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 Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Mer 13 Avr - 22:07

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

Un an c'était déjà écoulé sans que je ne me rende vraiment compte. Cela faisait presque deux ans que j'étais au service de M. Darsang. Presque deux ans que j'étais tombée folle amoureuse de lui et plus d'un an que je lui ai déclaré ma flamme. Au début je pensais que mon amour ne durerais pas, surtout après qu'il m'ai rejeté. Comme j'avais tord. Chaque jour que je passe à ses côtés je sens que mes sentiments brûlent d'une nouvelle flamme, plus grande encore.

Je ne pouvais plus fermer les yeux sans me voir vêtu d'une belle robe blanche, avançant le long d'une allée, et au bout de celle-ci se trouve Nekëlvesk, plus beau que jamais.

En l'espace d'un an nous nous sommes encore plus rapprochés lui et moi. Au début c'était à peine si on s'embrasser. Maintenant je me blotti tout le temps contre lui, je lui tiens la main, je m'assoie même sur ses genoux. Vu de l’extérieur on ressemble à un couple totalement banale. Bien que les initiatives viennent surtout de moi, mais ça n'a pas l'air de le déranger.

Aujourd'hui était un grand jour. C'était le jour ou Nekëlvesk allait rencontrer la mafia pour la dernière fois. Il allait leur remettre la somme manquante pour finir de rembourser sa dette envers eux. J'étais tellement contente que tout ça prenne fin que je m'étais levée aux aurores pour cuisiner un petit-déjeuné grandiose à mon bien aimé. Je devrais peut être éviter de trop le dorloter en lui amenant le petit déj' au lit mais c'est plus fort que moi, j'adore jouer les mères poules.

Il avait insisté pour que je reste à la maison à l'attendre. Il ne voulait pas que je m'expose à nouveau au danger. Se qui n'était pas pour me rassurer. Je n'aimais pas l'idée de le laisser y aller seul mais il ne m'avais pas laissé le choix.

Cela faisait maintenant plusieurs heures que je l'attendais, assise sur la dernière marche de l'escalier, devant la porte d'entrée, à me ronger les ongles et en serrant ma peluche dans mes bras.

Je me faisais beaucoup de soucis. Il avait dit qu'il ferait au plus vite. De peur qu'il lui soit arrivé quelque chose je me lève et me décide à aller le chercher. A peine j'eu le temps de faire un pas vers la porte que celle-ci s'ouvrit laissant apparaître mon cher et tendre.

Je n'entends pas une seconde de plus avant de me jeter à son cou et de le harceler de questions.

- Alors ? Alors ? Raconte ! Comment ça c'est passé ? Tout est réglé ? Il ne t'on pas fait de mal rassure moi ?


Je fini par le lâcher histoire de le laisser un peu respirer.

- Il faut fixer une date pour le mariage ! Je veux m'occuper des préparatifs ! Et puis ma robe j'aurais voulu la faire faire sur mesure ! Bon ça va nous coûter beaucoup d'argent mais rien n'est trop beau pour notre amour non ?

Je le regardais de mes deux iris bleues pétillantes, un sourire radieux sur les lèvres.

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Mer 13 Avr - 23:59


Le moins que l'on puisse avancer, c'est que pendant cette dernière année, Nekëlvesk avait fait des efforts. Surprenant, en effet, mais ce comportement des plus inhabituels ne sortait pas de nulle part - jamais. Le fait est qu'une idée absurde, saugrenue lui était passée par la tête : et s'il essayait ?
Oui. Il s'était, lui Nekëlvesk Narcosk Darsang, réellement et sérieusement posé cette question. Mieux que cela d'ailleurs : il avait fini par le faire. Peut-être le regard qu'Aisuko posait sur lui l l'avait-il encouragé. Avant, il n'y avait pas trop fait attention, mais un jour, il s'était aperçu de son regard ému, un peu admiratif, et cela lui avait procuré une drôle de chaleur familière au creux de la poitrine. Il avait retourné le problème dans tous les sens, et s'était demandé combien de tels transports de l'âme pouvaient être doux. Et s'il essayait, il aurait peut-être l'occasion d'y goûter ? Cette perspective lui donnait envie. Dieu obtenait de sa création ce qu'il voulait quand il le voulait. Un an plus tôt, Nekëlvesk avait donc pris la décision d'oeuvrer de sorte que cela vienne au plus vite.
Au début, il avait eu du mal. Une sorte de gêne le bloquait. Et un léger mais douloureux sentiment de trahison. Mais, découvrant ses aspects les plus obstinés, il n'avait rien lâché, et peu à peu réussi à passer outre.

Ce jour-là, il revenait au manoir Darsang le coeur léger. C'était bel et bien l'un de ces jours à marquer d'une pierre blanche, oui : il avait fini de rembourser sa dette. Tout le clan s'était donné du mal pour rapporter de l'argent, les jeunes femmes données au parrain avaient fait leur travail on ne peut plus correctement et bénéficiaient désormais de tous les privilèges qui leur plaisaient, sans compter le fait qu'Aisuko avait cessé d'assassiner des gens. Du moins des membres de la famille. Le ciel était gris mais Nekëlvesk demeurait radieux, même s'il savait parfaitement, et il n'avait de cesse de le répéter, qu'on ne se débarrassait jamais réellement de ces gens-là.
À peine dit-il poussé la porte que sa prêtresse lui sauta au cou. Il dut se rattraper au mur à côté de lui pour ne pas s'effondrer. Il leva les yeux au ciel, plus amusé qu'autre chose.

- Alors ? Alors ? Raconte ! Comment ça c'est passé ? Tout est réglé ? Il ne t'on pas fait de mal rassure moi ?


Il esquissa un petit sourire narquois en se demandant combien de temps il pourrait la faire mariner. Elle ne se vexerait pas, elle connaissait suffisamment pour distinguer taquinerie et réelle méchanceté. Alors qu'il allait le lui demander, elle se détacha de lui et il put retrouver un équilibre. Surexcitée, elle prit de nouveau la parole :

- Il faut fixer une date pour le mariage ! Je veux m'occuper des préparatifs ! Et puis ma robe j'aurais voulu la faire faire sur mesure ! Bon ça va nous coûter beaucoup d'argent mais rien n'est trop beau pour notre amour non ?


Ah ah. Non, là, il n'était plus amusé du tout. Oui, Nekëlvesk ressentait une affection toute particulière pour cette jeune femme, mais il était évident qu'elle l'aimait de bien plus d'amour qu'il ne pouvait lui en rendre. Et parce qu'il l'aimait beaucoup, il ne voulait pas la voir déçue.

- Hum, tu sais, Aisuko...


Aïe. Il voyait déjà venir et la dispute, et la mine déconfite. Il se demanda, à son âge, depuis combien de temps il aurait conventionnellement dut se marier. Un bon bout de temps, il fallait le dire. Était-ce vraiment une si mauvaise idée ? Il aimait Aisuko, au moins un peu. Il ne lui avait jamais dit, mais espérait fort bien qu'elle l'avait compris. Et puis ne s'était-il pas juré de dire des efforts ?
Après tout, il était Dieu : si d'aventure cette histoire tournait mal, il pourrait divorcer. Il prenait, des temps modernes, ce qui lui plaisait ; c'était une bien belle invention des sièclescayant suivi le sien, que cette loi qui permettait de jeter un mariage à la poubelle comme les restes d'un repas qu'on n'aurait pu ingérer. Il lui adressa au final un petit sourire et l'attrapa par la taille :

- On pourrait même faire deux cérémonies : une selon ton culte de naissance, l'autre selon le mien ? Pour la robe et les préparatifs, je te laisse faire comme non te semble, mais n'oublie pas que je viens à peine de rembourser mes dettes, compris ?

Là, il lui accordait la faveur ultime. Et il tentait de le dire comme si ce n'était pas le cas, mais se marier sous les auspices d'un autre dieu, pâle copie de lui, ça lui faisait mal. Et pas qu'un peu. L'effort qu'il était prêt à faire était si considérable qu'il se demanda même si ce n'était pas un peu trop. Bon. Si Aisuko le voulait, il le ferait. Mais il n'était pas dit que le marié sourirait pendant la cérémonie.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Jeu 14 Avr - 0:34


Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »
Je ne m'attendais pas à une telle réaction de sa part. Bien sûr qu'on aurait fini par se marier un jour ou l'autre, mais lui qui était si réticent au début, le voir céder aussi facilement me laissa sans voix.

- On pourrait même faire deux cérémonies : une selon ton culte de naissance, l'autre selon le mien ? Pour la robe et les préparatifs, je te laisse faire comme non te semble, mais n'oublie pas que je viens à peine de rembourser mes dettes, compris ?

Tout mon enthousiasme était redescendu d'un coup et je fixais désormais Nekëlvesk les yeux écarquillaient.

- Tu... J-..
. Tentais-je vainement d'articuler.

Immédiatement un torrent de larmes inonda mon visage. Et un sourire encore plus radieux que celui de tout a l'heure se dessina sur mes lèvres. Je me jette de nouveau à son cou.

- Je t'aime tellement ! Bouhouhou...
Sanglotais-je sur son épaule.

Il me fallu un bon moment pour me calmer. Après de longues minutes à pleurer dans ses bras -longues minutes pendant lesquels Nekëlvesk a du s'inquiéter- je desserre un peu mon emprise et l'embrasse fougueusement.

Une fois le baiser rompu et mes larmes presque séchés je lui murmure doucement à l'oreille.

- Si tu savais se qu'il t'attend pour notre nuit de noce...


Je recule un peu avec un petit rire malicieux et fini de sécher mes larmes du revers de la main. Je me retourne, attrape ma peluche au passage et me précipite dans les escaliers.

- Je vais faire des croquis de ma robe !


Je cours dans ma chambre telle une enfant à qui on aurait annoncé qu'elle allait recevoir une licorne pour son anniversaire. Je n'arrivais toujours pas à réaliser. Je vais me marier ! C'est comme un rêve de gosse pour moi !

Dessiner quelques modèles de robes de mariée ne fus pas très difficile pour moi. J'en avais rêvé tellement de fois de cette robe que je savais exactement se que je voulais. Mon choix se portait finalement sur deux modèles différents, mais tout les deux très élégant et que à mon sens, je porterais à la perfection. Je n'arrivais pas à me décider entre les deux. Je demanderais son avis à Nekëlvesk et j'essayerais de prendre en compte le prix pour la conception.

Une servante toqua à ma porte pour me signaler que le déjeuné était servis. Toujours excitée comme une puce je dévale à nouveau les escaliers et me précipite pour m’asseoir à table avec tout le monde, à côté de Nekëlvesk. Vers la moitié du repas je lui lance alors un regard lourd de sens. C'était un événement important et que je souhaitais clamer à la terre entière.

Je me lève donc, poussant Nekëlvesk à faire de même. Je me racle la gorge et regarde ma nouvelle famille, plus si nouvelle que ça.

- Puis-je réclamer votre attention s'il vous plait ? Je tourne la tête vers lui. Nekëlvesk et moi avons quelque chose d'important à vous annoncer.

J'attrape sa main et la serre relativement fort. Je n'arrivais pas à me calmer. J'ai l'impression d'avoir de nouveau 8 ans. Ça a du bon parfois.

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Sam 16 Avr - 20:04

Nekëlvesk, qui commençait à s'habituer aux humeurs excessives de sa compagne, ne s'étonna pas de la voir pleurer à chaudes larmes sur son épaule. Mi-blasé mi-amusé, il se contenta de lui tapoter le dos en attendant qu'elle se calme, parce qu'il n'y avait de toute façon rien d'autre à faire. Au moins, ça lui faisait plaisir. Lui, ce n'était pas sûr. Elle l'embrassa et, contrairement aux premières fois où il n'avait trouvé à ces contacts absolument rien de particulier, il apprécia.

- Si tu savais ce qui t'attend pour notre nuit de noce...

Finalement, il y avait du bon dans le mariage. Il afficha un sourire qui voulait dire beaucoup de choses. Depuis le temps qu'il attendait ça ! L'abstinence, c'est bien, mais il n'était pas habitué et le sevrage était rude. Un an sans rien faire. Un. An. Chose sûre, lors de cette fameuse nuit de noce, elle ne serait pas déçue non plus. Un peu rêveur il la regarda s'éloigner, pressée, pour aller faire il ne savait quoi – il n'avait pas écouté. En tous cas, une telle occasion méritait d'être fêtée : direction la cave.
Ce n'était pas parce qu'il se droguait qu'il ne faisait pas attention à l'heure, et comme les Darsang râlaient parce qu'il était en retard pour la prière – imposée – d'avant-repas, sans laquelle ils n'étaient pas autorisés à manger, il fut en haut avant tout le monde. Les membres présents de la famille se réunirent rapidement, et, ne voyant pas Aisuko arriver, il envoya une servante la chercher. Sa place attitrée, juste à côté de lui, ne tarda pas à être comblée : tout le monde étant présent, il put prononcer les quelques phrases rituelles en son propre honneur, lui qui offrait nourriture et protection, et ainsi donner le départ. Le repas se passait tout à fait normalement, jusqu'au moment où sa prêtresse, et accessoirement future femme, lui lança un regard lourd de sens. Il ne comprit pas tout de suite, peut-être à cause de l'opium. Mais cela vint vite en entendant la suite :

- Puis-je réclamer votre attention s'il vous plait ? Nekëlvesk et moi avons quelque chose d'important à vous annoncer.

Elle l'avait fait se lever, et Nekëlvesk embrassa l'assemblée du regard, un peu mal à l'aise. Il n'avait pas pris en compte le fait qu'il devrait l'annoncer comme ça à tout le monde, et n'avait ni préparé de petite réplique, ni fixé de date, ni rien d'autre en fait. Bon. On allait faire simple, et de toute façon, les trois-quarts des personnes présentes devaient s'en douter. Il se râcla la gorge.

- En effet, ma prêtresse et moi avons décidé d'officialiser notre union, que vous avez certainement pu remarquer ces derniers temps. Pour ceux qui n'avaient pas compris, nous nous marions. Bientôt. Et ce jour deviendra évidemment une fête annuelle ; n'oublions pas que c'est un évènement à marquer dans notre livre saint.

Il y eut des applaudissements, certainement pas tous sincères. Aisuko n'était pas très approuvée chez les Darsang, chez qui on témoignait de l'hostilité aux nouveaux, et surtout envers ceux accusés de meurtre – tout le monde ne croyait pas à l'alibi qu'ils avaient monté. Il n'y eut pas questions, mais les discussions étaient plus animées. Ils purent se rasseoir, et étrangement, Nekëlvesk n'avait pas faim. Il ne se sentait pas aussi enjoué qu'Aisuko à l'idée de se marier, c'était évident. Il espérait que ses sujets n'émettent pas de doutes quant à sa sincérité. Il se tourna vers la jeune femme :

- Dis-moi, je suppose que cela nous arrange tous les deux si je te laisse t'occuper de tout ? Moi je n'ai pas à me casser la tête, et tu as la cérémonie de tes rêves.

Il s'auto-approuva intérieurement ; cela semblait un bon compromis.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Sam 16 Avr - 21:02

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

Je dus retenir mes larmes en entendant les paroles de mon futur époux. J'avais beaucoup mal à réaliser que ce jour allait enfin arriver.

- Dis-moi, je suppose que cela nous arrange tous les deux si je te laisse t'occuper de tout ? Moi je n'ai pas à me casser la tête, et tu as la cérémonie de tes rêves.


Je lui sourie tendrement laissant moi aussi de côté la fin de mon assiette. Je ferais mieux de surveiller mon alimentation si je veux rentrer dans ma robe de mariée.

- Ca me va ! Mais ne me laisse pas trop de libre arbitre non plus, ton avis est important pour moi et j'ai tendance à être assez dépensière...

Je ris un peu embarrassé par mon défaut de petite fille pourrie gâtée, avant de sourire en ajoutant.

- Au faite, ça m'a fait très plaisir que tu accepte de célébrer notre union devant l'église catholique, mais je ne pense pas que ça me soit vraiment nécessaire. J'ai toujours vénéré ce fameux dieu dont parlaient les textes bibliques sans vraiment savoir de qui il s'agissait du moins, jusqu'à se que je te rencontre. Ce qui compte vraiment c'est de célébrer notre amour devant... toi ? Hum... - Un peu étrange comme union tu ne trouves pas ? Bref, tu comprends où je veux en venir, si on se mari selon ta propre religion c'est encore mieux.

Je bois une gorgée d'eau et jette un coup d'oeil aux membres de la famille. Ils discutaient sans trop se soucier de moi. Je regarde à nouveau Nekëlvesk et lui murmure un peu dépitée.

- Tu crois que ça va aider à me faire considérer comme une membre de la famille à part entière ? Cette situation commence à m'être pesante...

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Jeu 21 Avr - 16:51

- Ca me va ! Mais ne me laisse pas trop de libre arbitre non plus, ton avis est important pour moi et j'ai tendance à être assez dépensière...

Nekëlvesk hocha la tête sans rien répondre de plus. Il n'avait pas vraiment d'exigence particulière, à vrai dire. Du moins pas pour le moment. Il songea tout de même qu'il ferait mieux d'y réfléchir un peu, au moins pour donner l'impression de participer. Quant à ses dépenses, ça, par contre il surveillerait un peu plus attentivement. L'avenir de la maison était en jeu, tout de même, il devait songer à ses responsabilités de chef.

- Au fait, ça m'a fait très plaisir que tu acceptes de célébrer notre union devant l'église catholique, mais je ne pense pas que ça me soit vraiment nécessaire. J'ai toujours vénéré ce fameux dieu dont parlaient les textes bibliques sans vraiment savoir de qui il s'agissait du moins, jusqu'à ce que je te rencontre. Ce qui compte vraiment c'est de célébrer notre amour devant... toi ? Hum... - Un peu étrange comme union tu ne trouves pas ? Bref, tu comprends où je veux en venir, si on se marie selon ta propre religion c'est encore mieux.

Il sourit. Elle soulevait là un point amusant, et surtout flatteur : quelle grande chose ce devait être, de se marier à Dieu. Un peu étrange, en effet, mais elle pouvait s'estimer la plus heureuse des mortels, ainsi touchée par cette grâce divine. Franchement, il n'aurait pas pensé se marier un jour à quelqu'un – sauf à une certaine personne, mais elle devait lui sortir de la tête – depuis qu'il avait eu conscience de son statut d'être supérieur. Le sort jouait parfois de drôles de tours, même à une personne de son rang. D'autrepart, il se trouvait tout à fait ravi qu'elle renonce à se marier selon son ancienne église ; pas sûr que célèbrer leur union en parjure à lui-même lui aurait plaisir. Il n'y avait qu'un Seigneur : lui, et elle l'avait compris. Il se dit qu'elle méritait bien un beau mariage.
Soudain, le visage d'Aisuko s'assombrit. Nekëlvesk se demanda bien ce qu'il pouvait encore lui arriver, un peu dépité ; bon dieu, si elle faisait ce genre de tête dans un jour comme celui-ci, leurs années de vie commune se profilaient mal.

- Tu crois que ça va aider à me faire considérer comme une membre de la famille à part entière ? Cette situation commence à m'être pesante...

Ah ! Il comprenait mieux. Mhm, en effet, Les Darsang avaient du mal à accepter les nouveaux, et plus encore quand ils étaient suspectés de meurtre. Nekëlvesk avait exagéré ce premier point pour que la jeune femme ne s'inquiète pas trop, lui expliquant que c'était normal, mais il savait bien que la mort des prêtresses avait très mal été digérée par ses pairs. Très, très mal, même. Et malgré toutes ses machinations, Nekëlvesk savait que beaucoup étaient toujours convaincus de sa culpabilité. Un instant, il se demanda s'il ferait mieux de mentir pour la rassurer. Puis décida que c'en était assez. Elle avait beau être humaine, elle n'était pas stupide et devait bien se rendre compte de ce qu'il se passait.

- Franchement, cela m'étonnerait quelques peu. Déjà, être si proche du chef est un privilège spécial : il y aura sûrement de la jalousie dans l'air. Peut-être que les plus tendres se réjouiront tout simplement, et qu'un certain nombre n'en aura pas grand-chose à faire, c'est même très probable, mais certains n'apprécieront pas. Ils pensent que tu fais ça pour le pouvoir, et comme ils croient tous que je suis fou, ils pensent aussi que je ne serai qu'un pantin pour toi.

Il eut un geste las et un sourire ironique. Nekëlvesk commençait à être habitué à ce genre de discours que les gens tenaient à son sujet. La perspective que des gens de son entourage soient contre l'union qu'il comptait formait avec cette jeune femme ne l'émouvait pas plus que ça, en fin de compte. Il espérait juste que ne souffle pas un vent de révolte ou quelque chose de ce genre sur le manoir des Darsang : autrement, cela se finirait mal pour quelqu'un, et ce ne serait pas lui. Il s'assura discrètement que personne ne les écoutait et se pencha un peu plus vers elle pour lui glisser à voix basse :

- Et puis, entre nous, nos petits arrangements avec la mafia n'ont pas suffi à te fournir un alibi auprès de tout le monde, c'est un fait. Le majeure partie des rancoeurs dirigées vers toi sont probablement dues à cela. Si quelqu'un te pose des questions à ce sujet, tu dois absolument te taire, même si c'est un ami proche ou quoi que ce soit. J'insiste bien là-dessus. Tu n'en as parlé à personne, j'espère, Aisuko ?

Le regard sérieux, il la lorgnait fixement. Il voulait juste être sûr.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Jeu 21 Avr - 19:37

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

-...Tu n'en as parlé à personne, j'espère, Aisuko ?

Je secoue doucement la tête suite à son interrogation. Tout de même, qu'on pense de moi que je puisse être une manipulatrice avide de pouvoir m'attriste grandement. Je veux bien être un peu capricieuse sur les bords par moment, mais je ne serais pas capable de manipuler quelqu'un, encore moins Nekëlvesk.

C'est si dur à croire que je suis amoureuse de lui ? Il est vrai que les plus tordus pourraient s'imaginer que j'ai tué toutes ses prêtresses pour me laisser la voie libre pour le manipuler et le convaincre de m'épouser. Après il pourrait imaginer que j'ai l'intention de le tuer pour m'accaparer la place de chef de la famille Darsang. C'est vrai que c'est plausible comme théorie. Si on ne me prend pas en compte mes sentiments pour cet homme et le fait que le pouvoir qu'exerce les Darsang ne m’intéresse pas le moins du monde.

J'aimerais quand même réussir à m'intégrer. Je ne veux pas vivre éternellement dans une famille qui ne m'accepte pas. Je devrais peut-être organiser un enterrement de vie de jeune fille et y inviter toutes les femmes du manoir, ça me permettra de faire connaissance avec elle et peut-être de me faire accepter. Ça me semble être une bonne idée.

Une fois le repas fini tout le monde se leva et laissa la servante débarrasser. Je décide de lui donner un coup de main attirant des regards surpris. La future femme du chef qui débarrasse la table ? Pourquoi pas. Je sourie à la servante.

- Ça ne te dérange pas que je te donne un coup de main ?

Je me dirige vers la cuisine les assiettes et les couverts en mains, suivie de près par la jeune femme. Je les dépose dans l'évier et fais couler l'eau chaude tout en mettant du liquide vaisselle sur l'éponge.

- M-mais enfin Madame ! Pourquoi faites vous la vaisselle ? Ce n'est pas une tâche digne de votre rang !

Je lâche un petit rire tout en frottant les assiettes.

- J'aime bien aider au tâches ménagères, ça me détends. Et puis pas d'histoire de rangs entre nous, appel moi Aisuko. Quel est ton nom d'ailleurs ?


- ... Comme vous voulez mad-... Aisuko... Je m'appelle Rosita.
Déclara-t-elle un peu dubitative.

Je fini de faire la vaisselle et je décide également de l'aider à faire le ménage dans la maison. J'en profite pour faire connaissance avec elle, je crois que le courant passe plutôt bien. Je suis contente d'arriver enfin à me faire une amie dans la maison.

- Si tu as besoin d'aide n'hésite pas, j'ai beaucoup aimé passer du temps avec toi Rosita. Si tu me cherches je suis dans la chambre de Nekëlvesk.

- Merci beaucoup pour ton aide Aisuko. Tout mes vœux de bonheurs à vous deux.

Je lui lance un dernier sourire avant de regagner la chambre de mon future époux. Il était assis sur le lit à faire je ne sais quoi. Je m'écroule sur le matelas un léger sourire aux lèvres.

- J'ai découvert l'existence de pièces que je ne soupçonnais même pas en aidant Rosita à passer la serpillière. Tu devrais embaucher plus de servantes, elles ne sont pas beaucoup pour la quantité de travail qu'il y a à faire ici.

Je me redresse un peu sur le côté en regardant Nekëlvesk le sourire aux lèvres.

- Je crois que j'ai une amie... Ça faisait tellement longtemps que je n'en avais pas eu.

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Dim 24 Avr - 12:52


Nekëlvesk, assis sur le lit, avait un jeu d'échecs posé sur la table de chevet amenée juste à côté  pour l'occasion. Voyant Aisuko s'attarder auprès de la servante après le repas, il avait décidé de la laisser vaquer à ses occupations et était monté dans sa chambre. Sa fidèle pipe à opium tantôt à la main tantôt à la bouche, il menait une palpitante bataille contre lui-même. Il n'avait jamais été très fort aux échecs, mais le jeu lui plaisait. Au fil des heures, il ne décrochait pas et la pièce s'emplissait de fumée.

Aisuko finit par revenir, et bien qu'il entendit distinctement la porte s'ouvrir, il ne bougea pas, absorbé dans sa réflexion. Il bloquait, et voulait gagner sa partie à tout prix. L'air soucieux, il observait donc ses pions éparpillés sur l'échiquier et se concentrait.

- J'ai découvert l'existence de pièces que je ne soupçonnais même pas en aidant Rosita à passer la serpillière. Tu devrais embaucher plus de servantes, elles ne sont pas beaucoup pour la quantité de travail qu'il y a à faire ici.

Il stoppa son raisonnement un instant pour se demander qui était Rosita, et décida de faire comme s'il le savait. Il se prendrait une jolie gifle si Aisuko apprenait qu'il ne connaissait même pas le nom des servantes ; mais la vérité était qu'elles ne représentaient pour lui que des sortes de fantômes dont il ne s'occupait pas. Elles faisaient ce qu'elle devaient faire, il leur donnait ce qu'il leur promettait en l'échange de leur travail, voilà tout. Un échange cordial, mais tout à fait correct. Et il ne savait pas s'il serait vu d'un très bon oeil par le reste de la famille que l'épouse du chef se joigne aux domestiques. À son époque, c'était une chose impensable, mais parmi les Darsang, il était quasiment le seul à être né en des temps si reculés. Depuis qu'il côtoyait des personnes plus modernes, il se posait des questions. Qu'en penseraient-ils, ces gens qui venaient de plus tard ? Bon, il la laisserait faire et il verrait les réactions.

- Je crois que j'ai une amie... Ça faisait tellement longtemps que je n'en avais pas eu.

Il avait reposé les yeux sur son damier, et d'un geste calme renversa le jeu avec un grand soupir, avant de se tourner vers Aisuko. Elle souriait, l'air serein. Cela faisait un petit moment qu'il ne l'avait pas vue comme ça. Nekëlvesk esquissa un petit sourire plutôt honnête pour réponse.

- On ne peut pas dire que les événements de cette années t'y aient beaucoup aidé non plus ; il faut que tu sympathises avec tes futurs sujets, c'est très bien. Peut-être que tu pourras commencer à leur faire oublier leurs rancoeurs, en venant en aide à tout le monde comme ça. Mais ne va pas confondre ta place et la leur, tout de même, hein ? Il y a une hiérarchie à maintenir en place, et tu seras bientôt tout au dessus.

Il tira sur sa pipe et haussa les épaules

- Et puis j'aimerais bien alléger la tâche de ces pauvres servants, mais il n'y a pas moyen d'embaucher plus si l'on veut les payer correctement. Les esclaves sont interdits ici aussi, et nous traînons suffisamment dans l'illégalité comme ça. Quand nous serons mariés et que tu auras officiellement de l'autorité sur les Darsang, tu pourras leur dire d'aller les aider, si tu tiens à ce que leur travail soit moins difficile. En attendant, leur condition n'est pas si mauvaise que ça.

Son regard s'attarda sur la crinière blonde d'Aisuko, qui s'était sévèrement emmêlée avec le travail. Il fouilla dans un tiroir, sortit un peigne, et sans lui demander son avis commença à la coiffer.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Dim 24 Avr - 17:00

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

J'entoure mes genoux, pressés contre ma poitrine, de mes bras et pose mon menton dessus. Je sourie un peu embarrassée par les paroles de Nekëlvesk.

- Je me sens déjà comme une princesse depuis que je vie entre ces murs, maintenant c'est comme si j'allais devenir ta reine. J'ai l'impression de vivre un vrai rêve de petite fille.


Je ferme les yeux et me laisse bercer par les caresses du peigne dans ma chevelure. Il était devenu un vrai expert du démêlage, malgré mes longs cheveux crépus emmêlés, il arrive à me les brosser sans même me faire grimacer. J'adore qu'il me brosse les cheveux.

Mes pensés se perdent un moment sur ma nouvelle place au sein de la maison. Devenir la femme du chef des Darsang implique une grande responsabilité, je me demande juste si moi, Aisuko Atsaka, fille unique d'une famille modeste, a les épaules assez larges pour un tel rôle. Je ne m'étais jamais vraiment rendu compte des responsabilités qu'avait Nekëlvesk avant cette histoire avec la mafia. En tant que chef il se doit d'assurer la sécurité de tout le monde, quitte à mettre sa vie en danger. Et mon rôle à moi alors ? Le soutenir ? M'impliquer dans la vie au manoir ? Tout ça était encore flou pour moi, cette impression de ne pas pouvoir être à la hauteur me donne le traque.

- Nekëlvesk ? Tu crois que je suis capable d'assumer de telles responsabilités ? Je n'avais jamais vraiment réfléchis à se qu'impliquait notre mariage. Je ne voyais en cette cérémonie que la promesse de notre amour... Et si tu finis par nous quitter ? Ce sera à moi de prendre ta place ? Je n'ai pas la carrure d'un chef, tu le sais, mon caractère autoritaire ne suffira pas ! Dire que des personnes convoitent probablement cette place, en se qui me concerne je leur laisse volontiers...

J'expire profondément. Tout ça avait réussi à me faire angoisser. Je fixe mes mains tremblantes, tête baissée. Je tente de me calmer, il ne fallait pas non plus que j'en vienne à faire un malaise. Nekëlvesk c'était arrêté de brosser ma chevelure. J'en profite pour me retourner vers lui. Je plonge mon regard dans le siens, j'étais vraiment angoissée.

- Je ne sais même pas si j'arriverais à supporter l'idée que tu puisse partir un jour, alors diriger tous ces gens qui me détestes... Mon regard se pose sur sa pipe d'opium. Faut vraiment que tu fasse attention à ta santé...

Je me blottie contre son torse sentant que mon angoisse ne voulait toujours pas diminuer.

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Dim 24 Avr - 21:44

Nekëlvesk ne dit rien quelques instants, parfaitement calme alors qu'elle tremblait de tout son corps. Il était plus attendri qu'autre chose, elle s'inquiétait, la pauvre petite. Mais il n'y avait pas de place pour l'inquiétude quand on se préparait à prendre la tête d'une des grandes familles de la cité. D'une certaine façon, c'était ce qui arrivait à Aisuko. Mais son mari n'était pas tout jeune dans le métier, elle n'avait pas à s'inquiéter, il lui apprendrait. Elle en avait, des interrogations, et même un peu trop. Malgré ce qu'elle venait de dire, il tira sur sa pipe. De toute façon, elle n'était pas prête de lui faire arrêter l'opium. Son éternel sourire aux lèvres, il attrapa la main d'Aisuko, petite et délicate par rapport à la sienne, et ricana doucement.

- Reine ? C'est un peu le cas, en effet. Mais je suis bien plus qu'un roi, tâche de ne pas l'oublier. Pour tout le reste, ne t'inquiète pas, je ne prévois pas de mourir pour le moment. Mais si cela venait à arriver, tu e serais bien sûr pas forcée de reprendre ma place : en revanche, je te conseillerais de fuir le manoir. Tu t'exposerais à bien des dangers, et je doute que, vu l'ambiance actuelle, on te mène la vie douce.

Il emplit de nouveau ses poumons de fumée et la laissa lentement ressortir. Il commençait à se sentir un peu pâteux.

- Comme tu dis, des tas d'autres seraient bien contents de te la reprendre, la place. Mais tu vas peut-être y prendre goût, qui sait ? En tous cas, tant que je suis avec toi, tu seras à la hauteur, pas d'inquiétude. Je t'apprendrai à diriger comme il se doit. Bon, peu importe. Il faut simplement que tu fasses attention, que tu te protèges. Si par un tour du destin je venais à perdre mon enveloppe charnelle avant toi, je préférerais peut-être que tu attendes un peu avant de me rejoindre.

En effet, il insinuait par là que la vie terrestre n'était pas si désagréable, une fois habitué. Il attendit quelques secondes passées à observer la main de la jeune femme avant de reprendre :

- Suis la destinée que je t'ai prévue, tout simplement. Tu n'as de toute façon pas le choix.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Dim 24 Avr - 23:18

Aisuko Atsaka

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- Suis la destinée que je t'ai prévue, tout simplement. Tu n'as de toute façon pas le choix.

Je pousse un profond soupire et arrive finalement à me détendre un peu dans ses bras. Après de longues minutes à s'étreindre sans dire un mot je finis par me séparer de lui. Je me lève et défroisse vaguement ma jupe avec mes mains.

- Je vais me promener dans les jardins, histoire de prendre un peu l'air. Ça te dérange que je passe la nuit dans ta chambre ce soir ? Maintenant que l'on est officiellement fiancés on pourrait commencer à se comporter comme un vrai couple.

Je lui jette un regard et esquisse un faible sourire avant de lui prendre sa pipe d'opium d'entre ses mains et de la poser sur sa table de chevet.

- Tu as assez fumé pour aujourd'hui tu ne crois pas ? Je ne vais pas te confisquer ton opium, se n'est pas a moi de te fixer une limite, tu es le seul à pouvoir le faire. Je me disais juste que si tu voulais profiter de ta femme et de tes enfants le plus longtemps possible tu devrais essayer de préserver se qu'il te reste de santé.


Je dépose un doux baiser sur ses lèvres - je l'aurais peut-être plus savourer sans l'arrière goût de cette drogue, avant de passer la porte de sa chambre et de me diriger vers les jardins du manoir.

Je marche le long des dalles posés au sol en regardant les plantes pour la plupart desséchées. Je savais que les Darsang avaient des problèmes financiers, ils leurs étaient donc compliqués de payer quotidiennement un jardinier. Enfin ils, on, maintenant. J'ai encore beaucoup de mal à me faire à cette idée.

Ce jardin devait être magnifique autrefois. Quel dommage. Je soupire et m'assoie sur un banc en pierre. J'envoie la tête en arrière et profite des derniers rayons du soleil de fin d'après midi.

Soudain une ombre sur mon visage troubla ma tranquillité. J'ouvre un oeil, puis l'autre et regarde la femme qui me faisait face. Je dois dire que je la trouve assez jolie, une petite brune bien proportionnée. Je la croisais assez souvent au manoir et elle faisait partie des personnes qui me gratifiaient régulièrement de quelques regards noirs.

Et là, la façon dont elle me regardait ne m'inspirait pas confiance. Je soutenais malgré tout son regard en attendant quelle daigne prendre la parole.

- Toutes mes félicitations pour tes fiançailles Aisuko.


Quelque chose me faisait clairement comprendre que ses paroles n'étaient pas sincères. Est-ce le ton sarcastique qu'elle a employé ? Ou bien la façon dont elle a prononcé mon prénom, avec dégoût ?

Je continuais de la regarder sans rien dire attendant qu'elle finisse se qu'elle a à dire.

- Oh où sont mes manières ! Je crois qu'en deux ans que l'on vit sous le même toit je ne me suis toujours pas présentée. Je m'appelle Abigail, mais je t'en pris appelles moi Abi. Elle croisa les bras et se pencha légèrement vers moi, tentant de se montrer imposante. Tu sais ça n'est pas par ce que tu as massacré une vingtaine de mes amies que je vais avoir peur de toi. Tout se que ça me donne envie de faire c'est de te faire subir le même sort que tu leurs a infligé. Bien que ça soit une raison bien suffisante pour te détester il y en a une autre qui me pousse à le faire. Tu m'as volé mon Nekëlvesk.

Je n'avais pas encore réagis jusque là mais la façon dont elle parlait de Nekëlvesk me fit froncer les sourcils et serrer les dents. Je ne dis cependant toujours rien.  

- Nekëlvesk et moi étions très proche avant que tu ne débarque avec ton décolleté vulgaire et ta jupe au ras du cul. On était fous amoureux l'un de l'autre. Je l'aime toujours énormément d'ailleurs ! Il m'avait promis de me demander en mariage un jour, mais que pour le moment il ne se sentait pas prêt, il disait aussi qu'il voulait d'abord mettre de l'argent de côté. Depuis que tu es là il ne pose même plus les yeux sur moi ! Il passe tout son temps collé à toi ! Je ne sais pas quelle genre de gâterie
tu lui fait pour le rendre aussi dépendant, mais t'as l'air d'avoir énormément d'expérience dans ce domaine là. Tout ça pour dire que tu sors de nul part tu assassines des personnes innocentes, tu me vole mon mari et maintenant mon mariage ? Pour qui tu te prends exactement ?


Ses insultes ne m'ont même pas fait réagir. Elle était certes en colère, mais rien de se qu'elle n'a dit était vrai. Ça crevait les yeux. Le Nekëlvesk que je connais n'est pas le genre d'homme à être "fou amoureux" ou a "mettre de l'argent de côté pour organiser un beau mariage" et encore moi a se détourner de la femme qu'il aime pour une autre. D'autant plus que les autres prêtresses n'étaient clairement pas ses amies. Juste une barrière supplémentaire entre elle et Nekëlvesk, enfin Nekëlvesk, plutôt la place de Nekëlvesk et le pouvoir qu'elle exerce. Cette fille était juste une grosse menteuse, manipulatrice, avide de pouvoir. Il m'avait dit que beaucoup convoités sa place mais je ne pensais pas que l'on en avait parmi nous.

Je fini par me lever pour me retrouver en position de force par rapport à elle. Je la regarde de haut avec un sourire narquois digne de mon cher Nekëlvesk.

- Je me prends pour une personne qui a la conscience beaucoup plus tranquille que la tienne. Tu n'es qu'une menteuse. Tu crois que je ne l'ai pas compris ? Tout se que tu convoite c'est la place qu'occupe Nekëlvesk. Au fond tu es bien contente de se qui est arrivé à ses prêtresses - Paix à leurs âmes - elles ne représentaient qu'un obstacle pour toi, mais tu as oublié de prendre en compte un autre obstacles. Les sentiments qu'il y a entre moi et Nekëlvesk.

Elle paru et peu choquée et un peu démuni l'espace de quelques secondes avant de reprendre un air encore plus féroce.

- Sale pute !

Elle me gifla sans que je ne réagis, me laissant une trace de griffure sur la joue, d'où commençaient à perler quelques gouttes de sang. Au moment ou elle tenta de m'en renvoyer une autre je l'attrape par le poignet et lui fait une clef de bras, l'immobilisant totalement.

- Je n'ai pas envie de me créer plus de problèmes que je n'en ai déjà alors si tu me laisse tranquille je promet de faire comme si rien ne c'était passer.

Elle ne semblait pas prête à riposter alors je décide de la lâcher avant de commencer à me diriger vers l’intérieur. Elle n'attendit pas plus longtemps avant de se jeter sur moi, manquant presque de me faire tomber à la renverse, et de commencer à me tirer les cheveux.

Je tente de la retenir en grimaçant et sentant la colère monter je pose la main sur mon revolver, avant de me rendre compte que Nekëlvesk nous faisait face et nous observé depuis un moment il semblait, probablement même depuis le début. Je me ravise donc et me contente de lui faire une balayette du pied gauche.

Je soupire en la voyant à terre, les poings serrés, se sentant probablement mal de s'être faite surprendre par la personne qui a provoqué cette dispute.

Dans un élan de bonté je lui tend la main pour l'aider à se relever. Je me racle la gorge mais elle ne semble pas vouloir accepter mon aide.

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Mar 26 Avr - 17:21


- Je vais me promener dans les jardins, histoire de prendre un peu l'air. Ça te dérange que je passe la nuit dans ta chambre ce soir ? Maintenant que l'on est officiellement fiancés on pourrait commencer à se comporter comme un vrai couple.

Nekëlvesk acquiesça, enjoué par cette proposition. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas partagé son lit avec quelqu'un, et cela lui manquait peut-être un peu, il fallait l'avouer. Sa bonne humeur s'évanouit lorsque la jeune femme lui prit directement la pipe des mains, coupant court à la consommation de son petit plaisir quotidien.

- Tu as assez fumé pour aujourd'hui tu ne crois pas ? Je ne vais pas te confisquer ton opium, se n'est pas a moi de te fixer une limite, tu es le seul à pouvoir le faire. Je me disais juste que si tu voulais profiter de ta femme et de tes enfants le plus longtemps possible tu devrais essayer de préserver se qu'il te reste de santé.

Il espérait bien qu'elle n'allait pas le lui confisquer, oui. L'opium était la substance qui lui permettait de surmonter la douleur le plus efficacement, il ne manquerait plus que cela. Il allait protester, mais elle avait enchaîné sur "ta femme et tes enfants", le troublant une nouvelle fois profondément. Alors il ne dit rien. Ta femme, cela approchait, nul possibilité de le nier. Mais les enfants, tout de même, c'était violent. Si Aisuko n'avait pas mesuré tout ce que pouvait impliquer leur mariage à venir, lui non plus.
Elle lui vola un baiser et le laissa là, tout penaud, à songer à comment il pourrait gérer un tel avenir. Avoir sur le dos la responsabilité de la maison Darsang lui pesait moins que celle d'engendrer des enfants. En dépit de son avertissement précédent, il récupéra la pipe et tira un peu dessus, pensif. Histoire de se détendre.

Au bout d'un petit moment, qu'il n'avait pas pris la peine de mesurer, il décida d'aller rejoindre sa fiancée dans les jardins, peu motivé à reprendre la partie d'échecs qu'il avait engagée contre lui-même. Tranquillement, il descendit les escaliers, s'occupant de rendre sa peau un peu plus brune pour éviter les coups de soleil - ça commençait à taper, dehors. Pour rendre le déplacement plus aisé, il ne s'était cette fois pas muni de son sabre mais d'une canne qu'un membre de la famille, autrefois menuisier, lui avait fabriqué de ses propres mains. Cela avait véritablement touché Nekëlvesk, qui maintenait toujours pour ce jeune sujet des attentions quotidiennes et toutes particulières.

Il mit du temps avant de trouver Aisuko dans les jardins, et bon Lui, il ne fut pas déçu d'assister à une très jolie dispute. Curieux d'en connaître l'objet, il décida de ne pas se montrer immédiatement et de voir comment la querelle allait avancer. Il lui fallu une bonne minute avant de reconnaître avec stupeur cette sympathique Abigail qui se montrait toujours si polie et aimable, et qui avait même failli devenir l'une de ses prêtresses. Mais le plus aberrant était la quantité incroyable de mensonges qu'elle s'avérait capable de proférer en un si court laps de temps. Quand elles en vinrent au main, il décida de sortir de sa cachette et d'attendre tranquillement qu'on le remarque, mu par une colère glaciale qui ne transparaissait qu'au travers de son regard et de ses doigts qui tapotaient le manche de la canne.

Par chance pour elle - car il n'aurait pas apprécié qu'elle en arrive là - Aisuko n'usa pas de son arme. Nekëlvesk se racla la gorge en voyant l'autre refuser l'aide de sa fiancée, s'approcha en deux grands pas décidés, l'attrapa par l'avant-bras et la releva lui-même. Il ne la lâcha pas et lui fit l'un de ses plus délicieusement vicieux sourires.

- Hum, il me semble que si nous avions été fous amoureux, il m'aurait fallu moins de temps pour me souvenir de ton prénom. Quelle infâmie ; me voilà qui vais rejoindre ma fiancée pour profiter de cette belle après-midi - que tu vas sûrement regretter d'avoir connue - et je la trouve au prises avec... toi.

Il la lâcha avant de pousser un soupir qui sonnait très faux.

- En tous cas, ce n'est pas en te battant avec ta future matrone que tu vas t'attirer mes faveurs, Abigail. Dommage, je n'ai pas mon sabre avec moi ; ça te laisse une chance de t'échapper.

Elle parut outrée.

- Tu ne pourrais pas tuer un membre de ta famille quand même ?! Pour cette traînée ?!

Il haussa les épaules avec un rictus narquois.

- Tuer, non, ce serait trop risqué pour moi, mais aucune loi ne m'interdit de te couper une main pour l'avoir frappée, ou bien la langue pour les insultes inaudibles que tu t'es appliquée à proférer. Ah ! Ne parle pas, je vais m'énerver. Je pourrais lui demander de te tenir le temps que j'aille chercher de quoi te punir, tu sais ; j'ai cru remarquer que le combat rapproché, ce n'était pas ta spécialité.

Il tapa deux fois dans ses mains.

- Hors de ma vue. Que je ne te reprenne même pas à lui adresser une remarque, un regard désobligeant. Compris ?

Forcée de se plier à l'autorité de son maître, la jeune femme ravala sa fierté et s'éloigna. Nekëlvesk poussa un grognement d'irritation et se tourna vers Aisuko :

- Elle ne t'a pas fait mal, ça va ? La bougre a osé te tirer les cheveux, en plus. Elle a bien de la chance que l'on soit en manque d'effectif, sinon je me serais montré sévère. Quand nous serons mariés, je ferai mine de ne rien voir si tu veux lui donner plus de corvées qu'aux autres.

Il s'approcha d'elle et porta un regard attentif à l'ensemble de son corps : elle n'avait pas l'air blessé.

- Je suis fier de toi, tu as résisté à la tentation de lui tirer une balle dans la tête ! On dirait que tu gagnes en contrôle sur toi-même.

Nekëlvesk n'avait pas de problème à féliciter ses sujets méritants, surtout quand il le pensait.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Mer 27 Avr - 14:54

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

J'essuie rapidement du revers du pouce les perles de sang sur ma joue. Ce n'étais qu'une petite griffure, autant éviter qu'il s'en rende compte, on ne va pas en faire toute une histoire non plus.

Je me passe la mains dans les cheveux histoire de les arranger un peu après se crêpage de chignon.

- Je suis fier de toi, tu as résisté à la tentation de lui tirer une balle dans la tête ! On dirait que tu gagnes en contrôle sur toi-même.


Je détourne vaguement le regard. Il est vrai que j'avais faillit dégainer mon arme, mais je ne serais pas aller jusqu'à lui exploser la cervelle, enfin, je l'espère... Je dois avouer que depuis ces deux années je ne sais plus de quoi je suis vraiment capable. Je pousse un bref soupire et regarde mes pieds.

- Je pense que je vais faire comme si rien ne c'était passé, tu sais je ne suis pas vraiment rancunière... Mes pensées se porte alors sur le massacre que j'ai commis il y a plus d'un an de ça. Je pose mon regard sur lui. Enfin... Ça dépend pour quoi. Si tu m'apprenais qu'elle avait déjà tenté de poser ses mains impurs sur toi je me serais faite un plaisir de les lui couper, avant de lui exploser le crâne contre un mur et de... Hum... Il faut vraiment que j'apprenne à contrôler ma jalousie maladive...

Je me mord la lèvre tentant de maîtriser mes pensées négatives. C'était vrai, Nekëlvesk faisait ressortir se qu'il y avait de plus mauvais en moi. Dès qu'il s'agissait de lui j'étais prête à tout et j'avais beaucoup de mal à contrôler mes pulsions meurtrières. Qui aurait cru qu'une relation entre une humaine et un dieu pouvait être aussi malsaine. Je le regarde de nouveau en souriant.

- Mais dans le cas présent je n'ai aucune raison d'être jalouse n'est ce pas ?

Je l'attrape par la main et emprunte le chemin jusqu'à sa chambre. Une fois arriver je m'assoie sur le lit et le regarde avec mes airs de petite fille suppliante.

- Je ne me sens pas de manger avec tout le monde ce soir. On peut pas se faire monter le dîner par une servante ? Juste pour cette fois ! T'as qu'à prétendre que j'ai attrapée froid ou un autre truc du genre ! S'il te plaiiit !


Je n'attend même pas sa réponse et me contente de l'embrasser brièvement en lâchant un "merci". Je m'allonge sur son lit et me recroqueville sur moi même un peu pensive. Tout ces événements m'avaient fait remonter de vieux démons. Certaines images de cette fameuse nuit me revenaient en tête, me donnant rapidement la nausée. Il n'allait peut-être pas avoir besoin de mentir sur mon état de santé finalement...

Je me lève du lit en trombes et m'enferme dans la salle de bain communicante à la chambre de Nekëlvesk. Il ne me fallu pas plus de temps avant de régurgiter le contenu de mon estomac dans les toilettes. Après avoir tout vomi je me sentais extrêmement mal, les images dans ma tête se faisait de plus en plus violente et précise.

J'éclate en sanglots, en boule, sur le carrelage froid de la salle bain. Sanglots que je m'efforce en vain d'étouffer. Ça n'étais pas la première fois que je faisais une telle crise, bien que la dernière remonte à un bon moment. J'espère ne pas trop inquiéter Nekëlvesk...

Je continue de sangloter en voyant défiler devant mes yeux toutes mes victimes et les façons dont je les aient tué.
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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Dim 1 Mai - 16:18


- Je pense que je vais faire comme si rien ne c'était passé, tu sais je ne suis pas vraiment rancunière...  Enfin... Ça dépend pour quoi. Si tu m'apprenais qu'elle avait déjà tenté de poser ses mains impurs sur toi je me serais faite un plaisir de les lui couper, avant de lui exploser le crâne contre un mur et de... Hum... Il faut vraiment que j'apprenne à contrôler ma jalousie maladive...

Nekëlvesk ne s'exprima pas. Bah, de toute façon, si Abigail avait tenté de commettre un tel crime que celui de le toucher sans autorisation, elle n'aurait été là aujourd'hui pour agresser Aisuko. Il commençait à regretter que ce ne soit pas arrivé. Il se sentait plutôt flatté qu'elle soit prête à aller jusqu'à de telles extrêmités pour le garder pour elle seule, même si Dieu était libre de faire ce qu'il voulait avec qui il voulait, et qu'il n'appréciait pas plus que ça qu'on assassine ses sujets. Un mal pour un bien : Aisuko lui prouvait son amour et sa dévotion. Après avoir traversé quelques instants de trouble apparent, elle lui sourit :

- Mais dans le cas présent je n'ai aucune raison d'être jalouse n'est ce pas ?


Il secoua la tête avec, lui aussi, un sourire en coin. Il l'avait choisie. Quelle question ! Pour l'instant, il n'avait pas l'intention de revenir sur sa décision. Elle lui attrapa la main et il se laissa guider jusqu'à leur chambre, sans trop savoir pourquoi elle l'y emmenait - il ne se faisait pas d'espoirs, même si cela l'attristait quelques peu.

- Je ne me sens pas de manger avec tout le monde ce soir. On peut pas se faire monter le dîner par une servante ? Juste pour cette fois ! T'as qu'à prétendre que j'ai attrapée froid ou un autre truc du genre ! S'il te plaiiit !

Elle le regardait avec ses airs d'enfant, alors qu'il n'approuvait pas forcément cette requête. Elle lui vola un baiser et lui donna un "merci" précipité, arrachant au pauvre garçon un soupir mi-résigné, mi-amusé. Il supposait qu'il n'avait pas le choix, et si ce n'était que pour cette fois, il pourrait bien s'en accommoder. Il approuva donc et s'apprêtait à s'allonger auprès de la jeune femme pour reposer sa jambe blessée quand il la vit se lever brusquement et foncer tout droit vers les toilettes pour vider le contenu de son estomac. Sans s'éviter un petit "Mais qu'est-ce qu'elle a, encore ?", Nekëlvesk se pressa vers la salle de bains pour aller s'enquir de son état.
Il ne fut pas déçu. Aisuko, allongée sur le carrelage, pleurait et tremblait, comme ailleurs. Inquiété, il se pencha vers elle, dans l'incompréhension la plus totale. Que diable lui prenait-il ? Il l'attrapa et l'aide à se relever et tenir debout malgré les sanglots convulsifs qui agitaient sa poitrine. Il la guida vers le lit pour l'y allonger, la gratifiant des quelques paroles les plus réconfortantes possibles pour lui - pas grand-chose, en effet. Il alla mouiller un linge pour le lui poser sur le front, la rafraîchir.

- Ne bouge pas, Aisuko, et respire.

Les crises de nerfs, il avait connu aussi. Il répétait un peu bêtement ce qu'on lui disait de faire quand cela lui arrivait par le passé. Peut-être qu'elle, cela l'aiderait un peu. Cédant du terrain face à la douleur, il s'assit à côté d'elle et cala aussi délicatement que possible la tête de la jeune femme contre son torse. Il lui caressait les cheveux, un peu comme on caresserait le dos de son chat. Au bout d'un petit moment, alors qu'elle semblait plus apaisée, il lui lança :

- Aisuko, c'est fini tout ça. Maintenant il faut que tu passes à autre chose : si j'ai laissé un meurtre pareil se produire, c'est qu'il le fallait. Tu vas devenir chef de famille, et même si c'est à mes côtés, il ne faut pas que tu montres le moindre signe de faiblesse ; je ne peux l'accepter. Il faut que je pense à l'avenir des Darsang, et si tu n'as pas les épaules, que je t'aime ne suffira pas à permettre notre mariage.

Il avait ressenti un pincement au coeur en prononçant cette dernière phrase, mais ne l'avait pas laissé paraître. Il fallait qu'elle comprenne qu'il était sérieux, que leur mariage était une importante affaire et pas un caprice satisfait. C'était primordial.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Dim 1 Mai - 17:16

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

Les attentions de Nekëlvesk à mon égard me surprises. Je m'attendais à se qu'il me laisse pleurer jusqu'à se que je me calme. Au lieu de ça il prenait soin de moi et m'adressait des gestes et des paroles réconfortante. Tous ses actes réussirent bientôt à calmer mes sanglots.

- Aisuko, c'est fini tout ça. Maintenant il faut que tu passes à autre chose : si j'ai laissé un meurtre pareil se produire, c'est qu'il le fallait. Tu vas devenir chef de famille, et même si c'est à mes côtés, il ne faut pas que tu montres le moindre signe de faiblesse ; je ne peux l'accepter. Il faut que je pense à l'avenir des Darsang, et si tu n'as pas les épaules, que je t'aime ne suffira pas à permettre notre mariage.


Je reste un instant abasourdie n'ayant pas saisi immédiatement le sens de toutes ses paroles. Je me redresse et le regarde surprise.

- Tu... m'aimes ? ... Je... C'est la première fois que tu... que tu me le dis...

Alors que je me sentis comme envahie par une vague de bonheur le sens de ses dires me percute brutalement, me faisant totalement redescendre. Il venait de dire que j'étais faible ? Selon lui le fait que j'avais mauvaise conscience suite aux meurtres abominables dont j'ai étais l'auteure était une preuve de faiblesse ?! Moi faible ?! Il se fout de ma gueule là ?!

- Excusez la petite Aisuko, terrorisée par son ombre, de ne pas être assez forte pour être votre femme, monsieur Darsang ! Si il suffit que celle-ci pleure pour vous faire remettre en cause votre union, il vaudrait peut-être mieux laisser tomber cette idée de mariage totalement sordide !


Je me lève d'un bon du lit totalement énervée. Je m'apprête à passer la porte pour éviter qu'une dispute éclate à nouveau, mais l'envie irrépressible de lui faire fermer son caquet me força à me retourner vers lui et à le foudroyer du regard.

Je lui fait de nouveau face, les poings serrés, un sourire crispé sur le visage.

- Comment peux-tu dires une chose pareille ! Une fille qui jusqu'à ses 16 ans a supporté les coups et les attouchements de son propre père n'est pas faible ! Une fille qui est capable de tuer ses parents n'est pas faible ! Une fille qui est capable de tuer pour protéger celui qu'elle aime, quitte à vivre avec ça sur la conscience n'est pas faible ! Fuck ! Et tu sais se qui me demande le plus de force ?! De supporter ta sale gueule et ton égoïsme à longueur de journée !


Je pars en claquant la porte sans même lui laisser l'occasion de riposter. Alors comme ça j'étais une petite fille faible et sans défense ? J'allais lui montrer moi !

Je me dirige d'un pas décidé vers la cuisine ignorant les regards surpris des habitants qui on très certainement entendus mes cris. J'ouvre un placard et attrape une bouteille de vodka avant de prendre la direction de la fameuse pièce de Nekëlvesk au sous-sol. J'ouvre la porte avec la clé que je lui ai dérobé avant de sortir de la chambre. Il était très certainement trop abasourdi par ma réaction pour s'en être rendu compte.

Je m'installe sur une des couchette et me prépare une pipe d'opium - j'avais vu Nekëlvesk le faire une bonne centaine de fois- bien décidée à lui épuiser un maximum de sa réserve.

Entre chaque bouffé j'engloutis quelques gorgé de vodka pour faire passer le goût. J'ai toujours étais une amatrice d'alcool fort, mais je me retenais toujours d'en boire en grosse quantité. Se n'était pas dans mes habitudes de me torcher au point de ne plus savoir marcher.

Très vite l'effet de l'opium mélangé à celui de la vodka commença à se faire sentir. Je fus tentée d'arrêter à plusieurs reprises sans vraiment le pouvoir. Etait-ce ma colère envers Nekëlvesk ? Ou bien l'addiction de la drogue ? Je n'en avais absolument aucune idée.

Cela faisait un bon moment que j'étais là maintenant et j'avais certainement suffisamment de grammes d'opium et d'alcool dans le sang pour faire une overdose. La bouteille de vodka était vide. Je le fait rouler sur le sol et continue de fumer, le goût n'était plus si dérangeant que ça finalement.

J'entendis le bruit de la bouteille qui roulait au sol s'arrêter subitement. Bien que tout me paraissait lointain j'arrive à porter mon attention sur la personne qui l'avait stoppé. Nekëlvesk. Il avait l'air assez énervé, du moins je crois... C'est difficile à dire à vrai dire j'ai l'impression d'avoir le cerveau qui tourne au ralentis. Je le pointe du doigt avec une moue énervée.

- T'es qu'un vilain pas beau ! Je te boude ! Et je vais fumer tout ton opium ! Na !

Une seconde plus tard me voilà penchée au dessus du sol à vomir mes tripes. Ok j'ai peut être un peu trop forcé sur la vodka là. Je m'essuie la bouche avec ma cravate et relève la tête vers Nekëlvesk. Un sourire lubrique étire mes lèvres.

- T'es plutôt mignon toi ! On se connait ?

Je tente de me lever. J'évite avec brio ma flaque de vomis avant de m'étaler sur le ventre juste à ses pieds. J'attrape sa jambe et le regarde avec un air d'enfant suppliant qui dénotait totalement avec mes paroles.

- J'ai envie de faire des trucs sales ! Baise moi ! S'il te plait !!

Je me redresse en m'aidant de tout se qui se trouve à ma porté. Je me jette, ou plutôt m'affale sur Nekëlvesk le poussant contre la porte. Je lui roule une grosse pelle bien baveuse avec toute l'ardeur dont je suis capable, c'est à dire aucune. Je me sens tellement molle que même embrasser une limace aurait certainement pu être plus plaisant.

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Lun 2 Mai - 16:31


Nekëlvesk en était presque choqué. Comment était-il possible de changer d'humeur à une vitesse aussi hallucinante ? Il ne voyait pas réellement ce qu'il avait dit de mal, si ce n'était la vérité. Ne comprenait-elle pas qu'il avait un rôle à assumer ? Des arrières à s'assurer ? Survivre dans la vie politique ne demandait pas les mêmes ressources que survivre dans sa vie personnelle, c'était totalement différent. Il l'avait appris. Il connaissait le passé difficile d'Aisuko, que croyait-elle ? Il voulait simplement être sûr qu'ils ne courraient aucun risque, exposé sur le devant de la scène politique. Et surtout, il fallait à tout prix écarter les risques d'accidents tels que la divulgation du secret de son crime pendant une crise de nerfs.

Irrité, il la laissa s'enfuir sans rien dire. Il tentait de passer au dessus des insultes, bien que l'exercice s'avérait périlleux. Comment osait-elle ? Il était tout à fait séduisant. Et il n'y avait pas de mal à penser à soi quand on avait créé le monde. Impudente. Pour la pérennité de leur union à venir - enfin, si cela se faisait, au final - il vaudrait mieux qu'elle évite de lui balancer ce genre de balivernes à la figure. Et lui d'arrêter de lui exprimer son point de vue de manière claire et précise ? Ah ! Elle pouvait toujours rêver.
Nekëlvesk laissa passer le temps. Dix minutes, quinze, vingt, puis trois quarts d'heure. Il se sentait un peu mieux, plus enclin au pardon - Dieu est miséricorde - puisque de toute façon ce n'était pas vraiment de la faute d'Aisuko : il avait créé les hommes ainsi. Ils s'énervaient, basculaient, mais il suffisait de quelques mots doux pour les ravoir dans la poche. En temps normal il aurait laissé passer beaucoup plus de temps mais, étrangement, il ne voulait qu'elle lui en veuille. Il se sentit faible et refusa de l'admettre ; il préféra à cette vérité une excuse telle que "les conflits entre lui et Aisuko risqueraient de semer le trouble au sein de la maison, il n'y avait pas de place pour cela ici". Alors, il suivit le chemin de la jeune femme et descendit les escaliers, armé de sa canne. Il demanda si on n'avait pas vu sa fiancée. Les regards se dérobèrent. Un jeune homme se racla la gorge et désigna une direction.

- Hum... Par là-bas, je crois...


Nekëlvesk leur jeta un regard soupçonneux. À leurs têtes, il devinait que ce qu'il allait découvrir ne lui plairait pas. Il suivit la direction que lui indiquait le doigt tendu et son regard se heurta à... Non ? Elle n'avait tout de même pas osé ?
D'abord, ce fut le choc qui se lut dans ses yeux. Il espérait de tout coeur se tromper. Elle pouvait assassiner des dizaines de personnes de sang-froid si elle voulait, mais jamais elle ne serait capable de faire ça. De lui faire ça. Il se dirigea vers la petite cave, épris de l'impétueux besoin de savoir pour se rassurer.

Il aurait mieux fait de s'abstenir. La scène sous ses yeux faisait partie de l'une des pires qu'il avait jamais vues. Son opium ; cette... cette dévergondée se délectait de son opium ! En s'alcoolisant, en plus. Il lui apprendrait qu'il faut prendre soin de son corps comme il le mérite, avant de lui faire couper la tête. Elle lâcha la bouteille apparemment vide - diable, comment pouvait-elle être toujours consciente avec tout cela dans le sang ? - qu'il stoppa de son pied, crispé. Nekëlvesk ne s'énervait pas souvent. Sauf quand on touchait à sa drogue, comme tout toxicomane qui se respecte. Intérieurement il bouillonnait.


- T'es qu'un vilain pas beau ! Je te boude ! Et je vais fumer tout ton opium ! Na !

Après avoir lancé ces paroles pleines de sagesse, elle vomit ses tripes sur ses chaussures. Gracieux. Il allait craquer. Elle allait fumer tout son opium ? Malheureusement, il semblait que le crime était déjà commis. Presque, en tous cas. Il ne tiendrait pas deux jours avec ce qu'il restait en stock. Il grinça des dents alors qu'elle lui adressait un sourire inhabituel chez elle.

- T'es plutôt mignon toi ! On se connait ?

Mignon, c'était tout ? Il était outré. Et mis à part ça, ils étaient juste sur le point de se marier. Non, là, il n'en pouvait plus. Même sous l'emprise de toutes les drogues du monde, oublier son dieu était inadmissible. Il crut sentir de terribles envies de meurtre monter en lui quand elle s'accrocha à sa jambe comme une vieille branche qui s'y coincerait au cours d'une marche en forêt. Il réprima la terrible envie de secouer la jambe pour s'en débarrasser alors que les voix dans sa tête revenaient lui parler. Il s'efforçait de ne pas les écouter, regardant la jeune femme de haut, et écouta ce qu'elle avait à dire pour sa défense.

- J'ai envie de faire des trucs sales ! Baise moi ! S'il te plait !!


Avec tout ce vomi, cela risquait d'être sale, en effet. Généralement, Nekëlvesk ne refusait pas ce genre de proposition, mais dans le cas présent, Aisuko était pleine de vomi, ivre morte, et elle venait de s'enfiler toute sa drogue. De une, il ne trouvait pas cela terriblement désirable, et de deux, il ne lui ferait pas ce plaisir. Il dégagea sa jambe avec dédain.

- Je n'ai pas assez bu pour faire une chose pareille, moi. Tu veux fumer, Aisuko ? Bien, tu ne vas pas être déçue.

Il sortit, claqua la porte, et passa dans une cave annexe pour revenir dans sa petite pièce, les bras chargés de multiples poudres et herbes mystérieuses. Nekëlvesk ne consommait pas tout cela, mais il n'avait jamais cessé le trafic de drogue - qui offrait des revenus incroyables - et comptait bien en faire profiter la jeune femme. Il était animé d'une colère froide, une colère qui le faisait sourire et chanter les voix imaginaires qui le hantaient. Il attrapa la pipe à opium et la bourra d'un petit mélange spécial, avant de s'asseoir à côté d'Aisuko. Elle était totalement ailleurs, mais elle n'avait encore rien vu. Il avait rempli la pipe des substances aux effets les plus... explosifs. Entre les hallucinations, les voix, et tout ce que le cerveau pouvait produire de sordide, elle ne serait pas déçue. Avec un sourire aux limites du sadique, il lui fit fumer son cocktail maison. En prenant bien soin de ne pas inhaler la fumée, bien entendu. Sa colère ne serait passée que quand il aurait vu la terreur dans ses yeux. Après tout, elle aurait un aperçu de son quotidien à l'hôpital psychiatrique, cela ne ferait que les rapprocher - il ricana en se faisant cette réflexion. Une fois la pipe vidé, il la regarda avec le sourire le plus malsain qu'on ne lui avait jamais vu :

- Alors, mon amour, comment te sens-tu ?

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Mar 3 Mai - 20:47

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

Tous autour de moi changeait de couleur de manière totalement épileptique. Je fixais Nekëlvesk, les yeux rouges et dilatés. Mon air totalement amorphe devient vite animé par quelques tics notamment au niveau des paupières. Mon regard se perd sur le plafond alors que je semblais comme lancée dans une discussion très animé avec moi même.

Très vite ma discussion vira en dispute. Dispute qui se fait de plus en plus violente. Je plaque les mains sur mes oreilles et secoue vivement la tête de droite à gauche.

- Arrête !! Je veux plus te parler ! laisse moi tranquille !!

L'air totalement désespéré je me tourne vers Nekëlvesk comme pour lui demander de l'aide. Le Nekëlvesk que j'aperçue n'avait plus rien à voir avec celui que j'ai connu. Son sourire malsain était dix fois plus accentué et j'avais l'impression qu'il me fixait avec de grand yeux rouges luisants. Il avait un visage monstrueux et vraiment effrayant. Il était à mes yeux méconnaissable. J'hurle et me réfugie dans un coin de la pièce.

- M'approches pas !! Sale monstre !


J'étais en position fœtal les genoux entourés de mes bras. Je pleurais à chaudes larmes et tremblais comme une feuille. La voix dans ma tête revient accompagnée de nouvelles. Elles étaient toutes très agressives et faisaient un vacarme insupportable. Je commence à taper frénétiquement mes talons contre le sol en leurs hurlant de se la fermer.

Je restais alors comme ça pendant de longues, longues minutes. Puis je commence alors à éclater de rire en chœur avec les voix. Je fixe Nekëlvesk avec un sourire démentiel, avant de me jeter sur lui et de l'immobiliser au sol.

- Je vais t'exploser le crâne !

Je sors mon revolver de dessous ma jupe et le braque contre sa tempe. Alors que je m'apprêtais à appuyer sur la détente mes yeux se révulsèrent soudainement. Je fus rapidement prise de tremblement incontrôlable, m’effondrant sur le dos à côté de lui, laissant glisser mon revolver.

Je convulsais sur le sol me sentant partir, l'esprit comme agité de flashs et de couleurs vives. Puis plus rien. Touts c'étaient arrêtés en même temps - si ce n'est mes yeux toujours révulsés. J'avais cessée de trembler, ma respiration c'était stoppée et mon coeur avait arrêté de battre. Je reste ainsi un filet de bave le long de la mâchoire, comme morte.

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Mer 4 Mai - 17:35


Il y avait longtemps que Nekëlvesk ne s'était pas ainsi délecté de la souffrance d'autrui. Il la regardait goûter à la folie, avec, nullement cachée, au fond des yeux une lueur de satisfaction malsaine qui frôlait le sadisme. Elle criait, elle hurlait, torturée par une invisible entité, et ce spectacle lui donnait des frissons non désagréables. L'opium l'empêchait de vivre ce genre de choses, et elle le lui supprimait. Alors Aisuko, qu'est-ce qu'on ressent, quand on n'a pas le loisir de goûter à la solitude au sein de son propre esprit ? Il s'en léchait presque les babines.

Mais maintenant, après qu'elle soit passée à un cheveu de lui faire sauter la cervelle, la main divine - la sienne - l'avait une nouvelle fois sauvé en agitant le corps de la jeune femme de convulsions douloureuses. Il s'était relevé, contemplant le spectacle sans une once de culpabilité. Elle avait cherché les ennuis ; Nekëlvesk avait la main habile quand il s'agissait de les donner. La colère l'aveuglait et de toute façon, qu'est-ce qui pouvait bien être interdit à l'Être Suprême ? Si quelqu'un avait le droit faire subir ce qu'il voulait à quelqu'un c'était bien lui. Il s'en donnait à coeur joie. Et maintenant ne restait plus qu'à attendre. Elle n'avait pas vomi, ce n'était pas bon signe, avec une quantité pareille de toxines dans le sang - le dernier petit cocktail n'était pas ressorti. Maintenant qu'elle ne bougeait plus, il s'assit maladroitement à côté d'elle et fourra les doigts au fond de sa gorge pour la faire régurgiter ce qu'il était encore possible de faire sortir de son estomac. Il voulait la faire payer, pas la tuer, lui.

Mais Aisuko ne se réveillait pas. Il fronça les sourcils, un peu inquiet. Normalement, on survivait à ce mélange, il l'avait déjà utilisé sur lui-même. Puis il se rappela que sa fiancée n'était pas une toxicomane aguerrie, ce qui altérait possiblement sa résistance à ce genre de substances. Il se releva, se pressa d'aller faire préparer une diligence, et deux Darsang transportèrent à sa suite la jeune femme après avoir pratiqué une massage cardiaque musclé. Le coeur était parti, mais elle était toujours inconsciente : la pauvre jeune femme allait faire un nouveau séjour chez le médecin. Nekëlvesk vit dans l'expression craintive des jeunes hommes qu'ils avaient dû absolument tout entendre des cris d'Aisuko dans la cave, mais ils ne posèrent aucune question. Tant mieux pour eux.
Avant de faire partir le véhicule, il demanda à ce qu'on lui amène Rosita et la fit monter dans la voiture.

Pendant le trajet tout entier, il contempla le corps allongé de sa compagne respirant faiblement, sur la banquette en face de lui. Dieu qu'elle était plus supportable comme ça. Son coup de nerf n'était pas redescendu : cela ses voyait à ses mains crispée et son regard sombre. Mais Nekëlvesk tenait à l'accompagner de lui-même. Question d'honneur : c'était lui qui l'avait mise dans un état pareil. Sans compter qu'il voulait s'assurer en personne que tout se passe bien, il n'aurait pas pris le risque de confier cette jeune femme haïe de presque toute la maison à un Darsang dans un tel état de faiblesse. Il n'adressa pas un mot à la servante, qui, impressionnée, ne lui en adressa pas un non plus, se contentant de lui lancer quelques regards obliques. Elle était nerveuse, cela se sentait. Il n'y prêta pas attention.

Une fois arrivés, ils furent accueillis par le médecin qui, habitué à la discrétion, ne posa pas plus de questions que nécessaire et alla s'occuper d'Aisuko. Nekëlvesk s'assit à la table du docteur alors que la jeune femme était montée dans la chambre réservée aux malades. Il interpella enfin Rosita :

- Elle t'aime bien, non ?

Elle hocha timidement la tête, toute crispée.

- Bien. Après ça, elle ne voudra pas me voir et je veux lui épargner de nouvelles émotions fortes. Tu veilleras sur elle jusqu'à ce qu'elle se réveille, compris ? Tu seras récompensée si tout se passe bien. Je te fais confiance, ne déçois pas ton dieu.

D'un geste, il lui indiqua de monter. Elle sembla comprendre le message et rejoignit la chambre d'un petit pas pressé. Il soupira.
Une fois encore, il n'y avait plus qu'à attendre.

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Jeu 5 Mai - 8:08

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

Ma tête me faisait souffrir. J'avais la bouche et la gorge sèche ainsi qu'une forte envie de vomir. Je tente vainement de soulever mes paupières. Le peu de lumière qui réussit à s'y faufiler suffi pour me faire grincher. Je me retourne sur le ventre et enfoui ma tête sous l'oreiller, dans l'espoir de retrouver la tranquillité.

Quelques minutes plus tard, la douleur persistante me fit abandonner l'idée de me rendormir. Je me redresse alors et tente une nouvelle fois d'ouvrir les yeux en me frottant nonchalamment l'arrière de la tête. Il ne me fallu pas plus de temps avant de reconnaître l'endroit où je me trouvais. Encore cette chambre ? Qu'est ce qui m'est encore arrivé ? Je tourne ma tête vers la droite et quelle ne fut ma surprise d'y découvrir Rosita visiblement soucieuse de mon état.

- Qu'est ce que tu-... ?

Soudain tout mes souvenirs refirent surface. Tout me revient brutalement amplifiant mon mal de crâne. Je porte ma main sur mon front en couinant.

J'avais beaucoup bu et beaucoup fumée. Nekëlvesk en avait profité pour me faire fumer plusieurs substances qui ont eu un effet dévastateur sur moi. J'avais crié, pleuré, j'avais tenté de le tuer puis j'avais commencé à convulser. Puis plus rien. J'avais eu cette horrible sensation, comme si mon heure était arrivée. Il avait tenté de me tuer ?!

Je me lève d'un bond et dévale les escaliers, suivis de près par Rosita totalement paniquée.

- Aisuko ! Attend !

J'arrive en bas et me plante devant Nekëlvesk le foudroyant du regard. J'avais les dents serrés et les ongles enfoncés dans la paume de mes mains. J'étais hors de moi. Comment pouvait-il être capable de faire infliger un tel châtiment à la femme avec qui il s'apprête de se marier ? A la femme qu'il se dit aimer ?!

Avant que je n'eu le temps d'ouvrir la bouche mes nausées refirent surface je me penche en avant et dégobille tout se que je n'ai pas encore fais sortir. Je m'essuie la bouche avec le dos de ma main. Mon regard noir devient subitement inanimé de toutes émotions.

- A quoi bon continuer comme ça... ? Murmurais-je.

Je me redresse et prend la porte sans même adresser un dernier regard à Nekëlvesk. Les plantant là sans aucune explication. Je marche d'un pas las vers le manoir. Essayant de trouver une seule raison qui me pousserait à y rester. Tout le monde voulait ma mort, même Nekëlvesk avait faillit y parvenir. Après tout qu'es ce qui me pousse à aimer ce gars ? Il n'a presque jamais eu une seule parole gentille à mon égard et à chaque fois que l'on passe un bon moment ensemble il se débrouille pour tout gâcher.

J'en ai assez de m'accrocher à cette illusion. Je suis fatiguée, fatiguée de cette relation insensée qui ne m'apporte rien de positif. J'arrête de me battre.

Il me fallu un bon moment avant de finalement atteindre le manoir. Je passe la porte et me dirige vers ma chambre. Je fourre toute mes affaires au fond d'une valise et passe ma guitare électrique derrière mon dos. J'attrape ma valise et me dirige vers la porte. Ce serait la dernière fois que je mettrais les pieds ici. Je passe à nouveau la porte du manoir et devant celui-ci se tient la personne que j'aurais espéré ne pas croiser. Il ne méritait même pas que je lui dise au revoir.

Je relève vers Nekëlvesk mon regard vide. Tout se qu'on pouvait y lire était une profonde fatigue. J’entrouvre brièvement les lèvres avant de me raviser. Il ne fallait pas que je lui parle. Je ne voulais pas entendre sa réponse. Je ne voulais pas entendre sa voix. Sinon j'allais renoncer. Je l'aimais de tout mon coeur. Je l'aimais plus que je ne pouvait le supporter et cette relation me détruisait. Tout ça n'avait que trop duré. Je passe alors juste à côté de lui en me contentant de lancer :

- Oublie moi.


Je marche en tentant de mettre le plus de distance possible entre nous. Mes larmes inondes de nouveau mes joues. Ce sera la dernière fois qu'il me fait pleurer. Pensais-je en me mordant la lèvre inférieur.  

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Ven 6 Mai - 20:05


- Oublie-moi.

Elle l'avait dit. La bougre, elle allait presque lui faire avoir des remords. Oublier, il l'avait déjà fait avec l'autre. Il n'avait pas envie d'oublier à nouveau. Il avait fait le compte, pendant la nuit, pendant qu'il tentait de la rattraper. Mais la remise en question, ce n'était pas son fort. Peut-être avait-il, à certains moments, un tant soit peu abusé. Mais quoi ? Il avait le droit, lui. Il ne s'était jamais fait passer pour un type bien. Il avait généralement toujours trouvé cette phrase cliché, mais en effet, on ne se rend compte de la valeur de ce que l'on possède que lorsque l'on est sur le point de le perdre. C'était ce qu'il se passait, et il ne savait plus quoi faire. S'il la laissait partir, elle serait peut-être mieux, c'était même presque sûr. Quand on aime quelqu'un, on pense à son bien-être avant le sien, n'est-ce pas ?

Oui, mais Nekëlvesk n'avait jamais été altruiste.
Il n'y avait pas encore trop de distance entre elle et lui, il voyait la scène se dérouler un peu au ralenti. D'une voix qui trahissait une espèce de malaise, un peu rocailleuse, un peu brisée, qui ne lui ressemblait pas vraiment, il lança :

- Aisuko ?


Elle s'arrêta. Bon, zen, Nekëlvesk. Il était dieu, il était au dessus de tout cela. Mais elle était sa possession, qui sait ce qu'elle ferait une fois échappée de ses mains ? L'imaginer avec un autre homme - il en était un peu un -, heureuse, le rendait presque malade. Elle l'oublierait et lui en serait incapable cette fois. Peu lui importait comment, bien, ou mal, ou très mal, il la voulait près de lui.

- Pardon...

Il détourna le regard, gêné, les mains dans le dos comme un enfant honteux. Jamais il n'aurait pensé prononcer ces paroles, lui. Pourtant il venait de le faire, presque sincère. Il savait qu'elle allait s'énerver - une fois encore - mais au moins, elle ne lui tournerait pas le dos, elle lui parlerait et aurait les yeux posés sur lui, lui seul.

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Ven 6 Mai - 20:36

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

- Pardon...

Je m'arrête subitement, comme si je me trouvais désormais face à un mur. Ma valise glisse de ma main pour rencontrer le sol. Mes larmes n'avaient pas cessé de couler. En un seul mot il avait réussi à me désarmer. S'en était totalement déconcertant, peut-être même agaçant.

L'entendre s'excuser de la sorte me fît comprendre à quel point je suis importante pour lui, chose qu'il oublie trop souvent de me rappeler. Je baisse la tête. Quelques gouttes d'eau commence à tomber et avant même que l'on s'en rende compte un vrai déluge viens rendre à cette scène un côté encore plus déchirant.

Je ne savais plus quoi faire. Rester avec lui causera ma perte, j'en suis sûre, mais au fond de moi je préfère mourir que de vivre sans lui. Je suis incapable de le laisser, incapable de l'abandonner. Qu'importe à quel point il est un être immonde et détestable, il est ma seule raison de vivre. Ma seule lueur d'espoir dans l'obscurité de ma folie.

Je serre les dents et garde la tête baissée, toujours dos à lui. La pluie s'abattant sur mon visage vient se fondre avec mes larmes. Je prononce alors sur le ton le plus ferme possible, tentant vainement de cacher le tremblement de ma voix.

- Je ne veux pas de tes excuses ! Je veux t'entendre dire que tu m'aimes ! Je veux que tu me rappelles à quel point tu tiens à moi ! Et pas seulement aujourd'hui ! Tous les jours ! Par des actes ! Par des paroles ! Débrouilles toi comme tu le souhaites, mais je veux que tu me prouves ton affection ! Tu dois me traiter comme une reine Nekëlvesk ! Pas tenter de me tuer après chacune de nos disputes ! C'est à ton tour de faire des efforts maintenant d'accord !? Sinon il ne faudra pas t'étonner si tu te réveilles un matin sans que je ne sois à tes côtés ! Je suis parfaitement capable de partir... Ok ?! Je suis parfaitement capable de... t'oublier... Si je le veux... !

Il ne me fallu guère plus de temps avant de me jeter en larmes dans ses bras et d'éclater en sanglots, le visage enfouie dans son cou. Je pleure en hoquetant telle une enfant qui souffrirait d'un gros bobo. Je l'entoure de mes bras et le serre contre moi. Rien que l'idée que je n'aurais peut-être jamais plus pouvoir me blottir ainsi contre lui, mes sanglots redoublèrent.

- J-je... ne suis... pas... dépendante de... toi... Ok ?
Hoquetais-je entre deux sanglots.

J'avoue que je ne savais plus vraiment si c'était lui ou moi que je tentais de persuader. Bien sur je savais que j'étais totalement éprise de cet homme et que j'étais totalement incapable de vivre sans lui. Je resserre davantage mon emprise, comme par peur qu'il me laisse et m'abandonne. Malgré toute la scène que je venais de lui faire, j'avais peur que ce soit lui qui finisse par me délaisser.

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Ven 6 Mai - 21:10


Nekëlvesk n'aurait pas pensé la récupérer aussi facilement, en fin de compte. Il fut intensément soulagé quand elle se jeta dans ses bras en pleurant, et sûrement très flatté. Un petit sourire difficile à interpréter s'était dessiné sur son visage, alors qu'il la serrait contre lui. Cette pauvre Aisuko le confortait dans son délire de toute puissance, et c'était à son grand plaisir. Il la voulait, il l'avait. Et il la garderait. Il huma son odeur, heureux malgré tout de pouvoir le faire. Il se demanda brièvement comment il se serait débrouillé, si elle l'avait laissé, si elle avait ignoré ses excuses. Il préférait se persuader qu'il l'aurait parfaitement bien vécu et qu'elle aurait plus souffert que lui.
Il ne la croyait pas, elle n'était pas capable de l'oublier, nul ne le pouvait, c'était sûr. Mais peut-être pouvait-elle s'en aller, c'était hors de question. Abandonner son dieu, c'était se condamner à l'Enfer, dans l'éternité et sur Terre, torturée par son souvenir. Aisuko pouvait être surprenante, il avait peur qu'elle ose. Il hocha la tête et lui glissa à demi-voix :

- Je ferai de mon mieux Aisuko, je ne peux pas te promettre une affection sans bornes comme tu la trouverais chez n'importe qui, mais je suppose que même Dieu peut faire des efforts - et des erreurs.

Et pour donner un peu plus de corps à ses paroles, il l'embrassa, avec un petit peu de maladresse, parce qu'il n'avait pas l'habitude d'y mettre des sentiments. Ils étaient désormais trempés par la pluie, misérables avec leurs vêtements qui leurs collaient à la peau, mais cela ne l'importunait pas tant que cela. Il avait retrouvé son dû.

- Oh, et puis, pour tout à l'heure, je ne voulais pas... te tuer. Juste une petite vengeance, je ne pensais pas que pour les non-initiés ce mélange était si dangereux. Je ne recommencerai pas, mais par pitié, ne touche plus jamais mon opium, c'est trop important pour moi.

C'était un point à clarifier. Si elle recommençait, il allait de nouveau craquer, et les soucis n'étaient alors pas prêts d'en finir. Il lui sourit le plus gentiment possible, et avant qu'elle ne puisse ajouter quoi que ce soit compléta :

- Oh, et tu veux des actes ? En premier lieu, nous allons rendre passible de très douloureuses punitions infligées de ma main le moindre regard de travers qui te sera lancé. Si les Darsang ne te veulent pas parmi eux, ils devront faire un effort, ou alors ils se retrouveront à la rue avec la partie du corps de ton choix en moins. Tu auras le droit au traitement qui t'es dû, crois-moi.

Découper des gens était, à ses yeux, en effet une preuve d'affection. Il espérait que ce début lui conviendrait - c'en était un. Il déraperait à nouveau un jour ou l'autre, évidemment, mais au moins il serait le seul à le pouvoir. Plus d'insultes, plus de regards noirs, plus de menaces. Les Darsang se tairaient ou le regretteraient.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Ven 6 Mai - 21:45

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

Je n'attendis pas plus longtemps avant de l'embrasser passionnément à nouveau. Je le regarde avec un sourire d'amoureuse transit sur les lèvres, mes mains jointes sur sa nuque. Il avait vraiment l'air décidé à faire des efforts et cette pensé suffit à me réchauffer le cœur. Très vite mon attention se porta sur ses cheveux et ses vêtement trempés par la pluie. Mon côté de maman poule reprit le dessus.

- Ne reste pas comme ça sous la pluie tu vas tomber malade !


J'attrape vivement ma valise ainsi que la main de Nekëlvesk et l’entraîne vers l'intérieur. Nous nous séchons, enfilons des vêtements secs et passons la fin d'après midi dans sa chambre sans que personne ne vienne nous déranger.

Cette nuit là fut une nuit tendre et pleine d'affection. Rien que de l'amour et aucun geste déplacé pour mon plus grand plaisir. Profiter d'une nuit pareille au creux des bras de mon amoureux, il n'y a rien de mieux pour soigner les gros bobos.

- Je t'aime... Murmurais-je déjà à moitié endormis.

***

Je me préoccupe tellement de la santé de Nekëlvesk que je n'ai même pas songé au fait que moi aussi je pouvais tomber malade. Pourtant voilà. Il est neuf heure du matin et alors que la pluie à laissé place à un temps ensoleillé, je suis clouée au lit avec trente neuf de fièvre.

Je tente tant bien que mal de me rendormir, mais mon nez qui coule et mes éternuements à répétition m'en empêche. Je ne cessais pourtant pas de me moucher mais j'en avais encore plein le pif, s'en était affligeant. A cause de la fièvre je me sentais totalement amorphe. Je n'avais qu'une seule envie c'était de passer la journée sous la couette avec Nekëlvesk. Seulement je préférais qu'il garde quelques distances je ne voulais pas qu'il tombe malade.

Je serre la main de mon fiancé, assis au pied du lit, en lui lançant un regard totalement désespéré.

- J'en ai barre d'être tout le temps balade... Tchiuu !


Un éternuement et un mouchoir de plus. Je suis dans un état lamentable. Bah tient je dois être belle à voire ! Je ris doucement avant d'ajouter sur le ton de la plaisanterie.

- Tu dois vraibent b'aiber pour rester avec boi balgré bon pif rouge et la façon terriblebent sexy avec laquelle je be bouche... Tchiuuuu !

Voilà que je me mouche à nouveau. C'est pas vrai j'en peux plus de ce rhume achevez moi s'il vous plait ! Pensais-je en couinant.

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Lun 9 Mai - 15:57


Eh voilà ; après une nuit entière sans aucun geste déplacé, rien que pour faire plaisir à mademoiselle - bientôt madame - il était remercié ainsi. Relégué au pied du lit. Heureusement que ses sujets ne voyaient pas ça, un gentil Nekëlvesk tout doux qui ne ronchonnait même pas. Il avait promis de changer, de faire un futur époux plus vivable. Alors il s'y employait. Mais plus les secondes passaient, plus il se demandait s'il allait réellement tenir le reste de son existence comme ça. Et si Aisuko l'accompagnait au Paradis, dans l'éternité ? Il n'osa pas y penser. Respire ; tu t'y habitueras. Enfin, il vaudrait mieux.
Elle lui saisit la main, il manqua de sursauter et se tourna vers elle.

- J'en ai barre d'être tout le temps balade... Tchiuu !

Il leva brièvement les yeux au ciel, l'air dépité. Si elle avait pris soin de s'occuper un peu d'elle aussi ! Il était content qu'elle remplisse ses devoirs en prenant soin de lui, mais enfin, il s'agissait qu'elle ne se laisse pas mourir non plus. De plus qu'en effet, vu le nombre de fois où elle était tombée malade au cours de ces deux années, elle semblait avoir la santé plus fragile que lui. Ah ! Il n'était pas si faible qu'il en avait l'air, tout boiteux et miteux qu'il fut.

- Tu dois vraibent b'aiber pour rester avec boi balgré bon pif rouge et la façon terriblebent sexy avec laquelle je be bouche... Tchiuuuu !

En effet, ça ne te met pas à ton avantage, pensa-t-il. Mais la petite alarme à disputes se mit en marche dans sa tête. Il allait tenter de tenir ses résolutions au moins un jour. Alors, avec un sourire aimable qui faisait presque effet de grimace sur son visage, il dit :

- Heureusement que tu n'es pas malade tout le temps.

Hum. Nekëlvesk n'excellait pas dans l'art de la gentillesse. Pour faire passer la pilule, il s'empressa d'aller chercher celles qu'elle devait prendre pour guérir. Il boita aussi vite qu'il le pouvait, d'ailleurs. Il lui mit médicaments et décoctions sous le nez, essayant toujours d'avoir l'air "gentil".

- Tiens, prends ça. Je n'aime pas te voir malade.

Ah, ça, c'était plutôt pas mal. Malgré ses réticences face au goût des substances, il les lui fit prendre à force d'insistance. Quand ce fut fait, il reposa tout en vrac sur la table de chevet, et se râcla la gorge.

- Et, dis-moi... tu es toujours partante pour le mariage, alors ? Tu avais prévu une date avant notre incident de la dernière fois ? J'aimerais bien être un tant soit peu au courant de tes projets, finalement.

Il ne le pensait pas totalement, mais il voulait noyer le poisson de sa première réplique. Et puis, au final, il était tout de même concerné ; connaître ces détails ne manquerait pas d'intérêt. Il voulait s'assurer que la cérémonie soit digne du mariage d'une divinité, c'était le minimum syndical.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]   Mar 10 Mai - 18:43

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

- Et, dis-moi... tu es toujours partante pour le mariage, alors ? Tu avais prévu une date avant notre incident de la dernière fois ? J'aimerais bien être un tant soit peu au courant de tes projets, finalement.

Il me fallu un bon moment avant que le sens de ses paroles me monte au cerveau, cerveau ralentit par ma fièvre qui ne semblait pas prête à descendre.

- ... Mariage ? Quel Mariage ?

Je me masse un peu les tempes tentant de me creuser la cervelle pour comprendre de quoi il parle. Mais oui ! Le mariage ! Comment ai-je pu oublier que l'on allait se marier ! La fièvre fait de moi une espèce de loque sans mémoire.

- Ah oui le mariage ! Bah... On a réussi à surmonter notre dispute, alors il n'y pas de raison d'annuler, si ?


J'étais trop fatiguée pour réfléchir malgré moi diverses pensés me vinrent à l'esprit. J'allais passer de simple prêtresse à femme du chef. Cette idée me semblait toujours aussi surréaliste. D'autant plus que mon altercation avec Abigail m'a prouvé que cette place ne fera pas de moi une personne beaucoup plus aimé au sein de la maison, au contraire même.

J'avoue commencer à avoir des doutes quand aux bonnes choses que pourra nous apporter ce mariage. Et Nekëlvesk ? Quand est-il de lui ? J'espère ne pas l'entendre dire que c'est une mauvaise idée, qu'il ne se sent pas prêt à s'engager ou que je suis beaucoup trop faible pour être une figure d'autorité des Darsang.

Je me redresse légèrement dans le lit et le regarde en m'efforçant de faire un petit sourire.

- Avant de penser aux préparatifs du mariage je me disais qu'il serait important de fêter nos fiançailles tu ne penses pas ? On devrait inviter les représentants des autres maisons, ça te permettra de voire comment je me comporte avec les gens de la "haute société". Et puis même si les Darsang ne m'aime pas peut être que ça sera différent avec eux, il me suffira de porter un décolleté pour me les mettre dans la poche de toute façon.

Je ris suite à ma dernière remarque. Rire qui se fit vite calmer par une quinte de toux.

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Pour le meilleur et pour le pire. [Nekël'chou]
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