frigorifiée. Je tente vainement de me tourner pour mieux m'emmitoufler dans la couverture mais la douleur était encore beaucoup trop présente. Tout se que je réussi à faire c'est m'arracher un couinement.

Dans un élan désespérée je tend faiblement la main vers Nekëlvesk. Comme pour l'inviter à me rejoindre dans le lit.

- J'ai froid...
Bredouillais-je pour appuyer mon geste.

Il est vrai que je ne désirais pas seulement la chaleur de son corps. Je le voulais lui. Je voulais me blottir dans ses bras comme j'en ai tant rêvée depuis le premier jour où je l'ai rencontré. Je l'aimais tant, il était mon héro, mon sauveur, mon dieu...

Très vite notre baiser me revient à l'esprit et une couleur rosée vient alors teinter mes joues.


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Dernière édition par Aisuko Atsaka le Dim 24 Jan - 11:00, édité 3 fois
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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Sam 23 Jan - 19:38

Nekëlvesk la regarda. Son faible merci ne le toucha pas particulièrement - après tout, son geste était on ne peut plus normal, car il n'allait pas laisser sa prêtresse mourir bêtement comme ça - mais il transperça son cœur d'une pointe de satisfaction. Elle reconnaissait qu'il lui avait sauvé la vie, et c'était gratifiant. Quand elle lui tendit la main, il comprit immédiatement le message. Bien entendu, il savait parfaitement qu'il n'obtiendrait rien de ses précédentes attentes, vu l'état dans lequel Aisuko se trouvait. Mais l'adrénaline avait fait retomber les effets du manque, bien qu'il n'ait cessé de trembler. Il continuait de faire tournicoter la mèche de cheveux entre ses doigts, réfléchissant. Puis il décida que de toute façon, il n'y avait rien à perdre et vint se glisser à ses côtés. Un peu de chaleur humaine, c'était agréable parfois.

- Nous sommes chez le médecin des Darsang, en ville. C'est un crétin, mais il sait soigner, c'est déjà ça - et on n'a pas les moyens de s'en prendre un meilleur. Il devrait bien s'occuper de toi.

Il avait jugé important de clarifier la situation, conscient qu'elle devait être un peu déroutante pour la jeune femme. Puis il lui glissa avec un sourire des plus innocents, le ton mielleux :

- Dis ? Maintenant que je t'ai sauvé la vie, tu pourrais peut-être me rendre ma clé ? Ce ne serait... qu'un légitime remerciement, tu ne penses pas ?

Autant tenter d'en profiter, après tout. Il n'avait pas oublié sa clé, et comptait toujours la récupérer.

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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Dim 24 Jan - 10:55

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


A vrai dire je ne pensais pas que cette tentative désespéré aller fonctionner. Et pourtant, contre toute attente, Nekëlvesk se glissa dans les draps. Je ne perdis pas une seconde supplémentaire avant de me blottir dans ses bras.

Je pose ma tête au creux de son épaule, j'entoure son torse de mon bras gauche et pose délicatement ma jambe sur la sienne en faisant attention à ne pas appuyer sur celle qui lui faisait défaut.

J'étais si bien agrippée à lui. Très vite sa température corporelle fit remonter la mienne. Je crois bien que c'est la première fois que j'ai le droit à une telle étreinte de sa part, cela m'apporta du baume au coeur après la nuit mouvementée que je vient de passer.

Le bien être m'envahissait tellement quand j'étais à ses côtés que j'en oublierais presque cette affreuse douleur.

Tout était parfait jusqu'au au moment ou il ressenti l’irrésistible envie de prononcer ces mots.

- Dis ? Maintenant que je t'ai sauvé la vie, tu pourrais peut-être me rendre ma clé ? Ce ne serait... qu'un légitime remerciement, tu ne penses pas ?

Je ne peux m'empêcher de soupirais. Finalement il avait peut être fait tout ça uniquement par profit. Il était dieu après tout, je n'avais pas le droit de lui refuser le moindre de ses désir, cependant, pour son bien je vais quand même lui imposer quelques conditions.

Je passe faiblement mes mains autour de mon cou et détache le cordon qui retenait la clé. Je la prit dans ma main et serra le poing. Toujours celle-ci ferma je la posa au creux de celle de Nekëlvesk.

- Officiellement je n'ai pas le droit de m'imposer contre votre volonté. Cependant j'accepte de vous la rendre à une condition. Que l'on passe un marché.


Une quinte de toux suivis d'un grincement de douleur me coupa. Je me repris vite m'empêchant de faiblir.

- Si vous me promettez de réduire votre consommation progressivement jusqu'à l'arrêter totalement, je m'engage, à faire... enfin... vous savez... "la chose" avec vous...  Ou au moins essayer de faire les préliminaires... Il va falloir y aller progressivement là aussi... Voyez cela comme une belle récompense que je vous fait. Marché conclu ?

Je le regarde dans les yeux attendant une confirmation pour déposer ladite clé au creux de sa main.


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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Lun 25 Jan - 18:15

Il restait là sans rien ajouter, avide de réponse. Bien sûr qu'il appréciait le fait d'avoir une telle créature blottie contre lui - qu'importe l'état dans lequel elle se trouvait - et, dans d'autres conditions, il aurait tenté de profiter de la situation. Mais là on parlait de l'opium, son addiction, sa drogue, aurait-il pu dire son dieu à lui. Enfin, tout de même pas, mais c'était une façon éloquente d'illustrer l'idée. Il aimait tant cette fumée et les lieux où elle l'emmenait !
Elle soupira, et lui commençait déjà à s'impatienter. Ce n'était pas une réponse, ça. Sa demande lui semblait au final tout à fait normale, légitime, et il aurait pu se montrer bien plus dur avec la jeune femme pour l'ignoble vol qu'elle avait commis. Peu lui en importaient les raisons, dans ce cas précis. Dans un geste faible, Aisuko détacha le cordon qu'elle portait autour du cou, et posa LA clé au creux de sa main froide. Il jubilait, aussi heureux que s'il venait de retrouver un enfant perdu depuis des années. Enfin, enfin, il l'avait récupérée ! Dire qu'il avait fallu que la jeune femme passe à un cheveu de la mort et qu'il produise un miracle pour cela - mais ça en valait le coup.

- Officiellement je n'ai pas le droit de m'imposer contre votre volonté. Cependant j'accepte de vous la rendre à une condition. Que l'on passe un marché.

Il fronça les sourcils. Il n'aimait pas ça. Il n'aimait pas non plus la toux qui agita sa poitrine, lui coupant la parole ; mais il ne pipa mot car il voulait qu'elle lui expose vite ses "conditions".

- Si vous me promettez de réduire votre consommation progressivement jusqu'à l'arrêter totalement, je m'engage, à faire... enfin... vous savez... "la chose" avec vous...  Ou au moins essayer de faire les préliminaires... Il va falloir y aller progressivement là aussi... Voyez cela comme une belle récompense que je vous fait. Marché conclu ?

Il se décomposa. Qu'est-ce que c'était que cette proposition foireuse ? Il ne devrait pas avoir à choisir entre ces deux options. La drogue, c'était son propre problème, et "la chose" en question, ce n'était rien de plus que son rôle normal de prêtresse. Néanmoins, il hésita. Parce qu'elle avait la clé, et donc un sacré moyen de pression sur lui. Qui plus est, faire appel à ses appétits humains était aussi un argument de poids. Aisuko n'était pas une idiote, il le savait, et son adresse, pour le coup, ne lui plaisait guère.
Il ricana. En fait, c'était plus que ça : cela l'énervait.

- Marché conclu ? Tu penses que c'est aussi simple, Aisuko ? Tu sais depuis combien de temps je prends de l'opium ? Oh, aller, tu dois t'en douter, vu l'état dans lequel je finis après un petit sevrage. Là, ce n'était pas grand-chose. Pourquoi crois-tu que les Darsang me laissent faire ? Ils sont plus nombreux que toi, ils pourraient physiquement m'en empêcher - grand mal en ferait-ce à leur âme, mais quand bien même - mais ils savent comment ça finirait.

Il planta son regard dans le sien, froid, et plus sérieux que jamais.

- Tout simplement, c'est ce qui me raccroche le mieux à la réalité, et ce qui me permet de supporter la douleur. Imagine-toi comment je finirais, sans ? Tu penses que ce serait drôle, pour toi ? Pour les autres ? Laisse juste ta fertile imagination se faire une idée du chef des Darsang en manque.


Un sourire immonde, de nouveau, s'était dessiné sur son visage. Il tentait un peu de l'impressionner, mais d'un côté, il ne s'était jamais retrouvé vraiment en manque, et n'avait aucune idée de ce à quoi il pouvait ressembler dans ces moments. Ca ne devait pas être si loin de ce qu'il pouvait se figurer comme ignoble portrait, au final. Pour lui faire un peu peur - et un chouilla pour, de manière infime, nourrir sa frustration - posa une main sur sa hanche. Elle jouait avec ses sentiments ? Très bien, il ferait de même. Sans remords.

- Quant à "la chose, comme tu peux l'appeler... J'ai d'autres proies pour me contenter, tu sais ? Tu ne les as pas encore toutes faites fuir.

Comme pour appuyer sa comparaison, son sourire paraissait carnassier. Il raffermit, presque imperceptiblement, sa prise sur elle. Mais il ne suffisait pas de beaucoup, avec la peur qu'elle avait : elle céderait. Enfin, il l'espérait. Vraiment. Parce qu'il était à cran.

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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Lun 25 Jan - 21:05

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


- Quant à "la chose, comme tu peux l'appeler... J'ai d'autres proies pour me contenter, tu sais ? Tu ne les as pas encore toutes faites fuir.

En prononçant ces mots je sentis mon coeur se déchirer en mille morceau. Je vis rouge. Bien entendus je n'étais pas dupe et je savais qu'il prenait régulièrement du bon temps avec ses autres salopes. Mais l'entendre sortir de sa bouche me fit aussi mal qu'un poignard en plein coeur. Cette douleur éclipsa totalement  celle de mes côtes cassées.

Je le fixe alors d'un regard noir et plante mes ongles dans la main de Nekëlvesk posée sur ma hanche.

- TU veux jouer à ça Nekëlvesk Narcosk Darsang ? Dis-je en prenant bien soin d'appuyer sur le "tu". Et bien tu n'as qu'a retourner avec tes salopes si c'est ça ! Tiens la voilà ta précieuse clé !

Je lui balance sans ménagement la clé au visage avant de me lever du lit furieuse. Cette violente haine qui m'envahissait me fit totalement oublier la douleur. Je me retourne à nouveau pour lui faire face et lui hurle dessus de plus belle.

- Tu es la personne la plus détestable que ce monde n'est jamais porté ! Je ne t'appartiendrais jamais Nekëlvesk met toi bien ça dans le crâne ! Jamais un être aussi immonde et repoussant que toi ne pourra me détenir ! Fais toi une raison ! Je préfère crever plutôt que de continuer à faire partie de ton harem de grosses putes tu m'entends !

J'avais le visage rouge de haine. J'étais tellement énervée et dévorer par cette jalousie que je ne contrôlais plus mes mots et malheureusement il est possible qu'ils ai dépassés ma pensé. Je tente de reprendre mon souffle après avoir tant crié. Mais la haine encore présente me poussa à hurler de nouveau sur lui.

- Et que ça soit bien clair ! Je ne suis pas jalouse !

C'est ce moment là que la douleur choisi pour refaire surface. Je tombe alors misérablement à genoux en grognant de douleur. Je me tiens les côtes tant bien que mal alors qu'une violente nausée vient me secouer. Je me met à cracher tout le contenu de mon estomac, qui visiblement ne contenait plus que de la bile et un peu de sang.

Il ne m'en fallu pas plus pour finir par totalement m'écrouler au sol, recroquevillée sur moi même, en me tordant de douleur. Ceux-ci est-il ma punition ?

- Pitié mon dieu pardonne moi...
Gémissais-je sûrement à cause de la fièvre qui commençait à me faire délirer.

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Mer 27 Jan - 20:22

- TU veux jouer à ça Nekëlvesk Narcosk Darsang ? Et bien tu n'as qu'a retourner avec tes salopes si c'est ça ! Tiens la voilà ta précieuse clé !

Et elle lui jeta la clé au visage, ce qui lui fit presque oublier le regard sombre dont elle le gratifiait et ses ongles dans sa main - ce n'était guère une sensation très agréable. À cet instant, il se moquait de sa colère, il était juste heureux d'avoir de nouveau sa clé et se voyait déjà dans sa chère petite salle. Elle se leva du lit, sous ses yeux ébahis. Combien de côtes avait-elle de cassées ? Elle voulait mourir ou quoi ?


- Tu es la personne la plus détestable que ce monde n'est jamais porté ! Je ne t'appartiendrais jamais Nekëlvesk met toi bien ça dans le crâne ! Jamais un être aussi immonde et repoussant que toi ne pourra me détenir ! Fais toi une raison ! Je préfère crever plutôt que de continuer à faire partie de ton harem de grosses putes tu m'entends !

Bon, là, le fait d'avoir récupéré sa clé ne suffisait plus. Le "détestable" passait. Le "immonde et repoussant" un peu moins. Il se demandait surtout où elle trouvait l'énergie de hurler à pleins poumons comme ça. Elle était écarlate, de colère, d'essoufflement, d'épuisement, de douleur, il hésitait entre pas mal de possibilités. Il s'était redressé à l'instant où elle avait sauté du lit, et pas bougé ensuite. Il se taisait, mais n'avait pas l'air jouasse. Cela ne se passerait pas comme ça ; désormais, ils avaient un contrat, et elle devrait s'y tenir. Elle n'avait qu'à pas accepter de se lier à un type qu'elle connaissait à peine : maintenant, il disposait de ses droits.


- Et que ça soit bien clair ! Je ne suis pas jalouse !


Dans une détente un peu étrange, le visage de Nekëlvesk perdit de sa rigidité. Ah ! Il comprenait, maintenant. Pas jalouse ? Ben voyons. Il aurait dû s'en douter, et s'en sentit presque stupide.
Mais il ne devait pas laisser son ego prendre le dessus. Il l'avait provoquée, c'est vrai, mais la façon dont elle avait réagi ne lui plaisait pas et il ne comptait pas se laisser faire. Il allait lui lancer une quelconque réplique acerbe lorsque, soudain, Aisuko perdit le contrôle de sa situation : elle tomba au sol en se tenant les côtes, et déversa un mélange immonde de bile et de sang sur le plancher. Charmant. Dans un élan instinctif il se leva pour lui venir en aide - ils étaient tout de même de la même famille maintenant - mais arrêta son geste une fois debout. Il devait rester neutre, lui faire comprendre qu'il n'était pas d'accord avec son attitude.


- Pitié mon dieu pardonne moi...


Bon, finalement, il pouvait bien lui faire une petit faveur. Il s'approcha d'elle en boitillant et se baissa, sans se soucier de ce dans quoi il mettait les pieds - plutôt en s'efforçant de ne pas y penser. Il songea tout de même qu'il aurait pu créer quelque chose de plus ragoûtant, pour ce qui est de l'intérieur de l'estomac. Il saisit son menton et le releva délicatement. Elle était déjà suffisamment cassée comme ça.

- J'espère que tu t'en veux, Aisuko ; je vais être miséricordieux et faire comme si je n'avais rien entendu. Sache, cependant, que je te considère pas comme mienne, juste étroitement liée à moi par notre accord.

On pouvait douter de la sincérité de cette dernière phrase, mais sa supplication avait gonflé son coeur d'un mélange de fierté et de satisfaction. C'était la plus efficace des flatteries, celle qui lui ferait oublier n'importe quoi. Sans lui demander son avis, il l'attrapa par en dessous des aisselles, la releva, et la reconduit jusqu'au lit en dépit du mal que cela pu lui donner. Il ne lui avait jamais demandé de se lever, elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même. Il la réinstalla et lui sourit.

- Merci pour la clé, d'ailleurs.

Puis il posa une main sur son front.

- Tu es brûlante. Quand on a des os en miettes, il vaut mieux éviter les coups de colère - si tu m'avais donné ce que je voulais dès le début, cela ne serait pas arrivé. (il prit ses airs un peu mesquins) Mais je peux comprendre que la jalousie soit quelque chose de difficile à contrôler...


Il reprit place sur la table de chevet, surplombant la blessée de toute sa hauteur.

- Et il n'y a sûrement pas assez de place pour nous deux dans ce lit. J'aimerais que tu dormes maintenant, si tu le permets. J'aimerais que tu guérisses ici au plus vite ; on ne va pas envahir ce pauvre médecin éternellement. Et j'ai autre chose à faire.

Il attrapa sa jambe abîmée pour la croiser avec l'autre, la regardant d'un oeil sérieux, et même un peu pesant.

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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Mer 27 Jan - 21:11

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


Je venais de lui cracher toute ma colère au visage. Je l'avais presque insulté de tout les noms. Je lui avais dis que je préférais crever plutôt que de lui appartenir. Et, malgré tout, il continuais à se préoccuper de ma santé.

Il m'avais recouché et avait prit place près du lit afin de continuer à veiller sur moi. Il tentait de paraître insensible mais la moindre de ses actions le trahissait. Il m’appréciait et se faisait beaucoup de soucis pour ma santé. Nekëlvesk avait beaucoup d'affection pour moi...

Suite à cette pensé mes joues s'empourprèrent de plus belles.

C'était flagrant. Il ne continuerais pas de veiller sur une personne qui venait de l'insulter si il ne tenait pas à elle. Et j'avais beau lui avoir balancé toutes ses horreur je sais qu'au fond de moi je n'en pensais pas un mot. J'étais totalement folle de cet homme. Tout chez lui me plaisait. De son regard de braise à son rictus malsain. De son égo surdimensionné à son attitude protectrice.

J'aimais Nekëlvesk. D'un amour aussi profond qu'incompréhensible. Et si il y a une seule chose que je souhaiterais le plus au monde, c'est qu'il soit miens. Personne n'est au dessus de dieu et dieu n’appartiens à personne, mais malgré cela je ferais tout mon possible pour que mes sentiments soit réciproques.

Je reprenais doucement mes esprits tandis ce que j'admirais la prestance de Nekëlvesk de mes yeux mis-clos. J'avais bel et bien mentis tout à l'heure. J'étais terriblement jalouse. Rien que le fait d'imaginer ces salopes mettre les mains sur MON dieu, MON Nekëlvesk des envies de meurtre me viennent. Sans exagération je pense que je serais prête à tuer toute celles qui ont l'audace de s'approcher trop prêt de lui.

- De tout façon je sais que je suis ta favorite... Murmurais-je à moitié pour moi-même, pour me rassurer.

Je soupire et ferme brièvement les yeux. Ces quelques secondes ont suffit à me faire voir des images terrifiantes de toutes les prêtresse de Nekëlvesk en train d'agoniser. Il veut tester l'étendue de mon dévouement pour lui ? Très bien. Je me débarrasserais d'elles jusqu'à ce qu'il n'en reste plus une seule. Et si il le faut je n’hésiterais à leur prendre la vie. Il sera à moi.

Lorsque que j'ouvre à moitié les yeux un sourire peu rassurant vient se plaquer sur mon visage l'espace d'une courte durée. Celui-ci laisse rapidement place à un air serein, presque candide. Je commence soudainement à somnoler et m'endort presque aussitôt. Rassurée par la présence de l'homme que j'aime.

Je me réveille finalement d'un sommeil court et sans rêve. Heureusement pour moi d'ailleurs, car suite à touts les éventements de cette nuit si j'avais rêvé ça n'aurait probablement pas était de rêves joyeux. Je me sentais déjà mieux après ce petit somme. La douleur était bien moins omniprésente. Je sais que je ne guérirais pas en une journée mais j'ai tendance à vite me remettre de n'importe quelle blessures ou maladies, une chance pour moi.

Mon regard se pose instinctivement sur ma droite. Il était toujours la. Il veillait toujours sur moi. Un doux sourire se dessina sur mes lèvres. Il était vraiment craquant à s’inquiéter pour moi comme il le fait.

Je repense soudainement à notre altercation de tout à l'heure et mon sourire laissa place à une petite mine. Je m'en voulais terriblement d'avoir réagit comme je l'ai fait. Malheureusement je crois bien que je dois des excuses et des explication à Nekëlvesk. Je lève donc les yeux vers les siens et me noie aussitôt dans ses iris ébènes.

- Je m'excuse de m'être emportée comme je l'ai fait tout à l'heure. Je veux que vous sachiez que je ne pensais pas un seul mot de tout ce que je vous ai dit. Simplement, le fait d'imaginer toutes ces femmes qui vous admire, et qui vous, euh... apporte de l'affection, me serre le cœur. Je sais que c'est très égoïste de ma part, mais c'est plus fort que moi, je n'y peu rien.

Je continue de le fixer de mes grands yeux tristes tandis ce que je lui dévoile mon ressentis.
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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Jeu 28 Jan - 21:32

Nekëlvesk savait qu'elle l'observait malgré ses yeux mi-clos. Néanmoins il ne bougea pas, ni ne dit quoi que ce soit. Cette conversation avait trop duré, et il n'était pas sûre que la jeune femme eut été en état de continuer à discuter. Il fallait se rendre à l'évidence : à chaque fois, le ton finissait par monter entre eux. Surtout dans la situation présente. Il savourait la sensation que lui procurait le fait de tenir sa petite clé ; rien qu'avec ça, il se sentait soulagé des symptômes du manque.

- De tout façon je sais que je suis ta favorite...

Nekëlvesk haussa un sourcil, entre l'amusement et la surprise. Il lui jeta un regard où se mêlaient bon nombre d'émotions, et il ne savait pas trop quoi répondre. D'un côté, il n'avait pas envie de mentir : elle était bien partie pour devenir sa favorite. Et puis aucune des autres prêtresses n'avait une telle chevelure, ni un pareil décol... hum, peut-être valait-il mieux ne pas penser à de telles choses maintenant. En tous cas, elle avait ce petit quelque chose qui la détachait du lot. Il l'aimait bien, et le fait qu'elle avait une attirance pour lui était loin de le rebuter, car son ego en était terriblement flatté. Par ailleurs, la concurrence était de moins en moins rude, étant donné que les autres s'enfuyaient. Il espérait que au moins, si Aisuko était réellement derrière tout ça, elle se rendait compte qu'elle alourdissait sa charge de responsabilité. Hors de question qu'elle mette à mal son culte juste pour satisfaire ses intérêts personnels.
Elle eut soudain un sourire étrange, auquel il préféra ne pas trop chercher d'explication. Elle devait délirer avec la douleur et la fièvre - dans le meilleur des cas. Il songea que leur relative entente n'était peut-être pas sortie de nulle part, s'il n'était pas le seul psychopathe à ses heures perdues. Quand elle s'endormit, il fut satisfait, et profita de son temps libre pour ne rien faire. Au final, ce n'était pas si souvent qu'il en avait l'occasion. Mais elle se réveilla peu après, et vint reposer les yeux sur lui avec une espèce de sourire niais. Ah ! Pauvre mortelle. Cependant, elle le perdit vite et son visage se fit sérieux :

- Je m'excuse de m'être emportée comme je l'ai fait tout à l'heure. Je veux que vous sachiez que je ne pensais pas un seul mot de tout ce que je vous ai dit. Simplement, le fait d'imaginer toutes ces femmes qui vous admirent, et qui vous, euh... apporte de l'affection, me serre le cœur. Je sais que c'est très égoïste de ma part, mais c'est plus fort que moi, je n'y peux rien.


Sans trop réfléchir, il sourit. Elle admettait, il appréciait. Il se pencha vers elle et lui tapota délicatement la tête, ce qui constituait pour lui un geste extrêmement affectueux. Et puis toutes les occasions étaient bonnes pour lui toucher les cheveux.

- Ne t'inquiète pas, la jalousie d'une femme a quelque chose de plaisant, au final. Et j'ai mes petites théories sur le fait qu'une présence divine ait tendance à dérégler le comportement des êtres humains ; ils ont tendance à être nerveux en ma présence. Mais il ne faudra pas t'étonner le jour où je m'énerverais contre toi en retour, si tu prends l'habitude de ces petites crises de nerfs - et tu as vu ce que cela peut donner tout à l'heure.

Lui aussi avait adopté un air sérieux, qu'il perdit vite pour afficher un sourire narquois bien plus habituel chez lui.

- Au fait, je ne m'étais pas trompé, c'est toi qui les a fait partir, les autres ? Oh, ne me mens pas, c'est comme si tu venais de l'avouer. Ça te dirait, qu'on passe un nouveau petit marché ?

Il se sentait d'humeur joueuse ; peut-être était-ce la drogue qui se purgeait de son sang qui le faisait lui aussi un peu dérailler. Mais il avait envie de se distraire, et Aisuko et son instabilité - il fallait le dire - étaient parfaite pour ça.

- Je trouve qu'on s'ennuie un peu, chez les Darsang ! Si tu trouves un moyen de me divertir de façon... spectaculaire, je défais de leurs fonctions toutes les autres prêtresses. Cela te semblerait-il intéressant ?


Il aurait été curieux de voir jusqu'où pouvait aller la créativité de la jeune femme, de plus, il lui laissait champ libre. À vrai dire, il regrettait un peu de ne pas avoir pu voir de quelle façon elle avait fait fuir ses concurrentes, mais ne l'admettrait pas. Pas maintenant, parce qu'en tant que chef il ne pouvait cautionner un tel comportement - cependant, ça, il trouvait que c'était divertissant, par exemple. Parfois, les gens n'étaient pas assez désobéissants. Il la regardait en attendant sa réponse avec curiosité.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Sam 30 Jan - 19:20

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


- Je trouve qu'on s'ennuie un peu, chez les Darsang ! Si tu trouves un moyen de me divertir de façon... spectaculaire, je défais de leurs fonctions toutes les autres prêtresses. Cela te semblerait-il intéressant ?

Cela faisait maintenant deux semaines que Nekëlvesk avait prononcé ces mots. Deux semaines que j'avais passé enfermé dans ma chambre. Deux semaines que je ne dormais presque plus et que je ne mangeais plus rien. Tantôt allongée sur mon lit à réfléchir, tantôt assise à mon bureau à griffonner sur du papier. Papier qui finissait froissé et jeté par terre avec les autres. Le parquet de ma chambre finissait par en être presque intégralement recouvert.

Au cour de ces deux semaines Nekëlvesk passait régulièrement me voir. Même si il ne laissait rien paraître comme à son habitude il s'inquiétait de mon état et se demandait ce qui pouvait me tracasser à ce point. Il faisait envoyer des plateaux repas dans ma chambre, repas auxquels je ne touchais jamais.

La seule chose qui m'embête c'est les autres prêtresses. Elles ont dût se rendre compte de mon absence et en ont certainement profité pour se jeter sur lui. En espérant qu'il soit trop occupé à fumer son opium ou à s’inquiéter pour moi pour penser à faire ce genre de chose.

Heureusement pour moi mon état c'est vite amélioré. Je m'étais presque totalement remise de mes blessures. Bien sûr il me faudra encore un petit peu de temps avant que mes os se ressoudent, mais la douleur n'était quasiment plus présente.

Maintenant qu'es ce que je fais enfermée dans ma chambre depuis deux semaines ? Je réfléchissais à quelque chose de spectaculaire. Mais rien ne me venait. Toutes mes idées étaient bonnes à mettre à la poubelle, et pourtant il fallait bien que je trouve un moyen pour me débarrasser d'elles. De ses filles qui poses les mains sur le beau corps de MON Nekëlvesk.

Ma situation me semblait désespérée.

Une nuit alors que je m'arrachais les cheveux assise à mon bureau je commence alors à dérailler. Qu'es ce qui me mettait dans cet état ? Sûrement mon sérieux manque de sommeil et mon amour pour Nekëlvesk qui commençait sérieusement à virer à l'obsession.

Je me frappe le front contre mon bureau à intervalle régulier, de plus en plus fort. Mes idées de choses spectaculaires commençait à devenir de plus en plus malsaines.

Mais oui bien sûr ! Pourquoi n'y avais-je pas pensé avant ! Si je veux être sûr de me débarrasser d'elles je devrais le faire moi même. C'est avec un rictus peu rassurant que je commence à griffonner la même chose sur une vingtaine de papiers.

Rendez vous dans le hall d'entré à minuit.

Nekëlvesk D.



Une fois fini je sort de ma chambre sans un bruit mes papiers en mains. Je toque doucement à la porte de chacune des prêtresses et glisse subtilement un des papiers sous chaque portes. Maintenant je n'avais plus qu'à attendre.

Je me dirige donc vers la cuisine et sort sans un bruit un couteau d'un des tiroirs. Je prend donc place dans le hall d'entré me cachant sous l'escalier. Très vite je pus entendre une à une les prêtresses descendre les escaliers et s'interroger en se voyant toutes réunies. C'est n'est que lorsqu'une bourrasque de vent passa par une fenêtre mal fermée et souffla sur leurs chandelles, pour finalement se retrouver dans le noir presque total qu'elles commencèrent à paniquer.

C'est précisément ce moment de panique que j'attendais. Grâce à mon pouvoir de téléportation je me glisse dans le dos de l'une d'elle et lui tranche la gorge en étouffant un rire malsain. Le bruit d'un corps tombant lourdement au sol réveilla une violente panique chez toutes les autres qui tentèrent de s'enfuir en criant. Mais c'était déjà trop tard.

Je charcute chacun de leur corps les uns après les autres non sans un certain plaisir. Une fois mon carnage terminé et que plus un seul souffle de vie ne paraissait j'allume la lumière et contemple tout ces corps sur le sol. J'éclate alors d'un rire démentiel.

C'était la première fois que je pétais un câble de cette façon. La première fois que je tuais et mon dieu c'était tellement bon comme sensation. Je continue de rire aux éclats et hurle sans réfléchir si quelqu'un m'entends.

- Tu voulais quelque chose de spectaculaire Nekëlvesk !? Et bien là tu es servis !


Je ris de plus en plus fort. Me tenant là, devant ce carnage, mon visage et mes habits tâchés de sang.

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Dim 31 Jan - 16:02


Nekëlvesk, depuis leur retour, était préoccupé par l'état de sa toute jeune prêtresse.
Deux semaines, durant deux semaines, il n'avait pas réussi à la déloger de sa chambre. Bon, d'un côté, lors de la première, il était trop occupé à récupérer sa dose d'opium perdue quand on lui avait kidnappé sa clé. Ensuite, il s'était intéressé au souci d'Aisuko – on lui avait signalé son état. Bien qu'elle ne lui eut livré aucune information, il se doutait bien que cela avait un rapport avec la proposition qu'il lui avait faite, après son accident. Après un certain nombre de tentatives, il avait fini par simplement faire en sorte qu'elle reste en vie : les cuisiniers lui apportaient de la nourriture et de l'eau, et il faisait en sorte qu'il y ait toujours la vigilance de quelqu'un sur elle. Histoire qu'on ne la retrouve pas morte un beau jour en rentrant dans sa chambre. Quelques fois, il jetait un regard par l'entrebâillement de la porte. Il était un peu frustré de savoir qu'elle se rendait inutile et alourdissait la dose de travail des autres, mais remettait son comportement étrange sur le choc subi précédemment. Alors, il serait compréhensif.

Cette nuit-là, il avait trouvé le sommeil dans sa petite salle, qu'il ne quittait désormais absolument plus, trop heureux de l'avoir retrouvée. Il était plongé dans une marée de songes sans consistance ni suite logique – chose qui lui convenait parfaitement – quand un fracas sans nom l'en extirpa. Encore ensommeillé, il se redressa alors que ses yeux changeaient de couleur de manière tout à fait aléatoire, comme cela lui faisait souvent au réveil. Il se sentait encore un peu stone de sa petite séance de fumette, mais gardait l'esprit plus ou moins clair. Enfin, clair comme il pouvait l'être.
Il se saisit de son sabre et s'en aida pour se relever. Il tangua quelques secondes avant de trouver l'équilibre, et une fois stabilisé tendit l'oreille. Une espèce d'instinct enfoui lui signalait qu'il y avait un danger, une tension dans l'air. Il y eut un cri, et faute de ressentir un vent de panique, il eut une sorte de frisson, qui courut de long de ses bras et électrisa le bout de ses doigts. Cela lui rappela, non sans une touche de nostalgie, ses vieilles années dans la pègre. Il reprit ses esprits, et, aidé de son arme, sortit de la salle pour remonter en dehors du sous-sol. Il mit du temps à surmonter l'épreuve des marches, handicapé par cette fichue jambe. Mais lorsqu'il arriva en haut, un mélange de nombreuses émotions le traversa, si bien qu'il resta bloqué quelques instants devant ce spectacle macabre. Sur le coup, il se demanda s'il n'avait pas pris un peu trop d'opium. Puis l'odeur entêtante du sang et la réalité de la scène lui ôtèrent toute trace de doute.

Aisuko, avec un disjoncteur visiblement très endommagé, riait aux éclats, couverte de sang. Avec la faible lumière des ampoules de bas-étage, la le tableau était plus glauque et horrifique encore. Mais il y avait là-dedans un quelque chose qui émerveilla Nekëlvesk , il ne savait pas trop quoi. peut-être le fait que la jeune fille ait réussi à assassiner vingt personnes à elle toute seule. Peut-être la folie incontrôlable qu'il voyait dans son regard. Il se souvint de ce qu'il lui avait demandé ; quelque chose de "spectaculaire". Eh bien, comme il avait cru l'entendre dire : le voilà servi !
Il ricana, comme si l'euphorie d'Aisuko était contagieuse. Puis il se rendit un peu mieux compte de ce qu'il se passait : elle avait tué ses prêtresses. Tué. Mortes. Peut-être ne devait-il pas vraiment féliciter un tel acte - mais il était si admiratif. Spontanément, il applaudit.

- Aisuko , Je ne te pensais pas capable de telles... prouesses ! Déclara-t-il avec presque des étoiles dans les yeux.

Il s'assit - enfin se laissa plutôt tomber au sol - pour mieux observer le travail sur l'une des dépouilles. Ce n'était pas très propre. Il fronça les sourcils et releva un regard mécontent vers elle.

- Néanmoins, j'aurais apprécié que tu me demandes la permission avant de charcuter mes prêtresses. J'aurais aimé que certaines d'entre elles restent en vie.

Il savait que cette dernière déclaration était risquée pour sa propre sécurité, et resserra la prise sur son sabre. Il était prêt à s'en servir, au cas où la demoiselle n'accepterait pas le fait qu'il ait de l'affection pour certaines de ses contractantes. Il leur adresserait une petite prière plus tard - les prêtresses avaient leur place dans son paradis. Il ne ressentait pas vraiment de peine, parce que la mort n'était pas une fin en soi, et surtout pas pour lui, qui était dieu. Une expression sérieuse mit une ombre sur son visage. Aisuko n'était pas dans son état normal, s'était une évidence, et il se méfiait. Il préférait ne pas écourter son séjour sur Terre.
 

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Dim 31 Jan - 18:03

Aisuko Atsaka

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- ...J'aurais aimé que certaines d'entre elles restent en vie.

Ce fut la seule chose que j'entendis de sa phrase. Il tenais tant à cette bande de salopes ?! Je tourne un regard assassin vers lui mon rire c'étant alors stoppé net. Sans réfléchir une seule seconde j'attrape la tête décapitée d'une de ses prêtresses par les cheveux, sans aucun ménagement. Mon couteau en main je lui crève les yeux avec acharnement tirant pour le déloger lorsque celui-ci rencontrait la moindre resistance.

- T'y tenais à ta très chère petite Félov ? Et bien ça c'est pour avoir osé poser son regard plein de pensés lubriques sur toi !
Déclarais-je en m'acharnant davantage.

Je tente de garder un air froid et sérieux, mais très vite un nouveau rictus malsain suivis d'un rire dementiel s'emparairent de moi. Je lance alors avec violence son crâne contre le mur avant de me saisir des cheveux d'une autre de ses prêtresses. Cette salope avait encore la tête reliée à son corps. J'attrape vivement ses mains et les détaches avec violence de ses bras avec l'aide de ma fidèle lame.

- Ca lui apprendra à cette pute à oser poser les mains sur le beau corps de MON Nekëlvesk ! Criais-je en riant de plus belles.

Je balance lourdement son corps au sol et je lance ses mains un peu plus loin. Je me saisis de la tête d'une nouvelle prêtresse et lui écarte la machoire avec mon autre main, l'obligeant à sortir sa langue.

- Et ça c'est pour avoir souillé la bouche de MON Nekëlvesk !


J'attrape sa langue avec mes dents et lui arrange violement recouvrant ma bouche de sang. Je lance aussi sa tête contre un mur et crache sa langue à mes pieds. Mon rire avait cessé et je dévisage maintenant Nekëlvesk avec un rictus effreyant. Je m'approche lentement de lui. Sans prévenir je le pousse en arrière et lui tiens fermement les poignet. J'avais beau avoir perdu pied cette scène m'évoqua un souvenir. Mais cette fois, c'était moi qui étais en position de force.

J'attrape ses poignets avec une seule main et entaille la paume d'une des sienne avec mon couteau d'un geste vif et précis. Je saisis mon arme entre mes dents et fait de même avec la mienne. Je finis par jeter l'objet sur le sol et plaque ma main entaillée contre la sienne, faisant se mélanger nos sangs. Tandis ce que je le tiens plus fermement encore je le regarde dans les yeux. Mes yeux plongés dans les siens adouci immédiatement mon regard.

- Maintenant tu m'appartiens... Murmurais-je.

Comme pour appuyer ces paroles je presse mes lèvres contre les siennes et l'embrasse avec une tendresse plus que surprenant. Même en prolongeant ce baiser le goût omniprésent du sang ne le gacha aucunement. Ce baiser était doux et emplie de tout mes sentiments pour Nekëlvesk. Tout ces sentiments que je n'avaisjamais réussis à lui dévoiler, je les faisais passer dans ce baiser. Je vais alors chercher sa langue avec la mienne, emplie de bien plus d'assurance que la dernière fois. Nos langues s'entremêlent rendant ce baiser bien plus savoureux encore.

Au bout de longues minutes je me décide à contre coeur de rompre ce contact pourtant si appréciable. Un léger sourire serein se dessina sur mes lèvres. Je le regarde quelques instants me perdant à nouveau dans ses beaux yeux avant de finalement desserrer mon emprise sur lui. J'enfouie ma tête au creux de son cou et m'endors presque instantanément bercée par son parfum et le battement de son coeur.

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Dim 31 Jan - 19:24


Nekëlvesk assista, médusé, à cette scène d'une extrême violence. Il ne venait pas de l'environnement le plus tendre qui soit - loin de là - et en avait vu, des choses ignobles. Il avait souvent vomi ses tripes face à une scène pas très propre : et là, il sentait la nausée l'étourdir. Il ne reconnaissait pas cette Aisuko pour qui il avait de l'affection, et aurait préféré que son coup d'éclat s'arrête là. Mais non, elle continuait. Continuait, continuait, continuait. Des souvenirs de toutes sortes remontaient à la surface de son esprit en voyant cela, et il finit par la regarder disjoncter avec un mélange d'effroi et de fascination. Et un petit sourire glauque en coin. Lui qui n'était, au sens figuré, pas un ange, il se sentait bien diminué. Et un instinct naturel l'avait poussé à se détacher de ce théâtre macabre, comme s'il était spectateur d'une scène fictive.
Il se réveilla quand elle lui attrapa les poignets après l'avoir poussé au sol. Woh, qu'est-ce qu'elle essayait de faire, avec ce couteau ? Son regard rencontra l'éclat de la lame souillée, et la suivit rejoindre la paume de sa main pour l'entailler. Par une lenteur d'esprit qu'il ne s'expliquait pas, il ne tenta même pas de se débattre. Il ne savait pas s'il prenait son pied de manière extrême ou s'il était profondément dégoûté. Pour la première fois de sa vie, il songea que finalement, on n'avait peut-être pas eu tort de le faire enfermer quelques années plus tôt.

Elle fit de même et colla leurs mains ouvertes l'une à l'autre. Il retroussa le nez, la mine dégoûtée. Mélanger son sang à celui d'une mortelle ?! Quelle aberration ! Il se ferait quelques saignées plus tard. Mais là, il sentit que s'il avait le malheur de faire le moindre geste de travers, le couteau irait directement rencontrer sa gorge. Il y avait suffisamment de cadavres au sol.

- Maintenant tu m'appartiens...


Il ne comprenait pas vraiment en quoi. Nekëlvesk n'alla pas chercher d'explication poussée et se dit simplement qu'elle déraillait. Ses yeux dans les siens, elle semblait apaisée, adoucie. C'était probablement mieux comme ça. Elle se pencha sur lui et l'embrassa. Il ne rompit pas ce contact, non pas qu'il fut particulièrement agréable, mais parce qu'au final, cette pauvre fille lui avait donné ce qu'il voulait - du spectacle - et elle méritait bien cela. Si elle voulait l'embrasser ; qu'elle l'embrasse. Ils étaient liés par un contrat et, maintenant qu'elle était la dernière des prêtresses, elle devrait être plus présente que jamais. Mais il avait compris que c'était ce qu'elle voulait, c'était même évident.
Elle s'endormit tout contre lui, il s'en sentit soulagé. Et un brin déçu. C'avait été rapide. Néanmoins, maintenant, il ne risquait plus de se faire assassiner. En prenant bien garde à ne pas la réveiller, il envoya le couteau plus loin d'un coup de pied. Puis il regarda le carnage.

Les autres ne laisseraient pas passer ça, Aisuko allait se faire lyncher. Cette idée ne lui plut pas. Il allait devoir la couvrir. Il avisa la porte donnant sur le sous-sol, ouverte. Bon, il allait falloir faire preuve de force : faute de pouvoir se relever à cause de sa mauvaise jambe, il attrapa délicatement Aisuko et se traîna avec elle jusqu'aux escaliers. Par chance, elle semblait plongée dans un profond sommeil, car les descendre fut un peu plus mouvementé. Il ouvrit ensuite l'une des portes des salles de la cave : celle où il cachait son opium, bien évidemment. Il allait fournir un alibi à la jeune femme.

Une épaisse fumée flottait encore dans la pièce. Il l'installa sur l'une des confortables couchettes, alluma une pipe de sa préparation rituelle, et en aspira une grande bouffée. Totalement détendu, l'esprit plus libre, il arracha un morceau de tenture et s'improvisa un petit bandage à la main, avant de faire de même pour Aisuko. Valait mieux qu'elle ne se vide pas de son sang. Ensuite, il alla fermer la porte à clé et s'asseoir à côté de la jeune femme, fumer en attendant son réveil. Comme si elle pouvait l'entendre, il commença à lui parler, un peu de tout et de rien, mais en tous cas de choses plus insignifiantes les unes que les autres - chose tout à fait décalée, vu ce à quoi il venait d'assister. Habituellement, il n'avait jamais ce genre de conversations. Il ne savait pas trop pourquoi il faisait ça.

- D'habitude, je ne laisse personne entrer dans ma salle à fumer... tu as de la chance que je t'apprécie, hein, tu sais. Je dirais que tu as passé la nuit à fumer avec moi et que tu n'as pas pu toucher le cheveux d'une seule de ces pauvres femmes, finit-il par déclarer entre la description de l'un de ses frères et la météo du mois dernier.
Il commençait à sentir la fatigue peser sur ses paupières. En tirant une nouvelle fois sur sa pipe, il se signa et regarda les volutes de fumée se diriger vers le plafond.

- Je t'accorde la miséricorde divine. Tu en as besoin si tu ne veux pas aller en Enfer, après ce que tu a fait. Logiquement, j'interdis le meurtre. Je suppose que je peux faire autant d'exceptions que je veux, puisque je suis l'Être Suprême...

Et il cracha la fumée coincée dans ses poumons.

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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Dim 31 Jan - 20:24

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Alors que je dormais à poing fermé des images d'une terrible violence surgisse de mon esprit. Je revoyais toute la scène de l'assassina de ces filles. De la première tête décapitée jusqu'au baiser avec Nekëlvesk. Je revoyais ce carnage avec horreur et commence à couiner dans mon sommeil. Tout était comme en vrai. Sauf qu'au moment ou j'ai rompu mon baiser avec Nekëlvesk il n'était plus là. A sa place ce trouvait l'homme en noir. Le meurtrier de me parents.

Dans un élan de panique je pars me réfugier sous un lit. Peu à peu je me rend compte qu'il s'agit la de la chambre de mes parents. Le hall d'entré du manoir avait disparu. J'attend, j'attend terrorisé sous le somier. Je finis par sortir de dessous le lit et face à moi ce trouve mon père et ma mère. J'ignorais pourquoi mais ils semblait terrorisé.

J'assiste alors au meurtre de mon père exactement comme il c'est produit cette nuit là sauf que je le voyait à travers les yeux de l'assassin. C'était une scène abominable mais celle qui suivis n'en était que plus morbide. J'avais l'impression que c'était moi qui violais ma mère avant de l'assassiner violement. C'étais atroce. Déjà de mon point de vu alors de celui de l'assassin.

Je commence à sangloter dans mon sommeil avant de me reveiller d'un bond en criant. Je tremblais comme une feuille. Très vite je me sentie noséeuse je me penche alors au dessus du sol pour vider mon sac. Encore une fois, de la bile et du sang. Sauf que cette fois je savais que ce sang n'était pas le mien. J'essuie ma bouche avec le dessus de ma main. En voyant cette dernière maculée de sang je fond de nouveau en larmes.

- Je suis un monstre !
Criais-je désespérée.

Je tourne la tête vers Nekëlvesk avant de courir me jeter à ses pieds. Je m'agrippe à son pantalon dans l'espoir qu'il m'apporte son aide. Je tente d'étouffer mes sanglots dans son vêtement en vain. Je parle rapidement en hoquétant à cause de mes larmes.

- J'ai tué ces pauvres filles ! Je les ai charcutés et la seule chose que j'ai ressenti c'est du plaisir ! J'ai eu plaisir à les massacrer ! Je ne vaut pas mieux que lui ! Je ne vaut pas mieux que l'assassin de mes parents et le violeur de ma mère ! Je les ai tué avec la même froideur et le même acharnement que lui lorsqu'il a tué mes parents ! Et j'y ai pris le même plaisir que lui lorsqu'il a violé ma pauvre mère !


Je lève mes yeux pleins de larmes vers Nekëlvesk à la recherche de réconfort. Je tente de calmer mes sanglots avant de recommencer à parler.

- J'étais une spectatrice impuissante face à ce carnage !


J'enfouie de nouveau ma tête dans la jambe de son pantalon ne pouvant m'arrêter de pleurer. Soudain je compris. Il n'a jamais existé. Il n'y a jamais eu que moi et moi seul. Je ne me suis jamais caché sous le lit de mes parents, et ma mère ne m'a jamais fait signe de ne pas faire de bruit alors qu'elle se faisait violer. Et pourquoi ? Par ce que c'est moi qui les ai tué, c'est moi qui l'ai violé. Exactement de la même façon que j'ai tué ces filles.

Mes sanglots se stoppèrent immédiatement et je tourne de nouveau le regard vers Nekëlvesk. Dans mes yeux on pouvait sans problème y déceller un mélange d'horreur et de dégoût. Pendant toutes ces années j'avais inventé un assassin que je haissais d'avoir ruiné ma vie alors que j'étais la seule responsable de tout ce carnage. C'était moi que je detestais depuis le début.

Je fixe Nekëlvesk dans les yeux et parle d'une voix tremblante totalement terrorisée par moi-même.

- Il n'y a jamais eu de meurtrier ou de violeur. Il n'y toujours eu que moi, et des victimes. Ce n'est pas lui qui a tué mes parents. C'était moi. Ce n'est pas lui qui a violé ma mère. Là encore, c'était moi. Et ce soir aussi, c'est moi qui les ai tuées, moi et moi seule qui ai commis tout ces carnages ! J'ai violé ma propre mère ! J'ai assassiné froidement mes parents ! Ceux qui m'aimait et qui m'ont donné la vie ! Et voilà qu'une fois de plus j'ai déraillé et j'ai charcuté une vingtaine de filles dont leur seul crime avait était d'aimer le même homme que moi ! Je suis un monstre Nekëlvesk ! Je suis... Je suis... Un animal... La fin de ma phrase disparaît dans un murmure.

J'éclate de nouveau en sanglots et enfouie mon visage à l’intérieur de mes mains. Je n'avais jamais ressentie autant de haine à l'égard de quelqu'un. Et ce quelqu'un c'était moi.

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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Dim 31 Jan - 21:35


Quand elle hurla, Nekëlvesk fit un grand bond.

- Je suis un monstre !


Il la regarda sans comprendre, alors qu'elle se jetait à ses pieds et sanglotait en s'agrippant à lui comme s'il était une bouée en plein milieu de l'océan. Cela aurait eut un côté flatteur si la situation avait été autre. Elle parla vite, un peu trop vite pour que son esprit ralenti par la drogue puisse assimiler toutes les informations d'un coup. Il avait compris qu'elle s'en voulait, et qu'elle livrait à lui ses souffrances les plus profondes. Quand elle releva les yeux vers lui, il accrocha son regard sans que grand-chose y transparaisse. Il ne cachait pas ses sentiments ou quoi que ce soit de ce genre : là, il n'en avait juste pas. Il voulait comprendre la situation et tentait de décrypter ses paroles.
Soudain, elle arrêta de pleurer.


- Il n'y a jamais eu de meurtrier ou de violeur. Il n'y toujours eu que moi, et des victimes. Ce n'est pas lui qui a tué mes parents. C'était moi. Ce n'est pas lui qui a violé ma mère. Là encore, c'était moi. Et ce soir aussi, c'est moi qui les ai tuées, moi et moi seule qui ai commis tout ces carnages ! J'ai violé ma propre mère ! J'ai assassiné froidement mes parents ! Ceux qui m'aimaient et qui m'ont donné la vie ! Et voilà qu'une fois de plus j'ai déraillé et j'ai charcuté une vingtaine de filles dont leur seul crime avait était d'aimer le même homme que moi ! Je suis un monstre Nekëlvesk ! Je suis... Je suis... Un animal...


Puis elle se remit à pleurer. Nekëlvesk cligna des yeux, tentant de se tirer du brouillard vaporeux qui le rendait amorphe. Il repassa la scène, les paroles de la jeune fille dans sa tête. Puis une nouvelle fois, histoire d'être sûr d'avoir vraiment tout enregistré. Il planait totalement, mais il était à peu près certain d'avoir compris. Il se baissa vers elle et releva son visage vers lui, repoussant les cheveux qu'elle avait en travers du visage derrière son oreille, dévorant du regard ces grands yeux bleus pleins de larmes. Il avait cette étrange démence calme, sûrement contenue par l'opium, au fond des prunelles.

- Un monstre ? Non ! Une créature fascinante, dirais-je. La folie est un merveilleux cadeau de Moi, Aisuko, pourquoi devrais tu te détester pour ça ? Fou, c'est comme ça qu'on appelle les gens qui en tuent d'autres, n'est-ce pas ? (Il commença à rire) C'est bien, c'est très bien ! J'adore.


Il tentait de contenir son élan d'hilarité en ralentissant ta respiration. Il attrapa la jeune femme et d'une main moins ferme que d'habitude mais qui suffit à l'amener à lui - elle se trouvait dans un tel état de faiblesse qu'elle n'opposa aucune résistance - et la cala contre lui. Il tira sur sa pipe, qui contenait toujours de quoi le contenter. Installée de force sur ses genoux et lui ayant placé la tête sur son épaule, il lui caressait les cheveux, la surveillant d'un regard en coin, avec son habituel sourire morbide collé au visage.

- Tu es ma dernière prêtresse à présent, je dois prendre soin de toi, déclara-t-il d'une voix mielleuse, alors pleure et raconte-moi tout ça. Comment tu as fait ? Qu'est-ce que tu as ressenti ? On fait tous des choses ignobles à un moment de notre vie, tu sais - ton ignominie à toi atteint de tels sommets que c'en devient fascinant ! Tout ce que tu veux, je t'écoute. Depuis combien de temps tu gardes tout cela ?

Il lui mit la pipe sous le nez.

- Et prends-en un peu, ça te détendra. Regarde-moi, je ne suis même plus capable d'être horrifié ! Peut-être est-ce ma nature non-humaine, remarque. En tous cas, ça devrait te soulager.

Son rictus n'avait rien d'encourageant, on aurait cru un vieux pervers qui proposait des friandises à une petite fille. Mais il voulait, en un sens, réellement l'écouter et la consoler, pas seulement parce que l'histoire lui donnait très envie d'être entendue. Aussi parce que ce serait un énorme secret qu'ils se partageraient là. Et qu'inconsciemment, il était heureux de ne plus être le seul bon à enfermer dans cette maison.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Dim 31 Jan - 22:24

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


Les yeux encore embués de larmes je me dit qu'au point ou j'en était je n'avait plus rien à perdre. On m'avait toujours dit que prendre de la drogue c'était pécher mais si c'était dieu lui même qui m'en proposait je n'en voyait pas vraiment le mal. Je pose mes lèvres sur l'embout de la pipe et en aspire une grande bouffé. Il ne m'en fallut pas plus pour tousser à en cracher mes poumons.

- C'est fort ce truc !
Dis-je entre deux quintes de toux.

J'attend que ma gorge soit en état de continuer à parler avant de lui raconter la terrible histoire de la petite Aisuko. Je sèche mes larmes, renifle et commence.

- J'ai grandis dans le 21ème siècle. Je suis originaire d'Amérique, du Montana plus précisément. Je suis née dans une parfaite petite famille de bons chrétiens. Dès mon plus jeune âge je fus bâtisée et initiée au chatéchisme. J'ai toujours étais une petite croyante modèle. Je ne faisais jamais de bêtise, j'avais d'excellentes notes à l'école et je me comportais toujours de manière exemplaire. Mes parents étaient fières de moi. Ils étaient bons et aimant avec moi. Jusqu'à mes 16 ans j'ai eu une vie de rêve. Puis j'ai rencontrée ce garçon. Rick. C'était un punk rebel qui défiait toutes les règles qu'on lui imposait. Qu'es ce qu'une fille modèle comme moi faisait avec un garçon comme lui tu me diras. J'en sais rien. Sûrement le goût du danger. Au début il me rejettait il faut dire qu'il n'avait pas pour habitude de trainer avec les premières de la classe. Puis j'ai réussis à me rapprocher de lui. C'est lui qui m'a donné le goût pour la musique rock. Forcément en tant que fan de culture rock j'ai commencé à m'habiller de manière un peu plus provoquante laissant mes vêtements de petite fille parfaite de côté. Evidemment cela n'a pas plus à mes parents. Ils ont alors découvert que je fréquentais Rick et m'ont interdit de le revoir. C'est cruel d'interdire à une fille amoureuse de voir l'élu de son coeur tu n'es pas d'accord ?

Je m'arrête quelques seconde le temps de reprendre mon souffle. Je jette un bref regard à Nekëlvesk avant de continuer mon récit.

- Puis il y a eu cette nuit. Celle qui ponctuait la fin de ma vie dans le monde où j'ai grandis. Je me souviens de ma mère paniquée qui me pousse sous le lit de leur chambre tandis ce que j'entends mon père crier. Paniquée je l'écoute donc et me cache sans faire de bruit. Je vois alors le corps de mon père passer l'encadrement de la porte avant de s'écrouler au sol raide mort. Je retiens un cris de rage alors que le meurtrier rentre dans la chambre. Ma mère tente de se défendre en vain. Je la revoie encore se faire pousser sur le sol et se faire déshabiller sous mes yeux avant qu'il n'abuse de son corps. Alors qu'il la violait sans verguogne elle me suppliait du regard de ne pas faire de bruit. Aussi difficile que ce soit je l'écoutais. Une fois son affaire fini il la poignarda avec acharnement sous mes yeux terrorisés. Il estima qu'il avait terminé ce qu'il avait à faire et sortie de la pièce. Et là Black Heart est arrivée pour m'emmener dans ce monde...

Les larmes me montèrent à nouveau aux yeux. Je dus me faire violence pour étouffer mes sanglots.

- Enfin tout ça c'est ce que je croyais jusqu'à ce soir. Sauf que cette nuit là je n'avais pas observée la scène de dessous le lit. C'était moi le meurtrier. C'était moi l'auteur de ce massacre. J'ai même violé ma propre mère ! Maintenant que j'y pense je devais être folle de rage à cause du fait qu'ils m'interdisaient de revoir Rick. J'ai dus péter un câble exactement comment ce soir et vouloir les empêcher de se mettre entre moi et l'homme que j'aime. Inconsciemment j'ai réussis à me persuader pendant toute ces années qu'un homme était entré dans notre maison pour les tuer sous mes yeux. C'était sûrement un moyen de me protéger de moi-même... J'arrive pas à le croire ça semble pourtant tellement irréel...

J'enfouie mon visage au creux de son épaule et sanglote doucement contre lui.

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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Dim 31 Jan - 23:03


- C'est fort ce truc !

Nekëlvesk s'amusait, presque avec tendresse de la voir tousser de la sorte. Lui aussi, il était passé par là : maintenant la sensation de la fumée traversant sa gorge lui paraissait plus douce que celle de boire de l'eau. Quand ce fut physiquement possible, elle entama son récit, qu'il écouta avec attention, fumant et continuant machinalement de passer la main dans ses cheveux. L'idée qu'elle ait pu vivre au XXIème siècle lui fit prendre conscience du creux énorme qui les séparait. Il y avait d'autres personnes de cette époque, dans la maison Darsang, et avait cru remarquer que le mode de vie humain avait bien changé en un siècle et demi. En l'écoutant parler de sa plus jeune enfance, il songea qu'en effet, elle n'avait ni l'attitude d'une petite fille modèle ni d'une sainte-nitouche. Et même si la notion de "punk" lui échappait, lorsqu'elle parla de ce Rick, il put raccorder cela aux rebelles de son époque pour se faire une image de la chose, bien que ce ne devait pas être le même genre de gars.

Une fois tout cela fini, elle recommença à pleurer sur lui. Il la regarda et sourit.

- J'aurais des tas de questions à te poser sur ton passé, je crois. L'esprit humain est doté de capacités vraiment incroyables. Penses-tu que tu n'aurais pas pu accepter la vérité, si tu n'avais pas modifié ta mémoire ? Je ne voudrais pas remuer le couteau dans la plaie, mais je te ferais remarquer la plupart des gens se serait contenté de tuer ses parents - bien que cela paraisse un peu extrême comme réaction. Et ce Rick, tu ne l'as pas regretté après ?

Il gloussa, lui jetant un regard presque complice.

- Si ça se trouve, tu es encore plus folle que moi ! Oh, je nous aurais bien vus camarades à l'asile !

Puis il rit un peu plus fort. Calmé après quelques secondes, il posa la pipe pour réarranger la chevelure d'Aisuko comme il le voulait.

- Tu sais, moi je ne t'en veux pas de tout ça. Ta vie n'est pas terminée, tu as encore un moment pour rattraper tes erreurs passées ; c'est sûrement pour ça que j'ai permis l'existence de cet étrange endroit. Tu ne penses pas ? Maintenant, tu as peut-être plus de morts sur la conscience, c'est vrai. Mais nous ferons en sorte d'être les seuls à le savoir, n'aie pas d'inquiétude. Et avoir sa place dans les bonnes grâces de Dieu, ce doit être la plus importante des reconnaissances, compris ?

C'était une façon de dire qu'il la considérait véritablement. Il avait appuyé la dernière phrase d'une telle façon qu'elle semblait presque être un ordre. Et il avait le regard un peu vague, n'ayant ni le coeur ni la foi de la regarder sangloter.

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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Dim 31 Jan - 23:35

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


Je me détache finalement de son épaule et le regarde en séchant mes larmes. Mes joues rougissent immédiatement au contact de sa main dans ma chevelure. Je détourne vivement le regard.

- Bien sûr que je l'ai regretté. Mais sur le coup c'était tellement instinctif quand il m'a tendu la main je n'ai pas hésité une seule seconde. Je voulais juste m'enfuir au plus loin de ce cauchemar. Je ne suis d'ailleurs jamais retombée amoureuse depuis. Enfin... Jusqu'à il y a de ça presque deux mois... Dis-je en lui lançant un bref regard pourtant lourd de sens.

Je soupire et attrape finalement sa pipe m'entêtant à en prendre une nouvelle bouffé. Evidemment le résultat fût le même que la première fois.

- Humpf... Je sais vraiment pas comment tu fais !


Je lui rend vivement sa pipe me promettant de ne plus recommencer, ça ne sert à rien de s'acharner. Et puis je pense que j'ai renié assez de mes principes comme ça. C'est quoi la prochaine étape ? Manger de la viande ? Plutôt mourir ! Je regarde de nouveau Nekëlvesk essayant de satisfaire sa curiosité.

- Ne me demande pas ce qu'il me passe par la tête dans mes moments de folies. Tout ce dont je me souviens c'est de ton prénom qui n'avait cessé de résonner dans ma tête toute la nuit. A part ça le reste est très flou. Du sang, de la souffrance et un plaisir malsain... Mon regard se perd dans le vide tandis ce que je tente d'expliquer mon ressentis.

Mes yeux se pose alors sur mes vêtements tachés de sang. Je soupire. Comment voulais-t-il qu'on m'innocente si l'on me trouvait dans cet état. Je regarde Nekëlvesk et lui demande alors d'une petite voix.

- Vu qu'on est partie pour passer le reste de la nuit ici j'aurais juste besoin de deux ou trois choses si ça ne t'embête pas d'aller me les récupérer.
Je réfléchis un instant. J'aimerais un linge mouillé afin de me débarrasser de tout ce sang, il me faudrait aussi un vêtement propre. Prend juste ma nuisette ça suffira, elle doit être sous mon oreiller. Au passage si tu pouvais récupérer mon ours en peluche... Je n'arrive jamais à bien dormir sans. Ah et si ça n'est pas trop demandé... Je n'ai rien avalé depuis deux semaines et je t'avoue que mon estomac commence à crier famine. N'importe quoi m'ira du moment que ça ne contient aucune viande, enfin tu connais mon régime depuis le temps...

Je continue de le regarder de mes grand yeux bleus emplie de tristesse.

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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Lun 1 Fév - 17:08


Une nouvelle fois, elle parut gênée à son contact. Mais Nekëlvesk n'y faisait presque plus attention maintenant, il s'était habitué.

- Bien sûr que je l'ai regretté. Mais sur le coup c'était tellement instinctif quand il m'a tendu la main je n'ai pas hésité une seule seconde. Je voulais juste m'enfuir au plus loin de ce cauchemar. Je ne suis d'ailleurs jamais retombée amoureuse depuis. Enfin... Jusqu'à il y a de ça presque deux mois...

Elle lui porta un regard dont il comprit parfaitement la teneur, mais il ne réagit pas non plus. Ils ne se l'étaient pas clairement dit, mais ils savaient chacun que tout était clair entre : il connaissait les sentiments d'Aisuko à son égard depuis un moment. Il eut fallu être stupide pour ne pas l'avoir compris, surtout après les événements du jour.

- Humpf... Je sais vraiment pas comment tu fais !

Une nouvelle fois, cela l'amusa. Tant mieux si elle n'accrochait pas, car partager sa réserve ne lui aurait pas fait grand plaisir, peu importe combien il appréciait la jeune femme.

- Ne me demande pas ce qu'il me passe par la tête dans mes moments de folies. Tout ce dont je me souviens c'est de ton prénom qui n'avait cessé de résonner dans ma tête toute la nuit. A part ça le reste est très flou. Du sang, de la souffrance et un plaisir malsain...


Il ne dit rien, réfléchissant difficilement. En clair, c'était une "simple" folie meurtrière qui avait un peu dérapé. Il semblait qu'elle avait quelques difficultés à gérer ses sentiments, voilà tout. Il nota de se méfier, maintenant qu'il n'y avait plus de prêtresses sur qui passer sa colère. Il était rangé à la place de cible numéro un. Elle lui exposa tout ce dont elle avait besoin. Sur le coup il n'enregistra pas bien pourquoi elle demandait d'aller chercher des choses pareilles, puis il se rappela que l'aube était encore loin. Il la parcourut du regard et réalisa vaguement à quel point elle avait maigri. Après avoir acquiescé et retrouvé son sabre, Nekëlvesk prit la porte, traînant sa jambe derrière lui comme à son habitude.
En repassant devant le carnage laissé là, il laissa son regard ankylosé s'attarder sur les dépouilles mutilées. Il se demanda simplement qui il allait coller à la tâche du nettoyage - les Darsang le remercieraient de les avoir habitués à l'odeur du sang.

Il trouva sans trop de problèmes ce qu'il était chargé de ramener au sous-sol, et, au retour, passa le plus discrètement possible dans les cuisines. Il récupéra une baguette de pain - pas de première fraîcheur mais mangeable - et une grappe de raisin. Il ne pouvait se permettre de dévaliser le garde-manger que ses sujets peinaient à remplir, du moins pas maintenant. Il savait la douleur qu'ils ressentiraient en découvrant la tuerie, et, par un instinct purement humain sûrement, faisait preuve de compassion. Il trouvait cela répugnant de niaiserie, mais ne pouvait lutter. Il avait tendance à s'adoucir quand il planait.

De retour dans leur petite salle, il la ferma de nouveau à clé et vint se planter devant Aisuko, le regard fixe et posé sur elle. Il était un peu ailleurs, et cela se voyait clairement, mais on ne peut plus sérieux.

- Aisuko, je veux par contre que tu me promettes une chose : plus de boucherie.

Il leva un instant les yeux sur le plafond, comme si un mouvement avait attiré son oeil, avant de revenir sur elle.

- Ou bien tu fais cela proprement et pas sur n'importe qui. Quoi qu'il en soi, ce genre de chose n'était jamais arrivé avant et tu comprendras bien que si je te couvre une deuxième fois, je ne pourrais pas empêcher les autres de te soupçonner - sauf peut-être si je le veux très fort. Mais dans ce cas-là, il faudra que tu me donnes de quoi faire opérer ma volonté divine, j'espère que tu y penseras avant de te faire à nouveau dépasser par tes sentiments.


Le dernier sourire dont il ponctua cette phrase avait plus des airs de menace. Il était chef d'une famille et avait des responsabilités, alors il avait beau être facilement corruptible, il devait tout de même s'y tenir. De plus, voir son manoir vide - que les gens soient morts ou enfuis - ne lui aurait guère fait plaisir.

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MessageSujet: Re: Help me believe, it's not the real me [PV Nekëlvesk]   Lun 1 Fév - 17:56

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


Je me contente d’acquiescer avant de marmonner tout bas.

- Tant que je suis ta seule prêtresse...

J'attrape les affaires qu'il m'a récupéré et l'en remerciant. Sans une once de gêne je me dénude entièrement -prenant quand même soin de me mettre dos à lui- et nettoie mon corps souillé par le sang. Mes vêtements en avaient tellement étaient imbibés que ça avait réussis à tâcher ma peau. Je me passe donc le linge sur l'intégralité de mon corps en commençant par mon visage. Une fois ma toilette fini le tissu était passé d'un blanc éclatant à un rouge pourpre. Je du retenir un nouveau haut-le-coeur.

Je soupire et dépose le linge avec mes vêtements dans un coin de la pièce. J'enfile alors ma nuisette avant de me tourner à nouveau vers Nekëlvesk. Enfin, j'aurais pu rester nue que ça aurait était pareil, mon vêtement était fait d'un tissu mauve relativement transparent et ne couvrait pas beaucoup de parties de mon corps.

Je m'en fichais qu'il me voie presque nue après la nuit que je viens de passer c'était là le dernier de mes soucis. Je m'installe confortablement juste à côté de lui. J'attrape Monokuma et le sert contre moi. Je ressentie un pincement au cœur. J'avais vraiment fais des choses abominables. Comment un cerveau humain peut accomplir de pareilles horreurs ? Mais si dieu lui même me pardonnait je devrais peut être passer à autre chose.

Je ravale un sanglot coincé dans ma gorge et me saisis de la grappe de raisins. Je grignote les grains uns à uns la tête posée sur l'épaule de Nekëlvesk et mon ours en peluche dans les bras. Le calme semblait belle et bien être revenu.

Je tente alors d'engager la conversation pour briser ce silence glacial qui c'était installé.

- Tu n'as jamais pensé à te marier et à avoir des enfants ?
Demandais-je entre deux grains de raisin. J'ai toujours voulu être mère d'une famille nombreuse... Malheureusement la vie ne semble pas décidée à me laisser cette chance...

Je lâche un soupire et fixe ma grappe de raisin le regard vide d'émotions.

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