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 Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Mer 16 Mar - 19:05


Les vieilles planches craquaient sous les pas de Nekëlvesk, au rythme irrégulier de son pas malade. Il s'était levé très tôt et avait immédiatement tiré Aisuko de son sommeil : aujourd'hui, ils réglaient une affaire importante et il voulait qu'elle en connaisse bien tous les aspects. Sans compter qu'il voulait garder sa prêtresse près de lui.
Il l'avait chargée de tenir la lampe à huile qui, seule, éclairait leur chemin. Dehors il faisait nuit et la lumière de la lune ne perçait pas au travers des carreaux couverts de poussière. Le lieu était glauque au possible, à la hauteur de sa réputation. Mais il était Dieu, et il ne connaissait ni la peur du noir, ni les terreurs communes aux êtres humains. Il avançait dans l'obscurité complète, assuré, comme en plein jour - sauf que le soleil ne l'éblouissait pas - et, fait surprenant, marchait même plutôt vite malgré sa jambe.

Alors que la plupart des gens se seraient sentis anxieux dans cette situation, lui non. Les gens qu'ils s'apprêtaient à rencontrer, il les connaissait bien, et leur univers était celui qui avait bercé toute son autre vie. La mafia, ça oui, on pouvait dire qu'il connaissait. C'était comme retrouver des camarades de classe après les vacances.

Après avoir monté quelques étages et traversé quelques couloirs, ils arrivèrent enfin au lieu de rendez-vous. C'était un petit salon encore meublé, où il rejoignait toujours ces gens, quand ils devaient conclure des accords. Ou faire passer de l'argent en douce. Enfin, cela ressemblait à un accord, en quelques sortes. Sur le chemin il était resté silencieux, ayant fredonné quelques airs au hasard de temps en temps, presque inconsciemment. D'une part parce qu'il était essoufflé, d'une autre parce qu'il réfléchissait. Il connaissait toutes les ficelles du métier, bien suffisamment pour savoir que sa requête ne serait pas gratuite. Il faudrait marchander, ça, il le savait bien. Mais pas à quel prix.

Nekëlvesk fit une légère pause, histoire de reprendre un peu son souffle et sa contenance. Il ne décrochait toujours pas un mot à Aisuko. Il prit enfin la parole pour lui dire simplement de le laisser parler et de ne pas intervenir. Il n'avait pas trop confiance en les réflexes de survie de la jolie blonde. Elle lui avait un peu trop démontré son... impulsivité, par le passé.
Il poussa la porte.

Les trois types qui se tenaient derrière, installés dans des fauteuils, constituaient le parfait cliché des mafieux locaux. Bien habillés, bien coiffés, cigare à la main et revolver en poche. Il n'y avait pas leur chef, juste des dirigeants par très haut placés - Nekëlvesk connaissait les visages de l'organisation. Il s'en sentit un peu vexé : on voyait l'importance accordée aux affaires de la famille Darsang. Il ne prit pas place dans un fauteuil, se contenta de s'avancer vers le centre de la pièce et porter aux sous-fifres son regard le plus condescendant.

- Notre affaire sera vite réglée, je...

- Tu as des dettes, le coupa l'un des hommes. Beaucoup de dettes.

Stoppé net. Nekëlvesk ligna des yeux, choqué qu'on ait ainsi osé lui couper la parole. Il ricana.

- Oui, mais je ne suis pas venu parler d'arg...

- Tout est question d'argent chez nous. On sait pourquoi tu viens.

Ce gars avait de la chance, le chef des Darsang n'était pas du genre à s'énerver. Il restait donc parfaitement calme. Mais il avait la rancune tenace ; immédiatement rentré à la maison, il mettrait sur pieds une petite séance de sorcellerie : il aurait une famille à maudire. Il reprit donc tranquillement :

- Ah oui ?

Le type hocha la tête.

- Tu as une affaire à couvrir, et nous des gars à descendre. Jusque-là, tout semble parfait, sauf que....


Il écrasa son cigare sur la table, et un sourire digne de Nekëlvesk se peignit sur son visage.

- Le boss ne veut pas t'accorder un crédit supplémentaire. Soit tu paies tout ce que tu nous doit maintenant - compliqué soit tu te débrouilles seul, soit tu paies en nature.

Nekëlvesk arqua les sourcils, stupéfait par la proposition.

- Vous croyez que je vais me prostituer ? Je préfère tuer votre homme moi-même !

- Justement,
rétorqua-t-il avec un petit rire, c'est ce que je comptais te proposer. Soit l'un, soit l'autre. Enfin, ne te vexe pas, mais tu es un peu trop cassé pour qu'on se serve de toi de cette façon-là, on ne te demandera pas de nous vendre de ton corps.

- Ah, je pensais qu'il nous amenait la demoiselle pour négocier, moi, ajouta un autre.

Nekëlvesk prit son air le plus offensé.

- Hors de question ! Cette jeune femme est ma propriété, vous ne pouvez toucher au sacré. (il recommença à partir dans l'un de ses fous rires) Vous croyiez que je vous céderais ma Prêtresse ? Quelle folie !

Il essaya de stopper son hilarité, mais c'était impossible. Ces choses-là n'arrivaient jamais au bon moment. Il jeta un regard presque désespéré à Aisuko, là, il ne fallait surtout pas qu'elle prenne d'initiative dans la panique. Il s'assit au sol, de toute façon plus capable de rester debout avec ce fichu rire compulsif, et s'adressa une petit prière. Une petite voix dans sa tête lui disait qu'elle ne se tiendrait pas tranquille ; horreur ! Il tenta de la faire taire. Ne restait plus qu'à voir.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Sam 19 Mar - 20:14

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


La bâtisse dont on arpentait les couloirs depuis maintenant quelques minutes n'avait rien de rassurante. Je savais à quoi j'allais avoir à faire. Nekëlvesk m'avait brièvement expliqué la situation avant notre départ. J'avoue commencer à me sentir coupable de lui faire courir un tel risque simplement pour m'innocenter. Après tout j'ai vus suffisamment de film sur la mafia pour savoir que ces gens ne sont pas des rigolos, mais si ils s’en prennent à Nekëlvesk de n'importe quelle manière que ce soit je n'hésiterais pas à leur faire payer. Malgré les propos de mon maître avant d'entré dans la pièce je me tenais prête à agir.

Je pose la main sur mon revolver, accroché à ma cuisse par une sangle et caché par la maigre longueur de ma mini-jupe. Nekëlvesk me l'avait donné après mon agression par l'homme qu'il a foudroyé. Il craignait ne pas toujours être derrière moi pour pouvoir me protéger. J'ai désormais une dette énorme envers lui et aujourd'hui c'est à moi de le protéger.

Nous passons donc cette porte et entrons dans un salon relativement bien entretenue, du moins comparé au reste de la demeure. Chose que je trouvais plutôt surprenante. Trois hommes nous faisaient face dans de grands fauteuils rouge. Malgré leurs allures de chiens de garde je ne faiblissais pas. Il était hors de question que je fasse encore ma petite gamine faible et que je me repose sur Nekëlvesk. Je me tenais juste à ses côtés et j'attendais qu'il parle.

Très vite la tournure que prenait leur discussion me fit froncer les sourcils. Je n'aimais pas du tout le ton qu'employait l'homme du milieu. Il manquait de respect à mon maître et je ne saurais supporter un tel affront.

J'essayais de me contenir quand j'atteins finalement le point de non retour. Il venait clairement de lui demander de payer en nature pour finir par insinuer qu'il était bien trop dans un "piteux état" pour leurs êtres d'une quelconque utilité.

Je craque. Je disparais sous les regards surpris des mafieux pour réapparaître presque instantanément derrière le fauteuil de l'homme qui avait fait affront à Nekëlvesk. Je lui braque immédiatement mon revolver sur la tempe. Ce dernier ne broncha pas d'un mini mètre quand aux deux autres, ils dégainèrent leurs armes et les pointèrent sur moi. Leurs actions ne me fît pas réagir d'un poil et je dévisageais du coin de l'oeil l'homme qui pour le moment attisait toute ma hantise.

Je parle d'un ton froid et dur qui ne me ressemble pas tellement.

- Je n'aime pas du tout la manière dont vous vous adressez à mon maître. Un pauvre mortel tel que vous lui doit le respect et à se que je vois ça n'est pas ça qui vous étouffe. Croyais le ou non mais je suis prête à vous faire exploser la cervelle si il le faut. Vos acolytes peuvent bien me tirer dessus je me serais téléportée derrière eux et les auraient également descendu avant même qu'ils n'aient le temps d'appuyer sur la détente. Et même si, admettons que dans un moment d'inattention je ne trouve pas le temps de me mettre à l'abris cela m'est égale. Je suis prête à mourir pour l'honneur de mon dieu comme je suis prête à tuer pour lui, d'ailleurs je l'ai déjà fait et je n'hésiterais pas à le refaire. Maintenant si vous le voulez bien tâchez de rester tranquille et de trouver un autre arrangement.  

Je lance un léger regard à Nekëlvesk. Je savais qu'il n'approuvait pas mon initiative mais je ne pouvais décemment pas rester les bras croisés. Je tenterais de me faire pardonner plus tard.

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Sam 19 Mar - 21:42


Habituellement, les fous rires dérangeant de Nekëlvesk étaient durs à calmer. Mais quand son regard se posa sur une Aisuko non seulement en ligne de mire de deux revolvers, mais en plus ayant désobéi à son ordre, il n'avait plus envie de rire. Cette jeune femme était un bon remède contre les crises de nerfs psychotiques. L'expression de son visage se figea en un masque de dépit. Pas de stupéfaction, non. Il s'y attendait un peu. Mais il ne voulait pas que ses craintes se révèlent êtres justifiées. Être omniscient, ce n'était pas facile tous les jours.

N'empêche, ce qu'il était pratique, son pouvoir ! Il en était tout ébloui. Elle n'avait pas tort, elle avait moyen de prendre le dessus sur ces types. Il sourit. Elle était pratique comme prêtresse, tout de même. Il se releva, aidé par son sabre, alors que les mafieux baissaient leurs armes. Il ricana tout en faisant signe à Aisuko de faire de même.

- Vous aviez trois options, si je ne m'abuse ?

Le type du milieu se racla la gorge et hocha la tête. Il avait compris qu'il ne pourraient pas leur marcher sur les pieds comme ça. Nekëlvesk fit craquer ses doigts, pour ajouter un peu de drame, et poursuivit :

- En effet, j'ai des dettes. Tu pourras dire à ton supérieur de ne pas s'en inquiéter : les affaires ne marchent pas fort pour les Darsang ces derniers temps, mais j'ai encore du temps avant de payer, et je respecterai les dates limites.


Les trois hommes se regardèrent. Leur chef reprit un peu de sa contenance en se redressant sur son siège.

- Sinon, on peut faire un petit mélange des trois. Et sait-on jamais, cela pourrait te permettre de faire baisser la somme que tu nous dois.

Nekëlvesk haussa un sourcil. Là, il était intéressé. Il aurait payé dans les temps, parce qu'il savait très bien que donner à ces gens-là ce qu'ils voulaient en retard équivalait à les inviter à organiser votre suicide. Mais tant qu'à faire, il ne crachait pas sur une petite ristourne. Il l'accueillait avec plaisir, même.

- Tu nous rendrais quelques services en personne.

- Services ?

- Comme t'occuper des gars qui doivent disparaître discrètement.

Nekëlvesk s'accorda quelques instants de réflexion. La proposition n'était pas mauvaise. Il n'avait pas de problème avec le fait de tuer des gens ; Dieu faisait ce qu'il jugeait bon de faire. Et il jugeait généralement bon de faire ce qu'il voulait. Il posa le regard sur Aisuko.

- Qu'est-ce que tu en penses ? Après tout, tu n'en es plus à un meurtre près. Et ceux-ci seraient un peu plus justifiés, peut-être.

Il verrait en fonction de son avis. Mais accepter le tentait. Réellement. Peu importe s'ils s'embourbaient un peu plus dans les sables mouvants de la mafia : il n'en était jamais sorti, et s'y plaisait bien. C'était pour le bien de sa famille, et, actuellement, la sécurité d'Aisuko, qu'il continuait de faire tout ça. Ses intentions étaient justes. Il ne s'éloignait pasd e ses règles établies.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Dim 20 Mar - 10:58

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


J'obéis à contre coeur à Nekëlvesk et je baisse mon arme. Je reste quand même à proximité de cet homme si jamais il dépasse certaines limites à nouveau. Je range mon revolver dans son étui mais je prends soin de garder une main dessus.

- Qu'est-ce que tu en penses ? Après tout, tu n'en es plus à un meurtre près. Et ceux-ci seraient un peu plus justifiés, peut-être.

Quand Nekëlvesk s'adressa à moi je ne savais pas trop quoi en penser. Je me demande vraiment si les gars qu'ils doivent supprimer l'on mérité. A tout les coups ils vont nous demander de nous occuper d'un pauvre gars en grande difficultés financière et qui leurs doit beaucoup d'argent. Honnêtement ces mecs là mériteraient plus de crever que lui.

Je pousse un soupire et me téléporte à nouveau aux côtés de mon maître. Je regarde le mafieux droit dans les yeux et lui fait bien comprendre que ça n'est pas à moi qu'il m'imposera la moindre crainte.

- Je peux savoir se qu'on fait ces pauvres gars pour mériter d'êtres éliminés ?

Je regarde Nekëlvesk du coin de l'oeil. Il avait d'énormes dettes envers eux et je suppose que si il ne les paye pas il subira le même sort que ceux que l'on va être chargés de descendre. Il faut à tout prix que je l'aide à rembourser tout se qu'il leurs doit. Au diable ma bonne conscience.

- ... Qu'importe, si mon dieu juge que l'on doit éliminer ces personnes, j'éliminerais ces personnes.


Je regarde à nouveau Nekëlvesk. Il sait que je ne peux rien lui refuser. D'autant plus que le voir ainsi, avec un air si sérieux sur le visage, lui donne un côté encore plus sexy.

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Lun 28 Mar - 21:31


Pendant qu'Aisuko parla, on pu voir les lèvres de Nekëlvesk s'étirer en un sourire satisfait. Elle était partante, pas parce qu'elle le voulait, mais parce que lui jugeait bon de le faire. Il aimait ça, elle s'adaptait très bien à son rôle de prêtresse. Il croisa les mains sur le pommeau de son sabre.

- Bien ! Alors, nous sommes tous d'accord, l'affaire est réglée ! Pour les prochaines commandes, vous savez comment nous contacter.

Le type acquiesça et leur donna un petit dossier où se trouvaient toutes les informations nécessaires sur la cible en question. Il y avait même de quoi fournir un motif valable pour le meurtre des prêtresses, et ainsi innocenter Aisuko. C'était du travail parfait ! Le mafieux lui lança un petit regard mesquin :

- Pour le reste, on te laissera expliquer à la demoiselle, n'est-ce pas ?

Nekëlvesk hocha la tête avec un ricanement. Il reprenait le boulot après une petite pause, en quelques sortes, et il s'en sentait tout excité. Il réservait une bonne place au paradis pour le gars qui allait sauver la réputation de la jolie blonde qui l'accompagnait. Après, les prochains, il verrait.

***

Nekëlvesk se tenait dans l'ombre, retenant sa respiration. Dans une ruelle, tapis tels d'impitoyables prédateurs, lui et Aisuko attendaient que la proie se rapproche d'eux. Dans le dossier avait étés étudiés ses trajets quotidiens : immanquablement, elle serait bientôt ici. Ils étaient venus longtemps avant l'heure fatidique, histoire qu'un témoin ne puisse les accuser de les avoir vu rentrer dans cette même ruelle juste avant le meurtre. Quoique, ils demanderaient à la mafia d'enquêter sur lui et iraient s'en charger. C'était leur boulot, maintenant. Oh, comme il était tout excité !

Les deux nouveaux assassins avaient déjà leur plan bien en tête, facilité par le pouvoir de la jeune femme. Elle se téléportait derrière la cible, l'immobilisait, Nekëlvesk lui épargnait des souffrances inutiles d'un coup de sabre sur la nuque. Il l'avait aiguisé pour l'occasion. C'était rapide, très simple, mais surtout efficace. Le gars savait se défendre, il avait un lourd passé, mais les mafieux le leur avaient fourni dans un moment de faiblesse, car il était blessé. Alors ce serait facile.

Bruit de pas. Il approchait. Il échangea un regard avec sa coéquipière, histoire de s'assurer qu'elle était prête. Il lui avait demandé de s'attacher les cheveux, pour que les effusions de sang ne viennent pas salir ce blond parfait. Puis il se concentra sur lui-même, se prépara à forcer sur sa jambe au moment où il devrait bondir sur l'ennemi.
Le moment était venu. Le type passa devant eux : Aisuko se téléporta derrière lui, lui fit une belle clé de bras qui lui arracha un cri de douleur. Nekëlvesk se précipita vers l'homme, qu'elle tenait en position, nuque découverte. Il dégaina son sabre, visa du mieux qu'il put - car il se débattait, le bougre -, et asséna un grand coup à la va-vite qui manqua de le faire chuter au sol et suivre la trajectoire de la tête, détachée de son corps, qui alla vite rencontrer le sol. Le cri fut coupé net. Tout s'était passé comme prévu, ils avaient agi avec rapidité et propreté. Nekëlvesk releva les yeux vers Aisuko sans se préoccuper de comment elle vivait ce premier meurtre conscient.

- Viens, il ne faut pas qu'on nous voie dans les environs maintenant !


Il prit donc une petite rue annexe, lui laissant le loisir de le suivre. Il avait du mal à avancer, mais tentait d'aller au plus vite. Le sang l'avait éclaboussé, ce n'était pas génial niveau discrétion. Il entendit du bruit derrière eux - nom de lui ! Ils avaient accouru si vite ? - et se décida à mettre les bouchées doubles, se perdant dans le dédale de ruelles étroites. Il s'assura de s'être suffisamment éloigné du lieu du crime et, dos appuyé contre le mur, se laissa glisser au sol. Sa jambe l'en remercia grandement. Il était essoufflé.
Seulement, les bruits se rapprochaient encore.
Wow, il était plus doué avant. Impossible pour lui de repartir, il avait bien trop mal. On les recherchait, et on allait les trouver. Vite.
Hum, en entendant les pas et les voix qui se rapprochaient, ce serait même très vite.

Okay. Il fallait garder son calme et agir vite, agir bien. Alors que leurs traqueurs - tiens, en un instant, ils étaient passés de chasseurs à proies en fuite - semblaient dangereusement proches, Nekëlvesk attrapa Aisuko, la tirant vers le sol et se plaça au dessus d'elle.

- Fais semblant ! Lui chuchota-t-il avec précipitation.

Il vint donc poser les lèvres sur les siennes et balader les mains sur son corps. Il espérait qu'elle avait compris. Ils ne venaient plus de tuer un homme innocent, mais forniquaient dans une ruelle humide et sombre - lui ça lui allait très bien, mais il ne savait pas ce qui était le pire pour la jeune femme. Il en profita même pour lui tripoter un peu les cheveux d'une main. Avec un peu de chance, ce serait un alibi suffisamment convaincant pour que les énergumènes lancés à leur recherche ne les pensent pas responsables. Non mais, vouloir jeter leur dieu en prison, ils ne savaient pas à quoi ils s'exposaient, ces inconscients.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Lun 28 Mar - 23:02

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


Le plan était simple. J'immobilisais la cible et Nekëlvesk lui donnait le coup fatal. Simple, mais abominable. Je ne suis pas sûre d'accepter de réduire à néant un être vivant, même après le carnage dont j'ai étais l'auteure. Je commençais sérieusement à me débiner, mais le regard qu'il me lança me poussa malgré tout à agir.

En une fraction de seconde seulement son sort était scellé, son sang avait éclaboussée nos visages et c'est d'un regard vide d'émotion que je croise celui de Nekëlvesk. Alors qu'il s'enfuit sans attendre son reste, je ne peux m'empêcher de rester immobile quelques secondes, les yeux fermés, avant de murmurer doucement.

- Rest in peace.

J'accours aussitôt derrière lui et vu l'allure à laquelle il avançait à cause de sa jambe je ne tarde pas à le rattraper. Très vite j'entends des pas derrière nous. Ils étaient déjà à nos trousses. L'angoisse commence à s'emparer de moi et alors que Nekëlvesk semble épuisé je lui lance un regard terrifiée. Ce regard s'intensifie davantage lorsqu'il posa ses lèvres sur les miennes et commença à me parcourir de ses mains. Je n'arrive plus à respirer. J'avais très bien compris se qu'il voulait faire, mais j'en était tout simplement incapable. Je venais de tuer quelqu'un, les flics nous pourchassaient et maintenant je devais me laisser faire, me laisser toucher... Je peux pas ! Je peux pas ! Je peux pas !

Je repousse violemment Nekëlvesk et le regarde, au sol, les yeux humides. Ils étaient là ! Mon dieu protège moi ! Non ! Non ! Non ! Ca devait pas se passer comme ça ! Ca devait pas se passer comme ça ! Non ! Mes pupilles toujours braquées sur mon maître se rétractes subitement.

- Police !

Lorsque le faisceau lumineux se braqua sur l'endroit où nous étions il n'y avait déjà plus personne.

Il me fallu un moment avant de reprendre mes esprits. Où suis-je ? J'ai l'impression de flotter... Qui est cette personne agrippée à moi ? Que... M'arrive-t-il ? J'ai envie de vomir et qu'es ce que j'ai mal au crâne. J'ai l'impression d'avoir la tête dans un étau.

Je finis enfin par ouvrir les yeux. La première chose qu'ils rencontrèrent fût le regard de Nekëlvesk, visiblement tout aussi perdu que moi. Nous étions en train de tomber ! Je nous ai téléporté pour nous faire échapper à la police et tout ce que j'ai réussie à faire c'est nous condamner à un sort bien plus horrible !

Je ne savais pas dans combien de temps est-ce que nos corps allaient s'écraser dans un ignoble fracas, mais si je dois mourir il faut que je lui dise ! Il faut qu'il sache ! Qu'il l'entende au moins une fois sortir de ma bouche.

Sans plus réfléchir à notre sort je le regarde à nouveau, d'un regard emplie à la fois de peur et d'amour sincère.

- Je t'aime ! Je t'ai toujours aimé Nekëlvesk ! Depuis le premier regard j'ai su que tu était celui que j'avais toujours attendu !
Hurlais-je assez fort pour couvrir le bruit du vent dans nos oreilles. Mais malheureusement c'est ici que nos chemins se séparent ! Je suis condamnée à l'enfer et toi à reprendre la place qui t'appartiens ! J'aurais aimé passer l'éternité à tes côtés, mais le destin en a décidé autrement ! Personne ne t'aimeras jamais comme moi je t'ai aimais ! Souviens-t-en !

Je m’efforce de lui faire mon plus beau sourire, malgré les larmes qui perlaient aux coins de mes yeux, pour finalement rencontrer son visage. Si c'était la dernière fois qu'il me voyait je voulais qu'il se souvienne de mon sourire. Je m'agrippe à lui de toutes mes forcent, afin que nos corps ne soit pas séparés et je scelle mes paroles par un ultime baiser.

Mes paupières se fermes redoutant la fin de cette chute qui me semblait interminable.

Nos corps heurtent finalement la surface. Mais quelque chose n'allait pas. Le bruit que l'on entend n'avait rien avoir avec celui auquel je m'attendais. De l'eau ? J'ouvre vivement les yeux et décolle ma bouche de la sienne. Par pur réflexe je tente de reprendre mon souffle, manquant de faire rentrer l'eau à l’intérieur de mes poumons. J'attrape immédiatement la main de Nekëlvesk et le tire jusqu'à la surface, surface qui me paraissait inatteignable. Avec la violence à laquelle on avait atterri, j'avais l'impression d'avoir atteins les abysses. Et pourtant l'adrénaline me força à me battre et à nageais plus vite encore, traînant toujours Nekëlvesk, le forçant lui aussi à avancer.

Alors que l'oxygène commençait à me manquer et que je me sentais sombrer, mes dernière forces réussissent finalement à nos sortir hors de l'eau. Je respire bruyamment, les oreilles sifflant encore et cherche la côte du regard. Rien n'est encore gagné. Par pur chance je l'aperçois finalement et bien que paraissant lointaine, je pense pouvoir l'atteindre. Je commence alors à nager en direction de celle-ci en aidant Nekëlvesk à suivre le rythme. Il était hors de question que je l'abandonne. Si il doit mourir, je mourrais avec lui.

J'étais à bout de force. Je me laissais seulement guider par mon envie de vivre. Seule la côte qui me semblait de plus en plus proche me permit de redoubler encore plus d'effort. On y est presque ! Mes pieds touche enfin le fond !

J'attrape le bras de Nekëlvesk et le passe par-dessus mon épaule. J'utilise mes dernières forces pour nous sortir hors de l'eau avant de m’effondrer au sol avec lui. A bout de force je me met à vomir, une quantité relativement impressionnante de sang dilué dans de l'eau de mer. Je dois dire que dans mon état actuel cela ne m’alarma pas plus que ça.

Je finis par m'écrouler sur le dos. Mon dieu ! Se que c'était bon de sentir le sable fin et la terre ferme sous mon corps. Très vite je suis prise d'un fou rire absolument incontrôlable. Cela eu pour effet de me faire tousser, me provoquant alors un picotement désagréable dans mon estomac, au moins ça à stoppé mon fou rire. Je tourne les yeux vers Nekëlvesk et le regarde emplie d'une joie immense. La joie d'être en vie !

- We are alive ! Are fucking alive !


Mon fou rire reprend instantanément, même la douleur n'arriva pas à le stopper cette fois. Alors que je ne pouvais m'arrêter de rire mon regard se perdit dans la beauté d'un ciel étoilé. Un spectacle que j'aurais cru ne jamais plus pouvoir contempler.

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Mer 30 Mar - 17:45


Alors là, tout divin qu'il fut, Nekëlvesk n'avait strictement rien compris.

Apparemment, elle avait mal saisi sa stratégie. Elle l'avait repoussé, et lui un peu mal pris. Diantre, pour une fois qu'il n'y avait pas d'intentions réelles derrières ses avances, que c'était dans l'unique but de faire diversion, voilà comment cela se passait. Mais il n'eut pas le temps de rouspéter, ou même de craindre de se faire prendre par leurs poursuivants tout proches : il y eut un instant de vide puis.... littéralement, du vide. Ils tombaient dans le vide !

Réflexe de survie, il s'accrocha à Aisuko. Il tenta de rassembler ses idées pour les faire plus claires. Pas de doute, elle les avait téléportés là. Comment ? Soit elle lui avait menti sur les limites de son pouvoir, soit elle-même ne le savait pas. Valait mieux pour la jeune femme que ce soit la deuxième solution. Ce mystère élucidé, il se demanda brièvement si leur heure était venue, et se surprit à ressentir un petit pincement au coeur à l'idée qu'elle n'ait pas encore eu le temps de se faire pardonner tous ses péchés. C'était ici que leurs chemins se séparaient ? Dommage. S'il ne pouvait pas lui assurer de place au Paradis, il ferait en sorte qu'elle en ait une bonne en Enfer. Il se le promit - après tout, elle l'avait bien servi. Leurs regards se croisèrent, et il se sentit comme absorbé par l'océan azur qui colorait les iris de la jeune femme. Il ne savait pas comment interpréter la façon dont elle le dévorait des yeux.

- Je t'aime ! Je t'ai toujours aimé Nekëlvesk ! Depuis le premier regard j'ai su que tu était celui que j'avais toujours attendu ! Mais malheureusement c'est ici que nos chemins se séparent ! Je suis condamnée à l'enfer et toi à reprendre la place qui t'appartiens ! J'aurais aimé passer l'éternité à tes côtés, mais le destin en a décidé autrement ! Personne ne t'aimeras jamais comme moi je t'ai aimais ! Souviens-t-en !

Il cligna des yeux, abasourdi. Il n'avait pas tout bien entendu, mais le peu qui lui était parvenu aux oreilles lui avait largement suffi. Bon, en vérité, il l'avait compris depuis un moment. Mais peut-être pas qu'elle entretenait des sentiments aussi forts à son égard. Et l'entendre dire clairement, c'était autre chose. Avant qu'il n'ait pu répondre quoi que ce soit, elle lui adressa un sourire radieux, le visage inondé de larmes, s'agrippa à lui et imprima ses lèvres sur les siennes.

Pour un dernier baiser échangé avec un être humain, on aurait pu faire pire. Il ne trouva pas cela désagréable.

Soudain, plus d'air sifflant à leurs oreilles. De l'eau, rien que de l'eau partout. Le choc l'avait bien étourdi, il sentait son esprit comme lointain, et ce qu'il venait de se passer lui sortit de l'esprit. Toutes ses perceptions étaient floues, il ne pensait plus à rien, sauf à cette sensation presque désagréable du sang qui battait à ses tempes.
Il se sentit vaguement tiré, soutenu. Un instinct enfoui le poussa à tenter de nager, mais son corps endommagé lui semblait lourd, si lourd ! Il continua, encore et encore, bien que ce fut un peu inutile.

Au bout d'un temps qu'il ne sentit pas passer, il reposa à nouveau sur une base solide. Il lui fallut une bonne minute pour réaliser. Le sol... c'était le sol ? Une seconde, ils étaient en vie ?!

- ...fucking alive !

La voix d'Aisuko le ramena à la réalité, lentement. Puis ce fut comme s'il se réveillait d'un seul coup : il se redressa, cracha l'eau qui se trouvait dans ses poumons. Ce fut douloureux. Mais cela ne l'empêcha pas, à l'instar de la jeune femme, d'exprimer de manière tout à fait subtile sa stupéfaction - sa joie ? - d'être en vie :

- Porca puttana troia ! Mais qu'est-ce qu'il s'est pass...

Les derniers instants d'avant la chute lui revinrent en tête, il se sentit parcouru d'un frisson à la limite du désagréable. Puis il rit, peut-être parce que Aisuko se laissait elle aussi aller à l'hilarité. Pourtant, il ne trouvait rien de drôle à la situation. Il se calma un peu, prit quelques grandes inspirations alors que sa trachée brûlée par le sel lui brûlait.

- Tu sais quoi, Aisuko ? Tu viens de gagner des places sur la liste d'attente vers le Paradis !

C'était la moindre des choses, elle venait de sauver son existence terrestre. Il passa une main dans sa chevelure trempée, et se sentait si faible que ce geste lui parut difficile. Il repensait à ce qu'elle lui avait dit avant qu'ils ne heurtent la surface de l'eau. En fait, les phrases que la jeune femme avait prononcées lui revenaient sans cesse en tête. Elles l'envahissaient.

Il tenta de se relever, mais ses jambes refusèrent de le porter. Puis Nekëlvesk s'aperçut qu'il lui manquait quelque chose. Quelque chose d'imp... Son sabre ! Nom de lui, où pouvait bien se trouver son sabre ! Son regard se porte sur l'océan, assassin. Plein d'une fureur noire, et la voix d'Aisuko qui continuait de résonner dans sa tête. Pendant deux secondes, il crut qu'il pouvait le supporter. Alors, pour synthétiser sa frustration, il attrapa une poignée de sable et la lança dans les vagues d'un geste rageur. Il resta une seconde le regard vague, absent.
Puis il craqua, littéralement. Il craqua comme ça ne lui était plus arrivé depuis longtemps. En hurlant, gesticulant comme si le Malin s'était emparé de son corps, criant à la mer des choses que, heureusement, la jeune femme à côté ne pouvait comprendre puisqu'il s'exprimait dans sa langue natale.

Puis sa crise de démence se finit par un bruyant éclat de rire, avant de céder place au silence. D'un coup. Il était maintenant allongé sur le dos, les yeux rivés sur le ciel et il ne disait ni ne faisait plus rien. Etrangement, cela lui fit un bien fou, de ne plus rien faire.

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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Ven 1 Avr - 14:04

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


- Tu sais quoi, Aisuko ? Tu viens de gagner des places sur la liste d'attente vers le Paradis !

Je fus terriblement soulagée d'entendre sa voix. Il était en vie et son rire ne fit que me confirmer qu'il était désormais hors de danger. Je fixais l'immensité du ciel nocturne, la voix de Nekëlvesk me paraissait à présent lointaine alors que j'étais plongée dans mes pensés.

Il était en vie certes, mais pour combien de temps ? La mafia en avait après lui pour des histoires d'argent. Bien qu'il ai accepté de faire un peu de sale boulot pour eux je ne suis pas dupe, je sais très bien qu'il n'effaceront jamais sa dette. Nekëlvesk n'est pas en moyen de trouver de l'argent, sa condition physique ne lui permettrait clairement pas de trouver du travail. Il est de mon devoir de l'aider.

Je trouverais un job de serveuse dans un bar miteux et je travaillerais 20h/24 si il le faut. Je ne veux pas que la mafia l'élimine à cause de ses dettes. Je ne sais pas combien de temps il lui reste pour rembourser la somme, mais si je ne gagne pas suffisamment je devrais envisageais le pire...

J'avoue que l'idée de faire le trottoir m'enchante guère, mais si je dois en passer par là pour l'aider, je suis prête à le faire. Si jamais ça devait arriver Nekëlvesk ne devrait jamais le savoir, ça le rendrait fou... Evidemment je garde cette option en dernier recours, si j'ai moyen de faire autrement tant mieux.

En attendant le pire reste tout de même envisageable. Et je ne veux pas que ma première fois se fasse avec un mec totalement torché, dans les toilettes d'un bar et pour quelques billets. Ma première fois doit se faire avec "l'homme" que j'aime. J'aurais voulu prendre plus de temps, mais malheureusement celui-ci nous est compté.

Quand j'y pense le cadre n'est pas si terrible. On vient peut-être de frôler la mort à deux reprise. Par chute de plusieurs centaines de mètres de haut et par noyade, mais en attendant on est sur une magnifique plage de sable fin, la mer est apaisante et le ciel nocturne davantage encore. Il me semble même apercevoir au loin la falaise sur laquelle on c'est rencontrés pour la première fois, tant de souvenirs.

Je regarde Nekëlvesk qui a l'air assez sur les nerfs et tente de l'adoucir.

- Décidément ce lieu veut notre mort.
Dis-je en désignant la falaise.

Un léger sourire étira mes lèvres. Je décide de détacher mes cheveux afin de les laisser sécher, ils sont humides et poisseux, j'en connais un qui va rouspéter.

Je retire mon blazer, mes bottes et mes chaussettes afin de laisser ma peau mouillée respirer un peu. Je me sens déjà plus légère. Je prend une grande inspiration et tente de me détendre, sentant le stresse qui commence à monter. Cette fois je ne me défilerais pas.

Je me rapproche doucement prés de Nekëlvesk. Tout les deux assis sur le sable, le regard perdu dans le vide. Je pose alors ma main sur la sienne et nos doigts s'entremêlent dans le sable. Je le regarde intensément dans les yeux. Dieu se qu'il était beau...

Cette pensé me fit sourire.

- Tu sais avoir frôlée la mort ça fait réfléchir. Je ne veux pas mourir avant d'avoir consumé la flamme de notre amour...


Je rougie. Que de déclarations aujourd'hui. Je ne me pensais pas capable de dire de si belles choses. Ah Nekëlvesk tu es ma muse ! Je glousse intérieurement.

J'approche mon visage du siens et l'embrasse avec une fougue et une passion d'on je ne me connaissais pas. Gardant toujours une main sur la sienne je passe la deuxième dans sa chevelure encore humide, tout en rendant ce baiser bien plus fougueux encore.


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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Lun 4 Avr - 13:14


Nekëlvesk n'avait pas entendu Aisuko. Il ne l'avait pas écoutée, pas regardée, pas plus que le reste du monde. Il s'était enfermé à l'intérieur de sa tête pour y trouver le calme. Malheureusement, ce n'était pas le meilleur endroit pour mener une telle entreprise.
Il sentit une chaleur, sur sa main, les fins doigts de la jeune femme rencontraient les siens et se mêlaient à eux. Un peu ramené à la réalité, il porta un regard indescriptible à la jeune femme. Un regard où se mélangeaient calmes émotions et un peu de nostalgie. Ils se regardaient dans les yeux, et ce fut comme s'il n'entendait rien de ce qu'elle disait. Il voyait juste ses lèvres bouger et son regard où brillait une lueur de vie, sa poitrine qui se soulevait à chacune de ses inspirations. Puis elle se pencha sur lui pour l'embrasser, et il répondit à ce baiser, yeux clos. Ce n'était pas souvent qu'Aisuko faisait ce genre de choses. Pourtant, il sentit que celui-ci avait un goût, une teneur différente. Dans son esprit les choses étaient floues, il n'était même plus vraiment sûr de qui se trouvait devant lui. Une chaleur, familière et agréable, qu'il se sentait soudain l'envie de caresser et d'honorer. Il entoura sa taille de ses mains et l'attira plus près. Nekëlvesk avait l'habitude, maintenant, il n'eut même pas besoin de rouvrir les yeux pour défaire le chemisier et l'en débarrasser. Désormais, ses mains glaciales et rugueuses touchaient et semblaient s'adoucir au contact de cette peau claire, lisse. Elle était encore humide, l'odeur de sel qui lui envahit les narines quand il se courba un peu plus pour déposer de langoureux baisers au creux de son cou fit naître comme une chaleur, quelque part dans son ventre. Une chaleur agréable, qu'il voulait voir grandir et devenir flamme.

Il laissa l'une de ses mains se perdre dans la crinière blonde. Toute trempée et emmêlée qu'elle fut, cela ne l'importuna pas tant que ça. La seconde, quant à elle, explorait les courbes alléchante de ce corps auquel on lui interdisait l'accès depuis bien trop longtemps, avec toute la délicatesse et la volupté dont il était capable. Il sentait Aisuko. Il sentait son coeur battre, son souffle qui venait mourir sur son épaule et sa peur. Mais lui, il se sentait si bien comme ça. Et surtout, perdu dans son brouillard, il se sentait capable de toute la douceur du monde. Il ne voulait penser à rien et se concentrait sur la présence de cette femme à côté de lui, sur lui, presque dans lui. Il voulait que son corps se fonde dans le sien et qu'elle pense à sa place ; un instant, tous ses gestes se stoppèrent. Il étouffa dans sa poitrine un soupir et, pour une fois, afficha un sourire serein. Il entrouvrit les yeux.

- Tu es sûre ?

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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Lun 4 Avr - 17:23

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


Je ne pu m'empêcher de frémir lorsque ses mains se posèrent sur mon corps pour l'en gratifier de diverses caresses. Au contact de son souffle au creux de mon cou je sentis les battements de mon coeur s'emballer. Très vite un mélange de sentiments et d'émotions contradictoires m'envahissent.

J'aimais Nekëlvesk, je lui avait prouvé en lui ouvrant mon coeur. Maintenant je voulais lui prouver en surmontant ma plus grande peur, en laissant nos corps s'unirent. Jusqu'à se que nos esprits et nos âmes se lies. Demain matin, lorsque les rayons du soleil viendront caresser nos visages, il se lèvera sur une seule et même personne.

Je serais à Nekëlvesk se que le Yin est au Yang. En nous unissant nous trouverons enfin un équilibre, j'en suis persuadée.

J'avais envie de lui, dieu se que j'ai envie de lui. Mais j'en avais aussi peur. Est-ce ce genre de sentiments qu'est censé nous faire éprouver un dieu ? De l'amour de par sa bienveillance et de la crainte de par son courroux ?

Je sentis ses lèvres sur ma nuque, parsemer ma peau de baisers. Ma main enfouie dans sa chevelure se crispa. Je tremblais encore plus qu'une feuille morte secouée par une tempête.

Lorsqu'il releva la tête vers moi, mon coeur rata un battement. Son sourire... Je ne me souvenais pas l'avoir déjà vu afficher un sourire aussi sincère.

- Tu es sûre ?

Immédiatement des larmes coulèrent à flots sur mes joues rougis. Un sourire se dessina sur mes lèvres. Ce n'était pas des larmes de peur cette fois. Je ne saurais même pas comment décrire se que je ressens. Sûrement un savant mélange de bonheur et d'appréhension. En tout cas ce sentiment est assez violent pour me bouleverser totalement.

Je tente de calmer mes larmes et les essuie du revers de ma main. Je regarde Nekëlvesk droit des les yeux.

- Je t'offre mon corps... Tu as le droit d'en faire se que tu veux, mais fais-y attention...

Déclarais-je avec une légère appréhension dans la voix. Je finis par ajouter, afin de détendre légèrement cette atmosphère qui commençais à se faire étouffant.

- Je crois que je t'ai fais suffisamment attendre. Et puis c'est mon rôle de soulager tes envies bestiales...


Je ris légèrement avant de déposer un timide baiser sur les lèvres de Nekëlvesk, l’incitant à continuer ses gestes.

J'avais beau redouter ce moment je ne voulais pas le laisser tout faire lui même. Je décide donc de parcourir le long de son torse avec ma main, pour finir par tâter sa zone érogène, à travers son pantalon.

Je du réprimer un frisson à ce contact. J'appuie davantage sur la tête de Nekëlvesk, avec ma main toujours enfouie dans sa chevelure, afin de tenter d'oublier ces caresses, que je m'efforce de continuer à faire.


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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Lun 4 Avr - 22:00


Elle pleurait, il l'entendait maintenant. Il n'en pensa rien. Il savait pourquoi. Envie bestiales ? Il ne se sentait pas bestial, là. Trop faible pour être bestial, trop fatigué, l'esprit trop embrouillé. Tout ce qui importait à Nekëlvesk était la chaleur incroyable qui se dégageait de la jeune femme, elle l'obsédait et il la désirait. Son corps à lui lui semblait si froid. Alors il lui répondit d'une espèce de grognement indescriptible et poursuivit ses caresses et ses baisers, de plus en plus intenses. Il finit de la déshabiller, en fit de même pour lui, et l'allongea sur le sol, toujours comme blotti contre elle, ses mains se régalant du des reliefs de ce corps qu'on lui offrait enfin.
Il s'en délecta tant, s'imprégna tellement de cette chaleur délicieuse qu'il finit par se confondre avec elle, se fondre en elle. Enfin il s'en sentit envahi, de cette chaleur, et ces délicieuses sensations qu'il connaissait déjà par coeur mais redécouvrait à chaque fois envahirent ses tripes et sa poitrine. Il s'affaira à répéter ces gestes naturels que lui dictait l'instinct, rendus habiles par l'expérience, et que, nom de lui, il n'avait pas produit depuis des siècles lui semblait-il. L'oiseau fragile qu'il écrasait tremblait ; il imprima un long baiser sur ses lèvres.

Quand ce fut fini, il revint à son propre corps et se sentit glacial de nouveau. Glacial mais l'esprit plus net. Il serra contre lui Aisuko et lui lança tout bas avec un sourire plus habituel :

- Félicitations, Aisuko : tu as réussi. Ton dieu est fier de toi. Merci.

Et il était sincère. Il lui laissa de l'air en s'allongeant à côté d'elle, le souffle court. Ses esprits lui revenaient lentement. Il ne dit rien pendant un moment et resta là à lui caresser les cheveux pensivement, sans même avoir pris la peine de se rhabiller - de toute façon, qui la vue du corps d'un dieu pouvait bien déranger ? Il lui laissait le temps de reprendre ses esprits, elle aussi. Depuis le temps qu'elle refusait de se laisser faire, ç'avait dû ne pas être si facile. En l'état actuel des choses, il pouvait comprendre. Nekëlvesk brisa le silence au bout d'un moment, quand elle parut un peu apaisée. Il regardait le ciel d'un air perplexe.

- Sais-tu par quel miracle nous nous sommes retrouvés ici ? J'espère que tu ne m'as pas menti sur les limites de ton pouvoir, Aisuko ? Tu ne m'as même pas touché, et nous sommes à des kilomètres de notre lieu de départ. Si tu as des réponses à tout cela, il me les faut aussi.

Il reporta les yeux sur elle en l'attente d'une explication, et se perdit au passage de nouveau sur ses formes.

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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Lun 4 Avr - 23:02

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Lorsque je sentis son corps se lier au miens j'eu comme une étincelle de douleur dans mon bas ventre. Malgré toute l’expérience et la douceur que possédait Nekëlvesk je ne pu retenir un couinement alors que mes ongles se plantent dans son dos, lui laissant des jolies griffures. Je sentis peu après ses premiers mouvements, un liquide chaud s'échapper de moi et couler le long de mon postérieur. J'avais déjà une idée très clair de se que pouvait être ce fluide et il était clair que toute l'excitation que pouvait m'apportait Nekëlvesk n'y était pour rien.

Je tente d'oublier cette douleur qui commençait à s'estomper et de me concentrer davantage sur toute les autres sensations qu'il me procurait. J'avais du mal à comprendre en quoi c'était plaisant au début, mais il ne fallu pas plus de temps à Nekëlvesk pour toucher mon point sensible. Je me sens alors immédiatement envahie par une vague de plaisir dont je n'en avais pas connaissance jusqu'à ce jour. Ce plaisir qu'il m'apportait me poussa à me presser davantage à lui et à chercher ses lèvres afin de sentir totalement nos corps exprimer notre amour.

Au bout de longues minutes de plaisir nous finissons par atteindre le nirvana. Je me sentis comme redescendu brutalement du septième ciel. Mon corps me semblait tellement lourd et était recouvert de transpiration. Ma respiration et les battement de mon coeur se font rapide et irréguliers. Je ne pensais pas qu'il était possible de ressentir autant de sensations à la fois.

Mon regard se perd quelques instants dans l'intensité du ciel nocturne. Mon rythme cardiaque fini par redescendre et mon esprit avec. Comme attirais à lui je cherche immédiatement le corps de mon amant pour me blottir contre lui.

- Sais-tu par quel miracle nous nous sommes retrouvés ici ? J'espère que tu ne m'as pas menti sur les limites de ton pouvoir, Aisuko ? Tu ne m'as même pas touché, et nous sommes à des kilomètres de notre lieu de départ. Si tu as des réponses à tout cela, il me les faut aussi.

Sa voix fini par me faire revenir à la réalité. Bien que j'aurais préféré rester dans mon monde, dans notre monde, je décide quand même de l'écouter et de chercher une explication à se qu'il c'est passé il y a quelques heures.

Effectivement. Mon pouvoir me permet de me téléporter dans un rayon de 3 kilomètre seulement. Hors, là si on prend en compte la distance qui sépare la plage de la ville, ajouté à la hauteur de laquelle on est tombés, il y a plus d'une bonne dizaine de kilomètres. La seule explication serait que mon pouvoir est des capacités que j'ignore encore.

Je finis par répondre à Nekëlvesk d'une petite voix, toujours blottis contre lui, le regard perdu dans le vide.

- Il faut crois que la peur à réussi à repousser les limites de mon pouvoir, l'adrénaline peut faire de grandes choses, mais qui ne sont pas sans conséquences si tu veux mon avis... En tout cas si on en juge par le sang qui est sortie de mon estomac tout a l'heure. Quand je me sens en danger je pense immédiatement au lieu dans lequel je me sens le plus en sécurité, et ce lieu c'est la falaise... Le lieu de notre première rencontre -bon d'accord mes coordonnées n'était pas exactes. Evidemment en pensant à cet endroit je pense immédiatement à toi. Après arriver à téléporter une personne en pensant à elle je trouve ça un peu gros quand même...

Je fouille dans ma mémoire à la recherche de quelques chose qui aurait pu rendre ce miracle possible. Théoriquement il aurait fallu qu'il est une partie de moi sur lui. Je veux bien que Nekëlvesk soit assez obsessionnel sur mes cheveux, mais de la à m'en couper une mèche dans mon sommeil et à la garder sur lui en permanence...

Je me redresse et regarde Nekëlvesk les yeux grands ouverts.

- Minute ! La nuit de mon pétage de plombs il me semble que j'ai mélangé mon sang au tient non ? C'est comme si tu avais une partie de moi à l’intérieur de toi ! Donc en théorie je dois pouvoir te téléporter à moi quand je le souhaite !


Je reste un peu perplexe sur cette découverte. Me dire que je peux faire venir Nekëlvesk à moi quand bon me semble, je trouve ça un peu abusé et j'espère qu'il ne va pas mal le prendre. Avec un peu de chance il ne le verra pas comme un abus de sa personne.

Pour éviter sa réaction que je devine négative, je le regarde en abordant un sourire malicieux et tente de changer de sujet.

- Je voulais te dire que même si j'ai pas trop d’expériences sur lesquelles me baser je te trouve extrêmement doué ! J'irais quand même pas jusqu'à dire que j'ai aimé, mais... voilà.

Je détourne le regard me sentant soudainement rougissante et un peu embarrassée. On venait de faire l'amour pour la première et on était toujours nus l'un sur l'autre. La situation avait de quoi être embarrassante.

- Au fait, moi j'y connais pas grand chose dans ce domaine... je vais saigner comme ça à chaque fois ? Ajoutais-je un peu inquiète par sa réponse

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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Mar 5 Avr - 20:50


- Il faut croire que la peur a réussi à repousser les limites de mon pouvoir, l'adrénaline peut faire de grandes choses, mais qui ne sont pas sans conséquences si tu veux mon avis... En tout cas si on en juge par le sang qui est sorti de mon estomac tout à l'heure. Quand je me sens en danger je pense immédiatement au lieu dans lequel je me sens le plus en sécurité, et ce lieu c'est la falaise... Le lieu de notre première rencontre - bon d'accord mes coordonnées n'étaient pas exactes. Evidemment en pensant à cet endroit je pense immédiatement à toi. Après, arriver à téléporter une personne en pensant à elle je trouve ça un peu gros quand même...

Nekëlvesk était d'accord sur ce dernier point. Il ne bougea pas, songeur. Peut-être qu'en effet, la panique avait décuplé la puissance de son pouvoir - pratique, dans les situations extrêmes - mais c'était à surveiller. Il se montrerait méfiant, plus encore si ce paramètre était susceptible de causer du tort à sa prêtresse. Il n'avait par ailleurs même pas remarqué ses vomissements, plus tôt. Il fallait vraiment qu'il arrive à se réveiller.

- Minute ! La nuit de mon pétage de plombs il me semble que j'ai mélangé mon sang au tient non ? C'est comme si tu avais une partie de moi à l’intérieur de toi ! Donc en théorie je dois pouvoir te téléporter à moi quand je le souhaite !

Hum. Il fronça les sourcils avec une petit grimace. Ça, ça ne lui plaisait pas du tout. Il se souvenait de ce moment, il ne pouvait pas nier. S'il avait su que cela aurait de telles conséquences par la suite, il se serait un peu plus débattu quand Aisuko l'avait forcé. Elle l'avait à sa disposition, c'était comme inverser les rôles, c'était insoutenable, et surtout totalement contre nature. Depuis quand un humain pouvait-il avoir les pleins pouvoirs sur son dieu ? N'importe quoi. Il prierait sa volonté divine d'y faire quelque chose, de régler ce souci.

- Je voulais te dire que même si j'ai pas trop d’expériences sur lesquelles me baser je te trouve extrêmement doué ! J'irais quand même pas jusqu'à dire que j'ai aimé, mais... voilà.

Drôle de changement de sujet. Il s'amusa presque de la voir faire : elle commençait à le connaître et savait quelle serait sa réaction, apparemment. Bon, il se sentait flatté du compliment, tout de même. Mais il ne comptait pas la laisser trop faire sa maligne avec lui. Son petit sourire malicieux fut alors remplacé par une mine embarrassée, elle détourna le regard.

- Au fait, moi j'y connais pas grand chose dans ce domaine... je vais saigner comme ça à chaque fois ?

Les coins de sa bouche se redressèrent en un léger rictus presque attendri. Elle lui paraissait comme une enfant à qui il avait la tâche d'expliquer comment fonctionnait le monde ; et lui-même savait à quel point il aimait apprendre des choses aux autres. Il secoua doucement la tête :

- Non, ne t'inquiète pas. Généralement ça n'arrive qu'une fois et tant que les prochaines fois il n'y pas de sang, c'est normal. Toutes les femmes saignent.

Il lui ferait un cours plus détaillé une autre fois. Là, ce n'était pas ce qui l'intéressait. Il prit son air sérieux/menaçant.

- Hum, je te mets en garde Aisuko : si tu peux me téléporter à toi quand tu le souhaites, tu n'as pas intérêt à te servir de ça comme tu le veux. En fait, je ne te conseille même pas de l'utiliser sans mon autorisation.

Nekëlvesk se redressa, chercha ses affaires d'une main et enfila son pantalon, rencontrant quelques difficultés avec sa jambe. Il avait préféré ne pas s'attarder sur les bandages qui l'entouraient. Par contre jeta un coup d'oeil à ceux autour de son bras de sa poitrine ; ça avait l'air d'aller. Il se leva, crapahuta une dizaine de mètres plus loin, et se retourna vers Aisuko.

- Nous allons vérifier ta théorie : essaye de me téléporter.

Il priait pour que cela ne marche pas. Pitié ! Qu'on lui laisse sa pleine liberté de mouvement.

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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Mar 5 Avr - 21:29

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

Je fus bien rassurée par sa réponse. Déjà que faire ça ne m'enchante pas particulièrement si en plus je devais saigner à chaque fois...

Lorsque Nekëlvesk se rhabilla je ne pu m'empêcher de lancer quelques coups d'oeil. Je le trouvais vraiment terriblement sexy et séduisant, malgré toute les manœuvres qu'il devait entreprendre à cause de sa jambe. Il n'enfila pas son t-shirt pour mon plus grand plaisir.

Je profite de ce moment pour faire de même et enfiler mes sous-vêtement ma jupe et mon chemisier que je ne prend même pas la peine de boutonner.

Il se déplaça un peu plus loin avant de me demander de le téléporter à moi. J'obéis sans réfléchir et ferme les yeux en fronçant les sourcils. J'essayais de me concentrer et de ne penser à rien d'autre qu'à Nekëlvesk. A Nekëlvesk et à son torse svelte et finement dessiné... Comment tu veux te concentrer comme ça Aisuko ? Bref je reprend.

Il ne me fallu que quelques secondes avant que je ne sente la présence de Nekëlvesk à côté de moi. J'ouvre immédiatement les yeux et qu'elle ne fut ma surprise de me retrouver nez à nez avec lui, enfin avec lui...

Etant toujours assise je me retrouvais à la "bonne hauteur" si vous voyez se que je veux dire. Prise de surprise je bascule en arrière, sur mes deux coude et affiche une moue embarrassée.

- Je... Au moins on est fixé...

Je détourne le regard quand soudain je sens un liquide chaud couler sur mes lèvres. J'essuie mon nez avec mon index et y découvre la couleur de mon sang sur celui-ci.

- Merde...

Le pire c'est qu'il ne daignait plus s'arrêter de couler. Il ne me fallu que quelques seconds avant d'avoir la totalité du bas de mon visage, ainsi que mon cou et ma poitrine recouvert de sang. Je me pince tant bien que mal les narines pour arrêter l'hémorragie.

- Je crois que j'ai un peu trop sollicité mon pouvoir pour aujourd'hui ! Déclarais-je avec une voix de canard à cause de mes narines bouchées.  

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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Mar 5 Avr - 23:32


Nekëlvesk n'eut même pas le temps de se rendre compte de quoi que ce soit avant de se retrouver à son point de départ. Il était stupéfait. Une fraction de seconde, et pouf, dix mètres parcourus. Il se sentait tout drôle, pas habitué à cette façon de se déplacer pour le moins peu conventionnelle. D'un côté, cela pourrait parfois lui éviter de forcer sur jambe, s'il pouvait bénéficier des dons d'Aisuko. Mais il n'aimait pas du tout l'idée qu'elle puisse faire ce qu'elle voulait de lui, du moins d'une telle manière.

- Je... Au moins on est fixés...

Ca, elle l'avait dit. Nekëlvesk se préparait à s'énerver un peu contre elle pour la dissuader de profiter un peu trop de ces nouvelles capacités, si une telle idée lui avait d'aventure traversé l'esprit, mais il remarqua l'hémoglobine qui, lentement, s'écoulait des narines de la jeune femme. Elle jura, et voyant le flot qui se faisait de plus en plus épais entreprit de l'endiguer.

- Je crois que j'ai un peu trop sollicité mon pouvoir pour aujourd'hui !

Il s'en sentit soulagé. Après avoir levé les yeux au ciel, il attrapa sa prêtresse et l'amena à l'eau.

- Tant mieux, tu ne joueras pas trop avec. Commence par te rincer, tu as du sang partout et c'est dégoûtant. Fais attention à tes cheveux !

En réponse à lui-même, il se saisit de la chevelure de la jeune femme et la retint en arrière. Hors de question de laisser cette merveille souffrir plus encore des désagréments du sel, et du sang. Les saignements de nez, il connaissait, vu le nombre de fois où il était passé aux décharges électriques pendant sa période d'internement. Ça finissait toujours par s'arrêter. N'étant plus à ça près, il s'assit dans l'eau à côté d'elle, surveillant d'un oeil attentif l'évolution de la scène.

- En tous cas, merci quand même. Tu nous as sauvé la vie, et ce n'est sûrement pas la dernière fois, j'espère que tu es prête ? Ils ne vont pas nous lâcher avant un bon bout de temps, je connais bien ce genre de types (il ricana) Je n'aurais pas dû accepter. Tant pis. Si ma volonté divine l'a voulu, ce n'est sûrement pas pour rien. Mais enfin, on va en baver.

Il regardait au loin, les yeux comme inexorablement attirés par l'horizon. Il avait soudainement très très envie d'une bonne pipe d'opium. Nom de lui, quand il disait "en baver", il était triste de constater à quel point Nekëlvesk savait de quoi il parlait.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Mer 6 Avr - 0:31

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

Je commence à me débarrasser du sang sur ma poitrine et sur mon visage en écoutant d'une oreilles distraite se que dit Nekëlvesk. Pas prêt de nous lâcher ? Bien que l'idée de vivre tel un couple de criminels en cavale a quelque chose d'excitant, je dois dire que cette idée ne m'enchante davantage. Une fois mes saignements arrêtés je m'assois dans l'eau à côté de lui et laisse ma tête tomber sur son épaule. Mon regard se pose sur les étoiles avant de rencontrer celui de Nekëlvesk qui semblait perdu dans le vide.

Je repense alors à ma déclaration de tout à l'heure. Si je lui ai avoué c'est par ce que j'étais persuadée que l'on allait pas s'en sortir. Rien qu'en repensant à mes paroles je me sens de nouveau rougissante. De tout façon j'aurais bien fini par lui avouer tôt ou tard. Et tant mieux que j'ai fini par le faire, j'ai l'impression d'avoir le coeur plus léger.

Je me perd dans mes pensés tout en détaillant le visage de Nekëlvesk avec un sourire candide sur les lèvres. J'ai encore du mal à croire que je ne suis plus vierge. Je pensais ne jamais pouvoir arriver à le faire et continuer à me défiler éternellement. Et étrangement je n'ai pas trouvé ça aussi désagréable que je le pensais. J'ai même plutôt apprécié... Bien que je trouve ça assez embarrassant à avouer.

Mais Nekëlvesk qu'en est-il de lui ? Je lui ai ouvert mon coeur et je suis même allé jusqu'à lui offrir mon corps, mais je ne sais même pas se qu'il ressent pour moi...

- Nekëlvesk ?


Demandais-je timidement pour attirer son attention. Je dois dire que maintenant je trouve ça un peu stupide de ma part. Même si il ressent des sentiments à mon égard il n'osera jamais me l'avouer, il à beaucoup trop d'amour propre et puis, il est dieu après tout.

Mais maintenant que j'ai commençé à parler je ne peux pas le laisser sans rien dire. Tant pis si il me prend pour une idiote ou si je casse littéralement l'ambiance, au fond de moi j'ai besoin de savoir.

Je le regarde alors timidement, la tête posée sur son épaule. Il avait vraiment le don de m'intimider, son regard surtout. Il est d'une telle beauté qu'il m'en met mal à l'aise. Je finis par parler d'une petite voix.

- Tu sais... quand une femme ouvre son coeur à un homme... Elle attendant de lui qu'il fasse la même chose...

Je ne pus m'empêcher de détourner à nouveau le regard. Je crois bien ne m'être jamais sentis autant embarrassé et pourtant pas plus tard qu'il y a quelques minutes j'ai fais ma première fois.

Olala je sens déjà mon coeur battre à tout rompre dans ma poitrine. Mais qu'es ce qu'il m'a prit de dire ça ! Je vais me prendre le plus gros râteau de l'histoire ! Il va me détruire et je ne serais plus ou me mettre.

Mon regard se pose alors sur la falaise. La voilà mon échappatoire. Plus qu'à me téléporter là-haut et à me jeter dans le vide... Mais qu'es ce que je raconte ! Le suicide n'est pas une solution Aisuko !

Je devrais au moins prendre le temps d'écouter sa réponse avant de penser à me jeter du haut d'une falaise.

Beaucoup trop embarrassée pour rester en contacte avec lui je décolle ma tête de son épaule et fixe mes pieds. Décidément je suis vraiment qu'une abrutie !

- ...

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Mer 6 Avr - 11:29

En entendant son nom, Nekëlvesk avait brièvement baissé les yeux vers Aisuko. Elle rougissait, et semblait visiblement très mal à l'aise. Elle voulait dire quelque chose, c'était évident, mais pour une obscure, cela ne sortait pas. Il attendait donc, décidé à ne rien et la laisser se débrouiller avec sa gêne.

- Tu sais... quand une femme ouvre son coeur à un homme... Elle attendant de lui qu'il fasse la même chose...

Il se figea. C'est vrai, la déclaration de tout à l'heure. Son esprit l'avait écartée de ses pensées, relayée au second, voire même au troisième plan de ses souvenirs. Maintenant l'image de la scène remontait à la surface et il se sentait mal. Son regard s'assombrit comme jamais. Tout à l'heure, la mort approchant occupait une partie de son cerveau et l'empêchait de se laisser envahir par cette horrible sensation, ce noeud qui lui tordait les entrailles. Maintenant il n'y avait rien. Rien sauf lui, Aisuko, et cette foutue déclaration.
Elle se leva brusquement, geste qu'il décida de ne pas suivre. Il regardait ses mains, ses mains, ses mains de manière presque obsessionnelle alors qu'il chuchotait quelques phrases inaudibles. Puis, après de longues minutes passées ainsi, et gardant le regard fixe, sa voix se fit enfin entendre :

- Pas possible. Impossible. Non. Dieu refuse.

Il y avait comme une espèce d'étranglement dans sa voix, quelque chose qui plaçait les prochaines minutes sous de mauvaises auspices. Il tourna le regard vers Aisuko, et ses pupilles avaient viré au bleu glacé, presque blanc sans qu'il ne s'en rende compte - quand ses nerfs lâchaient, parfois son pouvoir aussi. Cela donnait à son regard une dimension tout à fait dérangeante. Ce qui avait changé, surtout, c'était l'émotion au fond de ses yeux. Elle était aussi froide que la couleur qui les ornait désormais. Il avait l'impression que sa poitrine était devenue incroyablement lourd ; respirer lui semblait incroyablement difficile.

- Et si tu veux continuer cette discussion, éloigne-toi. Ce corps n'est pas simple à contrôler quand l'esprit divin qui l'habite se sent contrarié. Là, contrarié, ce n'est pas le mot. Je ne m'énerve pas souvent, et je m'en félicite, alors... je préférerais rester gentil.

Si gentil était le mot. Il serra les poings ; ses mains tremblaient et il n'aimait pas ça.

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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Sam 9 Avr - 19:01

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

Rapidement je sentis une horrible tension se dégager du regard de Nekëlvesk. Et cette couleur blanchâtre qu'abordaient maintenant ses iris n'avait rien pour me rassurer. Je me sentais encore plus coupable d'avoir parlé maintenant. Puis il parla, me laissant encore plus confuse.

- Et si tu veux continuer cette discussion, éloigne-toi. Ce corps n'est pas simple à contrôler quand l'esprit divin qui l'habite se sent contrarié. Là, contrarié, ce n'est pas le mot. Je ne m'énerve pas souvent, et je m'en félicite, alors... je préférerais rester gentil.

Comment ça ? Je ne m'attendais vraiment pas à une telle réaction de sa part. J'avais peur de le voir me rejeter comme une moins que rien, dans le meilleur des cas il m'aurait envoyé bouler avec un peu plus de tact, mais là... Il avait l'air énervé... Et pas qu'un peu. Je ne comprend vraiment pas pourquoi il réagit comme ça, je lui ai dit que je l'aimais, pas que je voulais tuer toute sa famille...

Après quelques secondes je regarde finalement Nekëlvesk en secouant vivement la tête de gauche à droite. Je ne bougerais pas.

- Je reste avec toi. Mon rôle est d'abord de veiller sur toi, même si ça implique que je dois te désobéir. Pourquoi tu t'énerves comme ça ?

Très vite j'avoues me sentir un peu blessée par sa réaction. Quel est son problème ? Une fille n'a plus le droit d'ouvrir son coeur ? J'ai pas le droit d'être amoureuse de qui je veux ? C'est quoi son fucking problème ?!

Je me lève brutalement sentant moi aussi une profonde rancoeur m'envahir. Rancoeur qui s'exprime rapidement en des paroles incontrôlables.

- Qu'est ce qui cloche chez toi ?! Shit ! Monsieur Darsang s'énerve par ce que la pauvre idiote que je suis éprouve des sentiments à son égard ? Sentiments que j'aurais mieux fais de m'abstenir à ressentir ! C'est vrai ! Pourquoi tu devrais t'estimer heureux d'avoir une belle fille amoureuse de toi et prête à tout pour satisfaire le moindre de tes désirs ! Dire que j'ai accepté de coucher avec toi ! Je commence déjà à regretter ! Fuking shit ! Je ne suis qu'une grosse bitch doublé d'une fucking idiot ! Des larmes de rages commence à couler sur mon visage. Je crois que je sais quel est ton problème ! Tu refuse d'être heureux ! Tu fais tout pour te pourrir la vie et la santé ! Ecoute je sais pas se que t'as foutu dans l'autre monde, mais pour t'en vouloir à ce point t'as du faire pas mal de conneries dans ta vie ! Tss...

Encore une fois mes mots avaient dépassé ma pensé, mais sur le moment je me fichais pas mal des conséquences de mes paroles. Il fallait que ça sorte. Toutes ces fois ou je l'ai laissé me marcher sur les pieds et où je mis mon ego de côté, tout ça par se que je l'aime. Tout se que j'ai fais pour lui par amour et lui il est même pas foutu de ressentir la même chose pour moi, ou au moins accepter mes fucking sentiments ! Monsieur est au dessus de tout ça ! Les histoires de coeur d'une pauvre petite mortelle il s'en bat les balls !

- T'es vraiment le dernier des cons ! Oh mon dieu j'ai osé t'insulter ! Tu m'en vois terriblement navrée ! Qu'est ce que tu vas faire hein ? Tu vas me frapper pour te défouler un peu ? Comme mon père ! Surveille ton langage ma fille ! Oui papa ! Ai des bonne notes ma fille ! Oui papa ! Tu insultes tes camarades maintenant ? Et qu'est ce que c'est que ce C- Aisuko ?! Pardon papa ! Me frappe pas s'il te plait ! Comme si il en avait quelques chose à foutre lui aussi de se que je pouvais bien dire ! Mais vas-y toi aussi je t'en pris ! Si ça te soulage de m'envoyer quelques droites ! C'est vrai après tout je ferais n'importe quoi pour le pauvre connard dont je suis tombée amoureuse !

Je tombe dans l'eau à genoux, toujours à côté de lui et commence à rigoler, les joues toujours inondés de larmes. Encore une fois je ne me contrôlais plus. Je ne pouvais pas m'arrêter de rire. Je riais de moi et de ma fucking naïveté.

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Nekëlvesk N. Darsang
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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Lun 11 Avr - 18:52


Okay, il semblait que Nekëlvesk n'était pas le seul à craquer. Il ne s'attendait pas à rencontrer de la résistance, la réaction d'Aisuko le prit au dépourvu. On aurait cru deux échappés de l'asile qui pétaient un câble en même temps dans l'eau. Les yeux changeant de couleur de manière tout à fait aléaoire, il la regardait rire et pleurer en même temps, l'air tout à fait démente. Il n'aimait pas qu'on lui vole la vedette de la sorte. Il n'aimait pas qu'on l'insulte. Et il n'aimait pas non plus toute cette vulgarité dans les propos de la jeune femme - bien parler, c'est important - qu'on tente de le lui faire la morale, qu'on regrette d'avoir couché avec lui, qu'on se moque de lui ; en bref, là, sa contrariété n'allait pas en s'arrangeant. Il ne se sentit même pas ému par son passé d'enfant battu. En temps normal, ç'aurait déjà difficile, alors là, ce n'était même pas la peine d'y penser. Après tout, elle avait à ses parents correctement fait payer leurs affronts.

Nekëlvesk inspira, expira. Ses mains tremblaient toujours, et il est sûr que s'il avait eu, alors, une pipe d'opium sous la main, il l'aurait fumée plus vite que n'importe quelle autre. Ses poings, dans l'eau, se resserèrent sur le sable. Il tremblait toujours autant, et commençait même à avoir froid, trempé comme il l'était. C'était maintenant Aisuko qu'il fixait obstinément, comme fasciné par ce corps en mouvement. Son regard n'était plus glacial comme une minute auparavant, mais pas forcément plus rassurant ; comme impenétrable, les pupilles grandement dilatées - et ce dernier point n'était pas dû à son pouvoir.
Il secoua presque imperceptiblement la tête. Il eut l'air d'abord dépité, heureux, attristé, puis il se mit à rire aussi. Brutalement, son euphorie prit fin, il se leva et attrapa Aisuko, la soulevant de quelques centimètres pour placer son regard bien au niveau du sien. Il ne lui sourit pas comme il aurait pu le faire, en fait, il ne la regardait même pas. C'était comme s'il voyait à travers elle. Il entendait comme quelqu'un qui lui chuchotait des syllabes désordonnées au creux de l'oreille, mais comme il avait l'habitude, n'y fit pas vraiment attention. Une partie de lui savait qu'on ne l'avait pas enfermé pour rien, dans son autre vie. Le reste refusait de l'admettre. Il finit par cligner des yeux et la lâcher.

- Nul besoin de te frapper, si tu as l'habitude, ça n'aura aucun effet sur toi.

Oui, il avait dit ça avec une espèce de satisfaction perverse et détestable. Il eut quelques secondes d'absence, et se mit soudain à hurler :

-  J'ai dit que je ne m'énerverai pas !

Il respirait mal et se bouchait les oreilles. Finalement, la voix le dérangeait, et ce d'autant plus qu'il ne comprenait rien à ce qu'elle lui racontait : par conséquent, il avait la singulière impression de l'entendre raconter des tas de choses à la fois. Des choses pas forcément plaisantes.
Nekëlvesk finit pas se rasseoir, pour ne pas avoir à penser à tenir sur ses jambes, le dos tourné à Aisuko. Il ne voulait plus la voir, avec ses larmes auxquelles se mélaient les rires, ses cheveux qui appelaient inexorablement ses mains, et son amour détestable. Difficile de croire que dix minutes plus tôt, ils partageaient un moment de parfaite union. Il ferma les yeux, et parla sans même se demander si elle était toujours là ou si elle s'était téléportée il ne savait où - il est vrai qu'elle aurait pu.

-  J'ai fait des "conneries", en effet, mais cela ne t'intéresse sûrement pas. De toutes façons, je ne vois pas pourquoi tu me demandes une chose pareille ; répondre à ton amour ! Une divinité est au-dessus de ce genre d'histoires humaines, cela me semble évident ! Le "pauvre connard" ne t'a jamais demandé se développer de tels sentiments à son égard, après tout. Je refuse. C'est contre-nature. Cela n'attire que du mal, je l'ai déjà vu, et tu sais quoi ? Si tu désires te désister de ton rôle de prêtresse, eh bien vas-y, profite que les voix dans ma tête m'empêchent de me concentrer sur toi et va-t-en, tant qu'à faire ! Tu trouveras quelqu'un qui t'aimera, et avec qui tu ne regretteras pas de coucher, ce ne sera pas difficile !

Recroquevillé, il appuyait les paumes contre ses oreilles à s'en faire mal. Articuler avait été difficile, et il ne désirait pas vraiment se retrouver seul comme il semblait le sous-entendre. Ses yeux lui brûlaient, il ne comprenait pas pourquoi. Pas important. Il voulait juste retrouver le silence et en finir avec cette dispute qu'il trouvait stupide.

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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Lun 11 Avr - 20:14

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

Je me trouvais debout derrière lui. Les poings serrés, les dents crispés et la tête baissée, alors que les larmes qui perlaient sur mes joues rejoignaient l'océan. Malgré tout se que j'avais dit il ne s’énerva pas. Je m'attendais tellement à me prendre un coup de poing en pleine gueule que je commence à lui en vouloir de ne pas l'avoir fait. Honnêtement j'aurais préféré qu'il me tape plutôt qu'il me dise de telles choses, j'en aurais moins souffert.

- Je te déteste, ... tu ne comprends vraiment rien !
Criais-je en laissant s'échapper de moi cette amertume que ses paroles m'avaient laissé.

Je m'écroule de nouveau à genoux fixant le dos de Nekëlvesk d'un regard désormais vide d'émotion. Je ne savais plus quoi faire, ni quoi penser. J'en viens même à me demander si je suis vraiment amoureuse de cet homme, ou si je suis amoureuse de l'homme qu'il voulait que je crois qu'il est. Je pensais vraiment savoir qui était Nekëlvesk Narcosk Darsang. Un homme à l'égo surdimensionné, mesquin et égocentrique, mais peut-être qu'au fond il est pire que ça.

- Je ne sais pas pourquoi je t'aime... Mais je sais pourquoi je te déteste. Je te déteste par ce que tu m'as fais éprouver des sentiments pour toi et que tu refuses de prendre tes responsabilités. Je te déteste par ce que tu ne veux pas m'aimer et que tu préfère me détruire à petit feu, chaque fois que tu refuses mes sentiments, chaque fois que tu me rejettes. Je te déteste par ce que tu fais ressortir se qu'il y a de plus mauvais en moi. Je crois qu'en fait je te déteste par ce que je t'aime... Et que je t'aime par ce que je te déteste... Moi qui pensais éprouver un amour pur et passionnel je le trouve de plus en plus malsain...

Je lui déclare tout ça d'une voix neutre, si ce n'est quelque peu fatiguée par toutes ces émotions négatives. Je décide finalement de m'approchais de lui et de me presser contre son dos. Je l'enlace et le serre contre moi, posant mon menton sur son épaule et le berçant légèrement. Peu importe à quel point il m'avait fait du mal, je n'aimais pas le voir comme ça. Ça ne faisait que me détruire davantage.

Après avoir attendu ainsi quelques minutes, le temps qu'il se calme un peu, je finis par lui murmurer à l'oreille, bien décidée à apprendre à connaitre le vrai Nekëlvesk.

- ...Comment s'appelait-elle ?

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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Lun 11 Avr - 22:35

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De manière un peu lointaine, la voix d'Aisuko se détacha de toutes les autres. Nekëlvesk ne sut pas décoder ce qu'elle dit, ni même vraiment l'intention derrière ses paroles. Il entendait qu'elle criait. Pour changer. Il rendit leur liberté à ses mains, puisque de toute façon les garder sur ses ouïes ne servait à rien, les chants macabres venaient de sa tête, et il savait. Il se concentra sur ce que lui disait Aisuko d'une voix pleine de trémolos pour les effacer, peu désireux de perdre pied.

[color:1aac=ffcc00]- Je ne sais pas pourquoi je t'aime... Mais je sais pourquoi je te déteste.

Phrase qui annonçait moult réjouissances. Il ralentit son rythme respiratoire. Concentre-toi, Nekëlvesk. Fais-les taire.

[color:1aac=ffcc00]- Je te déteste parce que tu m'as fait éprouver des sentiments pour toi et que tu refuses de prendre tes responsabilités. Je te déteste parce que tu ne veux pas m'aimer et que tu préfères me détruire me détruire à petit feu, chaque fois que tu refuses mes sentiments, chaque fois que tu me rejettes, je te détestes parce que tu fais ressortir ce qu'il y a de plus mauvais en moi. (c'était presque un compliment) Je crois qu'en fait, je te déteste parce que je t'aime... Et que je t'aime parce que je te déteste... Moi qui pensais éprouver un amour pur et passionnel je le trouve de plus en plus malsain...

Bah, il ne pouvait rien nier. Les chants étaient devenus paroles, bien plus supportables. Il ne voyait pas quel genre de "responsabilités" il était censé prendre. Il ne l'avait pas forcée à tomber amoureuse de lui. Et il ne cherchait pas non plus à la "détruire". Pas volontairement. Il n'en savait rien, en fait. Il voulait juste qu'elle lui appartienne, lui fasse échapper à cette dévorante solitude. Mais il ne pouvait pas répondre à ses sentiments, il ne voulait pas. Il sentit ses bras qui l'enlaçaient et son souffle sur son épaule, s'en sentit même un peu soulagé. Il se concentrait sur le roulis des vagues et sa tirade, peu à peu le concert de voix imaginaires se faisait plus discret. Il n'avait toujours pas ouvert les yeux, focalisé sur le noir reposant que lui offraient ses paupières. Elle avait peut-être raison, peut-être que c'était malsain. Mais Nekëlvesk avait beau y refléchir, retourner le problème, une fois encore, il n'en savait rien. Avec qui avait-il entretenu une relation saine, au cours de sa vie toute entière ? Il ne se souvenait pas. Il n'avait pas ce genre de rapports avec les gens.

[color:1aac=ffcc00]- ...comment s'appelait-elle ?

Il en rouvrit les yeux de stupéfaction. Pas stupide du tout, celle-la. Après son petit pétage de plombs, il se sentait vidé, il n'allait pas repartir. Et Aisuko non plus, apparemment. Elle avait deviné et elle lui posait la question. Il ne savait pas s'il voulait lui répondre, il se sentait tout faible – bien plus que pouvait se le permettre un dieu. Pourtant, il se tourna vers elle et sur ses joues coulait un torrent de larmes. Ses yeux trempés avaient repris leur couleur naturelle : un marron tout à fait banal.

- ...J'ai oublié.

Il s'en rendait compte, là. Il avait oublié, tout simplement. Ces années de débauche, d'enfermement, de déni avaient effacé son nom. Il s'en sentait horrifié. Sa main se dirigea instinctivement vers le ventre d'Aisuko, dans un geste dénué de toute idée mal placée, et traça une ligne invisible nette. Une fois, deux fois, et encore et encore. En même temps il parla d'une petite voix.

- Là, précisément là , ils ont coupé. Ca, par contre, je m'en souviens bien. Je ne sais pas si elle a souffert, mais il y avait beaucoup de sang. J'en avais déjà vu plein avant, mais là c'était insoutenable. Elle ne m'a même pas lancé un regard avant de mourir. Je crois qu'elle a voulu me protéger. Elle se tenait le ventre... où il y avait... (il déglutit) Oh, allez, dans quatre mois cette chose allait en sortir d'une toute autre façon.

Il eut un petit rire nerveux, blasé.

- Il n'y a que des salopards comme nous pour éventrer des femmes enceintes. Je ne m'en étais jamais compte, avant. Peut-être que c'est arrivé parce qu'une mortelle ne pouvait porter l'enfant d'un dieu ?

Son geste s'était interrompu et maintenant, il se contentait de regarder fixement le ventre d'Aisuko, la main à plat dessus. Les larmes avaient creusé des sillons humides sur ses joues pâles.

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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Lun 11 Avr - 23:09

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

Il pleurait. C'était la première fois que je le voyais dans un tel état de faiblesse, la première fois qu'il mettait sa fierté de côté et qu'il s'ouvrait à moi. Étrangement cela me fit esquisser un léger sourire. Il était bien plus beau ainsi, sans sa carapace. Lorsqu'il passa son doigt sur mon ventre d'un geste répétitif je ne pu retenir un frisson.

Il souffrait d'un profond traumatisme à tel point que tout se qu'il tentait de me dire me semblait terriblement flou. Je pose ma main droite sur sa joue et essuie une de ses larmes avec mon pouce.

- Parle, ça te feras tu bien tu verras... Je suis là pour toi Nekëlvesk, tu n'es plus seul. Dis-je en le regardant droit dans les yeux.

J'essayais de mettre bout à bout tout se qu'il m'a dit. Apparemment la fille dont il était amoureux était enceinte de lui est ça c'est mal terminé. Je ne pense pas qu'une mortelle ne puisse pas enfanter de l'enfant de dieu, la vierge Marie l'a bien fait elle... Ou peut-être que j'espère encore pouvoir porter ses enfants un jour.

Je sers les mains de Nekëlvesk dans les miennes sans détacher mon regard du sien. Je voudrais savoir se que cette fille avait de spécial pour réussir à le faire tomber amoureux d'elle. Elle était peut-être brune ? Si ça se trouve il préfère tout simplement les filles brunes... Non c'est pas possible vu toutes les éloges qu'il fait à ma chevelure en permanence, je ne pense que changer de couleur de cheveux aiderait...

- Dis moi Nekëlvesk, tu te souviens de son apparence ? De sa personnalité ?

Si il est allé jusqu'à oublier son prénom je n'attend pas grand chose de sa réponse à ma question. Je continue de serrer ses mains et le regarde tendrement.

- Tu sais quoi, reprend depuis le tout début. Je veux connaître le mal qui te ronge, je veux t'aider à t'en débarrasser.

Je serais ton remède Nekëlvesk, je t'aiderais à guérir si tu y crois.

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Dernière édition par Aisuko Atsaka le Mar 12 Avr - 10:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Mar 12 Avr - 0:57

Aisuko semblait maintenant bien plus calme. Elle lui avait pardonné leur altercation de tout à l'heure, son refus. Tant mieux, là, il n'aurait pas eu la force de lutter. Elle essuya l'une de ses larmes, et ce geste lui apporta étrangement un immense réconfort. Encore une fois, elle lui donnait l'impression d'être une mère aimante. En cet instant, cela lui faisait un bien fou, il ne se sentait même pas moqué ou diminué. Juste mieux. Même si extérioriser ses sombres pensées était d'une violence juste inouïe.

- Parle, ça te fera du bien, tu verras... Je suis là pour toi, Nekëvesk, tu n'es plus seul.

Elle avait les yeux fixés aux siens, et il avait du mal à soutenir ce regard. Les voix de sa tête s'étaient muées en simples chuchotements, à son grand soulagement. Il pouvait un peu mieux articuler sa pensée.

- Dis-moi, Nekëlvesk, tu te souviens de son apparence ? De sa personnalité ?

Cette question le plongea dans une profonde réflexion. Il se souvenait plus de sensations et d'images floues. Son cerveau avait, de toute évience, préféré lui faciliter le travail en verrouillant les souvenirs liés à sa première femme. Il tentait vainement de restaurer ces tableaux de son passé. Seul, c'était trop compliqué. Parfois il en rêvait. Mais le matin venu, le visage de la jeune fille était de nouveau trouble.

- Tu sais quoi, reprends tout depuis le début. Je veux connaître le mal qui te ronge, je veux t'aider à t'en débarrasser.

Son regard, qui s'était perdu sur le paysage environnant, revint vers Aisuko. Cette attention était certes tout à fait louable, mais plus facile à dire qu'à faire. Il ne croyait pas trop en la force des mots, que parler d'un mal pouvait l'apaiser. Mais après tout, pourquoi ne pas essayer ? Il se sentait dans un tel état d'esprit que peu importe ce qu'elle pouvait lui demander, au final, il obéirait. Il avait un peu envie d'en parler, que quelqu'un sache. Et si ce n'était pas sa prêtresse, alors qui ? Nekëlvesk inspira, pour remettre ses idées en place et récupérer, si possible, un peu de son éloquence caractéristique.

- Mhm, vois ça comme un échange de bons procédés : tu m'as raconté ta vie, je t'accorde d'entendre la mienne... En premier lieu, je ne m'appelle pas Nekëlvesk, en vérité. Quand je suis né, on m'a appelé Gioelle – je trouve ce nom tout simplement ridicule. Gioelle Calderoni (il eut un petit rire las) C'est étrange de l'entendre à nouveau, à vrai dire.

Il dodelina un peu de la tête. Si elle osait se moquer, il le lui ferait regretter plus tard.

- J'ai... douze frères et soeurs, exactement. Qui ont vécu plus de quatre ans, bien entendu. Et de la même mère, ; je ne sais pas avec qui mon père a bien pu aller fricoter. Comme tu le sais, nous n'avons pas vécu à la même époque, toi et moi, c'était normal, en 1800 et des poussières. J'ai vécu une enfance plutôt banale, on travaillait et on vivait comme on le pouvait. Ce n'était pas le paradis, nos parents ne nous ont jamais témoigné d'affection – ce n'était pas non plus vraiment considéré comme important, à l'époque - mais nous vivions correctement, avec presque à manger tous les jours – il faut dire, à douze, il y avait un peu d'argent à la maison. Arrivé à environ treize ans, il me semble, la mafia locale, qui faisait souvent affaire avec ma famille, m'a embauché. Pas de mon plein gré, je te l'avoue. C'est ma mère qui m'a vendu, en l'échange de quoi, je n'en sais rien, je n'en ai jamais eu vent.

Il marqua une pause, cherchant dans sa mémoire un indice, quelque chose qu'il aurait pu manquer et apporter une réponse à cette question, mais, évidemment, ce n'était pas le moment. Alors, il reprit :

- On m'avait collé dans le trafic de drogue. L'opium était à la mode, à ce moment-là, et j'ai commencé là. C'était frustrant, de ne pas pouvoir voler grand-chose, mais je faisais comme je pouvais. En tous cas, je dois avouer que ça ne m'a pas trop arrangé : on m'avait toujours trouvé un peu bizarre, mais j'ai commencé à entendre des choses que les autres n'entendaient pas. Des gens, des bruits... Au début, je croyais à un quelconque effet de la drogue, alors j'ai arrêté. Mais ça a continué, même une fois sevré, alors j'ai compris que je n'étais pas un simple être humain. Peu à peu, les voix se sont éclaircies, et j'ai fini par découvrir ma véritable nature – que je n'ai guère plus besoin de t'expliquer.

Il eut un vague sourire, qui s'effaça aussitôt.

- Mais mes proches n'ont pas été de cet avis ; au lieu de me trouver génial et de m'adorer comme il se doit, il m'ont fait enfermer chez les fous. Chez les fous, tu te rends compte ? Quelle honte ! J'espère qu'après mon départ ici, ils ont payé pour cet affront. Fort heureusement, mes collègues ont su me faire sortir de là rapidement. En me voyant changé, ils ont deviné mon petit manège et m'ont fait passer dans une autre filière de leurs activité : je suis devenu tueur à gage. Un peu comme ce que nous sommes censés faire maintenant, mais je travaillais pour des particuliers. Si un être de chair a le droit de vie et de mort sur ses prochains, c'est bien moi ; j'ai donc accepté ma condition sans problème. Une petite prière après chaque service rendu et c'était réglé.

Il leva les yeux vers le ciel grisâtre, se remémorant quelques scènes de cette époque bénie – par ses propres soins.

- Et puis un jour, je l'ai rencontrée, Elle. Je ne m'en souviens pas trop non plus, en fait. Je ne crois pas qu'elle était spécialement jolie, ou alors ça ne m'a pas marqué. Je devais avoir seize ou dix-sept ans. Elle avait les mains rugueuses à force de laver le linge et elle aidait son père, qui était apothicaire, à tenir sa boutique. Elle ne chômait pas, ça, ça m'est resté en tous cas. Comme elle n'avait pas envie de se marier tout de suite – elle était plus jeune que moi – il fallait que nous nous voyions en cachette. Au début, ça m'a bloqué, mais au final j'ai fini par l'accepter. Dieu lui-même qui vit une histoire illégitime, cela a quelque chose d'ironique, c'est vrai. Au final, nous ne nous sommes d'ailleurs jamais passé la bague au doigt ; elle ne m'avait pas dit que son père l'avait déjà liée à un jeune homme de famille bourgeoise depuis de nombreuses années. J'avais entrepris d'user de mes contacts pour le faire éliminer, mais ma famille a découvert ce petit secret, et ils ont de nouveau trouvé le moyen de m'envoyer à l'asile. Me faire passer pour fou, cela sauvait l'honneur de la lignée – quel honneur, je te le demande bien, ce n'était qu'une bande de miséreux.

Il serra les mains d'Aisuko, qu'il n'avait pas lâchées depuis qu'elle les avait liées aux siennes. À l'évocation de ces souvenirs, il sentait de terribles frissons le parcourir de part et d'autre. Il avait arrêté de pleurer, maintenant, mais en évoquant ce qu'il se préparait alors à dire, son regard s'était gravement assombri :

- Mon premier séjour avait été anecdotique. Celui-ci, ignoble. Je ne sais pas comment on traite les dégénérés de ton époque, mais j'espère que les soins sont plus tendres. Longtemps avant d'avoir cessé de compter les jours, j'ai cessé de compter les électrocutions, les semi-noyades, les saignées, les aiguilles, les produits expérimentaux, et tout ce que tu peux imaginer. Les voix hurlaient, et moi aussi d'ailleurs. Puis, étrangement, j'ai fini par me soumettre et arrêter de rabâcher aux médecins qu'on ne traitait pas leur Seigneur de cette façon. De toute façon, ils n'écoutaient rien ; qui sait quel esprit démoniaque me les avait envoyés pour me détruire. Mais ! J'ai tenu bon. J'avais tendance à craquer plus facilement de façon bien plus violente, et avant tout cela je n'avais jamais de crises d'euphorie comme maintenant. Puis les voix étaient plus présentes, aussi. Il y en avait même des nouvelles.
Cette fois-ci, tu l'avais compris, la mafia avait pris son temps pour sortir son pion de cette prison. Retrouver ma liberté a été une chose merveilleuse, même si je me sentais profondément changé – je n'aurais, avant cela, jamais pensé que la souffrance du corps ait pu à ce point influencer la stabilité de l'esprit. Ce qui n'avait pas bougé, c'était mon amour pour cette jeune femme, que je me suis pressé de retrouver. Mariée.

Nouvelle pause. Il avait froncé les sourcils. C'était comme si tout lui revenait en même temps que se slèvres transformaient les souvenirs en mots. Puis son expression s'adoucit.

- Enfin, cela ne nous a pas empêchés de continuer à nous voir. En cachette, toujours. Nous n'avions plus le choix de toute façon. Elle savait où j'avais passé tout ce temps, je l'ai senti dans ses attitudes, et quelques attentions qui avaient changé. Un peu comme une femme peut prendre quelques distances avec son mari revenu de la guerre, si tu veux. Mais nous n'en avons jamais parlé. J'avais retrouvé ma bien-aimée, repris mes activité et la drogue ; je me remettais de ce cauchemar et tout allait pour le mieux. Elle était même tombée enceinte, et même si elle racontait à son mari qu'il était de lui, c'était bien peu probable – je l'avais touchée bien plus de fois quand, avec lui, il ne s'agissait d'autant plus que d'un simple devoir conjugual rempli une à deux fois par mois ; lui aussi avec sa maîtresse. Nous attendions donc de rencontrer cet enfant avec impatience, et j'étais prêt à faire tout mon possible pour lui rendre la vie plus douce. Mais c'est à ce moment-là que mon clan a décidé de me faire payer tout ce que je leur avais volé quand je n'étais encore qu'une jeune âme perdue. Et, je dois dire, quand ils veulent te faire regretter tes actes, ils ne font peut-être pas dans l'originalité mais ils s'y prennent bien.

Nekëlvesk se sentait faillir. Il tremblait, sa voix chevrotait. Il ferma les yeux et serra fort les paupières, comme pour ne pas avoir à affronter de nouveau ce sombre moment.

- Ils m'ont attrapé, entravé, je ne pouvais rien faire d'autre que les regarder lui ouvrir le ventre. Je suis sûr que si elle ne s'y était pas accrochée ils en auraient sorti ce qui grandissait à l'intérieur. J'ai hurlé pour couvrir les cris des voix dans ma tête, mais je n'ai pas réussi. Je connaissais les types qui ont fait ça, je les connaissais et je suppose qu'ils ne faisaient qu'obéir à des ordres, mais je leur en ai voulu. Ensuite ils sont partis et m'ont enfermé avec son cadavre encore chaud. Pendant dix minutes, une heure, ou plusieurs jours je n'en sais rien. Je n'ai pas osé courir vers elle, la toucher une dernière fois, lui dire au revoir. Je suis juste resté prostré à écouter les lamentations qui résonnaient dans mon crâne, les yeux fixés sur la flaque de sang qui grandissait. Et j'ai prié pour qu'elle ne m'en veuille pas, parce que ce serait la pire des choses. Ma propre rancoeur me suffisait amplement. Après, ils sont venus me chercher et m'ont emmené quelque part. Quand je leur ai demandé où, ils m'ont juste répondu que c'était un lieu que je devais commencer à bien connaître, à présent. Nul besoin de te faire un dessin. Je leur ai juste demandé de lui offrir une sépulture décente, puis ils m'ont de nouveau enfermé dans cette atroce prison. Quand ils m'ont serré la main, j'ai tout simplement compris que cette fois-ci, personne ne ferait rien pour me faire sortir de là, cette fois-ci. Je m'étais résigné à passer le restant de mes jours là-bas, parce que je méritais de souffrir pour cette femme morte en martyr par ma faute et que, de toute façon, plus rien ne m'attendait dehors sauf des souvenirs. Que la torture a mis du temps à troubler – pourtant, pour mon troisième séjour là-bas, les médecins ont dû considérer que je commençais à m'habituer et jugé bonintensifier les traitements. L'Homme en noir a mis longtemps à venir me chercher, mais je me suis dit que je ne me l'étais pas envoyé pour rien, et que je continuerais bien de purger ma peine ailleurs. Ici, en l'occurrence.

Il rouvrit les yeux et souffla.

- Ai-je été assez précis ou est-ce que tu as des questions ?

On ne savait jamais. En la regardant, il songea qu'au final, malgré leurs vécus très différents, ils avaient bien cela en commun : le dénouement d'une histoire d'amour avait tout ruiné.

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Aisuko Atsaka

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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Mar 12 Avr - 11:31

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »

Je fixais l'eau tête baissée, songeant à tout se qu'il m'a raconté. Mon emprise sur ses mains c'était quelque peu relâchée. Il avait était exposé à tellement de souffrances que moi aussi à sa place je serais devenue complètement folle -si ça n'est pas déjà le cas.

Rien qu'à l'imaginer regarder sa copine enceinte se faire éventrer j'en ai des frissons. Du peu qu'il m'a raconté de cette fille je remarque clairement qu'il a une grosse différence entre elle et moi. Elle était faible. Trop faible pour le protéger et se protéger elle même. Trop faible pour imposer sa volonté de vouloir épouser qui elle veut à ses parents. En faite, plus j'y pense, plus je me dis qu'on est pas si différentes. J'étais comme elle avant. Avant d'être amoureuse. Peut-être que c'est de la que me vient ma force ou plutôt... ma folie.

- Ai-je été assez précis ou est-ce que tu as des questions ?

Je secoue doucement la tête, la gardant toujours baissée. Il est clair qu'après tout se qu'il m'a raconté je suis encore plus décidée à l'aider à se débarrasser de ses problèmes avec la mafia. Il est hors de question qu'ils lui fasse encore du mal. Quelle idée tu as eu d'emprunter de l'argent à ces types, tu n'apprendras donc jamais...

Je relève finalement les yeux vers lui, des yeux rempli de sérieux et d'une certaine détermination.

- Je suis forte maintenant Nekëlvesk. Je m'assurerais que plus personne ne te fasse de mal. Qu'importe bien la personne qui s'y essayera je la tuerais immédiatement.

Mon regard se perd un instant dans le sien avant que je ne regarde l'horizon qui commence à se teinter d'orange. Je me relève alors et l'aide à faire de même.

- Nous ferons mieux de rentrer maintenant. Tu vas finir par tomber malade à rester dans l'eau froide. Dis-je en me dirigeant vers nos affaires laissés sur la plage.

Je les attrape et passe le bras de Nekëlvesk autour de mes épaules, pour l'aider à marcher. D'un pas lent et silencieux nous nous enfonçons dans la forêt qui borde la plage.

                                       
***

Cela faisait trois mois maintenant que je travaillais à temps plein comme serveuse. Les conditions de travail ne sont pas abominables mais relativement éreintantes. Je ne supporte pas non plus la façon dont ces poivrots me mattes le cul, mais je suis pas sûre que mon patron aimerait que je m'en prenne à la clientèle...

Je n'ai rien dis à Nekëlvesk sur mon nouveau travail, je ne veux pas qu'il se fasse du soucis pour moi. Mais je crois qu'il commence à se poser des questions. Me voire disparaître tout les jours de 6h du matin à 20h du soir, l'excuse "je suis allé me promenait" commence à ne plus très bien marcher. Une fois sentant qu'il allé me posait des question j'ai entreprit de retrouver son sabre pour ne pas avoir droit à un interrogatoire en rentrant. J'ai eu de la chance que celui-ci se trouvait toujours dans la ruelle. Il était tellement content que je l'ai retrouvé qu'il n'a rien dit sur mes sortis répétitives. Mais je sens qui si je ne trouve pas une nouvelle excuses je vais avoir des comptes à lui rendre. J'espère juste qu'il ne me pense pas capable d'avoir un amant.

- Un whisky poupée !

- Oui oui ! J'arrive !

J'angoisse un peu à l'idée que cette journée de travail prenne fin. J'ai rendez-vous avec la mafia juste après pour leur donner l'argent que j'ai déjà récolté. Mais vu la somme qu'il leur doit je suis partis pour travailler ainsi jusqu'à la fin de mes jours...

20h passé je quitte enfin mon uniforme de serveuse pour mes vêtements habituels. J'attrape mon sac à main et je vérifie bien que tout l'argent en liquide s'y trouve à l’intérieur avant de me mettre en chemin.

Arrivée devant le lieu de rendez-vous habituel je ne peux m'empêcher d'angoisser. J'entre dans la pièce et pousse légèrement la porte de la vieille bâtisse derrière moi. Cette fois le parrain a prit la peine de se déplacer. Il ne prenne pas les histoires d'argent à la légère, ou alors il se méfie de moi par rapport à la dernière fois.

- Je vous apporte une partie de la somme que vous doit M. Darsang. Dis-je en posant mes trois milles euros sur le bureau, devant le chef et ses deux acolytes.

Il compta les billets sans broncher avant de les reposer sur la table et de me regarder avec un espèce de sourire assez flippant.

- Alors il force sa petite-amie à travailler comme une mule pour rembourser sa dette ? C'est qu'il est pas très galant le M. Darsang...

- Il ne me for-... Tentais-je de dire avant qu'il me coupe la parole.

- Tu sais je connais un moyen beaucoup moins épuisant et beaucoup plus rapide pour rembourser tout cet argent.

Il se leva et s'approcha vers moi. Je devinais sans mal se qu'il sous entendait et je ne pu m'empêcher de reculer à chaque fois qu'il avançais un peu plus. Je me retrouve rapidement plaquée entre le mur et cet homme. Je tourne vivement la tête, tentant de fuir le contact.

- Qu'en dis-tu ?
Me murmura-t-il à l'oreille.

Je ne pu retenir un frisson lorsque je sentis son souffle dans ma nuque. Je n'avais aucune envie d'accepter mais il fallait que je rembourse sa dette. Je ne veux pas que Nekëlvesk souffre à nouveau à cause de la mafia. Je ferme les yeux et dis d'une voix entendu bien que légèrement tremblotante.

- Marché conclu...

Après tout je m'y étais préparé à passer par là, se n'est qu'un mauvais moment à passer. Il commença alors à laisser ses mains se promener le long de mon corps avant de les glisser lentement sous mon chemiser, apparemment bien décidé à faire durer le plaisir...

Codage par Bambi, parce que vous le valez bien ♫


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MessageSujet: Re: Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]   Mar 12 Avr - 23:08

Nekëlvesk avait la sensation qu'il n'aurait pas dû la laisser se poster en tant que protectrice. Mais il se sentait si faible et vidé qu'au final, aller contre cet avis aurait été d'un ridicule tout à fait massacrant. Quelque part, peut-être avait-il un peu espoir de pouvoir s'abandonner à la protection de quelqu'un, de ne pas tout surveiller lui-même. Dieu pouvait-il s'accorder un tel luxe ? Il n'en était pas sûr. Mais pour le moment, il allait la laisser parler et y réfléchir quand son esprit serait moins troublé. Elle l'aida à se relever, lui lança une phrase digne d'une mère poule, et le laissa s'appuyer sur elle pour cheminer vers le manoir des Darsang. Ils ne parlèrent pas – après tout, ils avaient en quelques heures suffisamment usé de leur salive pour des mois. Le silence lui permit de laisser s'évanouir les quelques voix qui s'obstinaient à résonner dans sa tête, et enfin il se sentit plus en paix.
Peut-être se sentait-il un peu déchargé du poids des années passées, maintenant, c'est vrai.

Nekëlvesk avait des doutes. Et il détestait cela.
Cela faisait quelques temps qu'Aisuko, sa sainte prêtresse, s'absentait un peu trop à son goût. Il se sentait trahi, dépouillé de son bien, humilié. Il la laissait faire parce qu'il voulait observer la situation avant de faire son petit scandale, et il avait noté que ses allées et venues se faisaient sur une tranche de temps bien précise. Et il savait parfaitement qu'elle "n'allait pas se ballader". Pour quel genre d'abruti le prenait-elle ? Il était le Seigneur omniscient, elle avait plutôt intérêt à s'en souvenir très vite. Bon, il ne savait pas précisément quoi, mais il savait que la situation ne lui plaisait guère. Alors, encore une fois, il observait. Attentivement. Il espionnait un peu, prenait garde aux détails. Mais rien ne lui apportait deréponse précise et le doute le rongeait ; il voulait savoir, plus qu'il n'avait peur.
La misérable n'oserait pas aller forniquer à droite ou à gauche, tout de même ?
Il avait cette inquiétude, en effet. Aisuko, en tant que prêtresse, avait une pureté à conserver. Hors de question pour elle de se laisser toucher par un autre homme, il le lui avait bien fait comprendre. Déjà que lui n'avait pu le faire qu'une seule fois, il se serait sentit terriblement vexé. Et franchement, peu importe l'affection qu'il pouvait porter à la jeune femme, si elle avait osé commettre un tel affront, ce serait le sabre, sans aucun détour. Il avait déjà exécuté quelques-unes de ses servantes pour bien moins que ça, et estimait lui avoir laissé suffisamment de marge.

Ce jour-là, Nekëlvesk avait décidé de mettre fin à ces temps troublés. Il se réveilla plus tôt encore que d'habitude, écouta à la porte, et attendit d'entendre la grande porte du manoir se refermer pour s'élancer dehors. Il allait la suivre et affronter la réalité concrète, cesser de se battre avec ses doutes et suppositions diverses.
Quand il découvrit la vérité, il en fut tout décontenancé.
Aisuko travaillait ?

Premièrement, Nekëlvesk se demanda pourquoi. Puis il se demanda de nouveau pourquoi. Si elle avait besoin de s'occuper, il lui aurait donné de quoi faire. La tenue de serveuse lui allait plutôt bien,d 'ailleurs, mais ce n'était pas le moment d'y songer. Depuis la terrasse voisine, il observait encore et encore. Bien sûr, il avait pensé à changer d'apparence avant : il tentait de recourir le moins possible à son pouvoir, mais avait estimé que le jeu en valait la chandelle. Il était désormais coiffé d'une grande queue de cheval chatain, les yeux bleus, avait affiné les traits de son visage et un peu foncé sa peau. Il en demeurait donc parfaitement méconnaissable, et assuré que nul ne le reconnaisse – outre Aisuko, il ne serait pas trahi par un tiers, car son visage était tout de même connu dans les environs, en tant que personnalité importante au sein de la ville. Il avait même, comble de la précaution, préféré une canne-épée à son traditionnel sabre, bien trop facilement identifiable. En entendant les remarques graveleuses des clients et remarquant les regards un peu trop appuyés, il ressentit l'immense satisfaction de se dire que l'objet de leur convoitise lui appartenait, et observait ce spectacle avec son éternel sourire en coin et une bonne pipe à opium au bec. Quitte à passer une journée à ne rien faire sur une terrasse, autant faire passer le temps.
Il attendit. Il avait prévu de lui sauter dessus au sortir du travail pour la bombarder de question, mais, à sa grande surprise, Aisuko ne prit pas la direction du manoir. Surpris, confus, et un peu inquiet, il ne lâcha donc pas sa couverture et la suivit de loin. Bientôt, elle entra dans la Vieille Bâtisse, et Nekëlvesk eut soudain une sorte d'illumination. Non, elle ne marchandait tout de même pas avec eux ?

Il attendit quelques minutes, et se glissa à son tour dans la masure abandonnée. Il monta les marches, emprunta ces couloirs qu'il connaissait par coeur, et écouta. Les bruits de la conversation entre Aisuko et un certain homme le guidèrent rapidement jusqu'au petit salon où il retrouvait souvent les sous-fifres de la mafia locale. Il colla l'oreille à la porte, et ce qu'il entendit ne lui plut pas, mais alors pas du tout. Premièrement, parce qu'Aisuko se permettait de prendre de tels risques - quoique, il en était fier, d'un autre côté : c'était son rôle et elle prouvait sa loyauté – et deuxièmement, parce que ce salopard lui faisait des avances bien déplacées. Il fronça les sourcils, et au moment où ils ne parlèrent plus, il sut que ça avait commencé. Non. Non non non et non, Nekëlvesk Narcosk Darsang ne laisserait pas faire.
Il ouvrit la porte à la volée, et l'immondice qui posait les mains sur sa prêtresse, en sursautant la lâcha. En le reconnaissant, il se sentit tout à fait outré.

- Alors on ne se déplace pas pour faire affaire avec moi, mais avec mes servantes si ?!

Il sortit l'épée de la canne, l'air fort mécontent.

- Padrino ou pas, il est une autorité plus haute que la vôtre, la mienne ! Vous aurez les mains coupées pour avoir pris de telles libertés sur ma propriété !

Le parrain sortit un revolver bien lustré et le pointa en direction d'Aisuko.

- Ma main a une dernière volonté, Monseigneur. J'ai failli ne pas vous reconnaître, comme ça.

Nekëlvesk baissa son arme, les joues un peu rougies par la colère. Ce bougre salissait sa prêtresse, pointait une arme sur elle, et en plus se moquait de lui. Cela rajouter des parties de son corps à trancher. Il jeta un regard courroucé à Aisuko.

- Quand nous aurons réglé nos affaires.

L'homme retira Aisuko de sa ligne de mire mais chargea le revolver.

[b]- Je préfère ça.[/color]

Nekëlvesk n'attendit pas une seconde de plus.

- Qu'est-ce que cela signifie ? J'attends des explications ! Aisuko ! Il me semble bien que nous n'avions pas prévu ce genre de paiement. Tu n'es pas obligée de faire ce qui ne figure pas sur le contract. Je sais tout, maintenant, pourquoi m'avoir caché que tu travaillais ? Je suis capable de payer mes dettes moi-même, et si tu voulais m'aider, tu n'étais pas obligée de le faire en douce !

Bien sûr, il n'allait pas mentionner les inquiétudes qui l'avaient hanté tout ce temps. Il était soulagé que les choses se soient éclaircies, mais n'aimait pas la situation dans laquelle ils s'étaient fourrés. Sans compter que le parrain ne les laisserait pas filer comme ça. Il priait pour qu'Aisuko n'aie pas empiré les choses.

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Passons un accord [Aisuko ramène ton joli fessier]
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