Partagez | 
 

 Personne ne pollue ma musique et mon oxygène ! [PV Nekëlvesk]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Nekëlvesk N. Darsang
Admin
avatar

Messages : 107
Date d'inscription : 28/04/2012
Age : 18
Localisation : Sous ton lit.

MessageSujet: Re: Personne ne pollue ma musique et mon oxygène ! [PV Nekëlvesk]   Mer 9 Avr - 13:01

Rappel du premier message :


Le ciel grisâtre ne se décidait pas à pleurer ses quelques larmes. Nekëlvesk grogna, mécontent. Pourquoi défiait-il toujours son autorité ? Cet insolent ne se permettait de faire que ce qu'il voulait. Cela l'énervait. Et le pire, c'est qu'il ne possédait même pas de tête à trancher d'un coup de sabre. Son impunité ne faisait que renforcer son arrogance.
Il baissa les yeux, décidant alors de ne plus accorder à cet énergumène l'honneur de son attention. C'est vrai, il ne la méritait vraiment pas. Il tourna les talons et commença à marcher. Enfin, marcher était un bien grand mot : clopiner difficilement aurait mieux convenu. Aujourd'hui, sa jambe lui faisait un mal de chien, plus encore de que d'habitude, et cela n'était pas pour arranger sa démarcher déjà peu gracieuse. Cela arrivait parfois, des pics de douleur, et il supposait cela normal. De toute façon ces blessures ne se soignaient pas, alors n'y pouvait rien.
Les champs étaient de gigantesques étendues, et les traverser s'avérait non seulement pénible, mais tout aussi long. La marche ne le dérangeait pas plus que ça, mais se traîner sur deux kilomètres, ça, c'était plus ennuyeux. Il décida donc de ne pas faire tout cela pour rien : il irait se réconforter en allant faire un tour à la falaise. Soit, c'était un détour plutôt énorme, mais quitte à se massacrer en efforts, autant se massacrer pour quelques chose d'intéressant - car s'il était venu ici, ce n'était pas pour le plaisir d'admirer les plantations, mais parce qu'il fallait venir faire l'état des lieux. Parfois il regrettait d'être à la tête de sa famille, juste parce que s'il ne l'avait pas été, il aurait échappé à ces inutiles besognes. Heureusement que cela avait aussi ses avantages.
Enfin ! Il parvenait au sentier qui guidait jusqu'au lieu désiré. Il croyait ne jamais y arriver. À bout de souffle, Nekëlvesk se permit une pause. Il s'assit sur une rocher, et remonta un peu la jambe de son pantalon pour défaire les bandages autour de la jambe infirme. Ils étaient tâchés de sang. Il eut l'impression de s'arracher la peau en retirant ce qui couvrait les chairs pourrissantes. Pff. Quelle plaie, ce corps, on pouvait le dire. Une divinité ne méritait pas cela, il y avait de quoi s'offusquer. Mais la vue de ces blessures, qui faisait en général monter de violentes nausées aux gens - le médecin avait eu une réaction peu professionnelle - ne provoquait pas grand chose chez lui. Un soupçon de ressentiment, mais pas dé dégoût. Il devait vivre avec, après tout : et ce qui lui appartenait, ne pouvait selon lui en aucun cas être pourri. Nekëlvesk n'aimait pas ce qui était pourri ; si sa jambe l'avait été, il la détesterait, non ?
Quoique, après réflexion, il la trouvait parfois encombrante.

Trêve de ces pensées peu ragoûtantes ; il serra trois fois plus les bandages et se releva. Le médecin lui avait d'ailleurs dit de ne pas forcer sur la marche. Il haussa les épaules. Vu l'état de la blessure, c'était trop tard pour prendre des précautions, le mal était fait. Il s'engagea sur le chemin, contre le sens du vent,  qui se faisait plus fort avec la proximité de la mer. S'il existait bien une chose qu'il était heureux d'avoir créé, c'était cela : le vent. C'était léger, cela permettait aux oiseaux de mieux voler, et, en cas de chaleur étouffante, une brise était toujours la bienvenue. Il savourait cela en avançant lorsqu'une rumeur un peu lointaine lui parvint. Qu'était-ce donc ? Il lui fallut avancer d'une vingtaine de mètres avant de pouvoir reconnaître une guitare électrique. Mais qui venait jouer ici ? Il n'avait jamais croisé cette personne. Curieux, il pressa le pas vers son but. S'il était une deuxième chose à laquelle il était heureux d'avoir donné naissance, c'était la musique. Une vraie merveille. *Evidemment, puisque ça vient de moi.* Songea-t-il, cette pensée lui arrachant un bref ricanement.

Nekëlvesk, enfin parvenu à destination, pouvait maintenant distinguer la jeune femme assise sur le rebord de la falaise. Il fut frappé par la quantité de cheveux présente sur cet être ; même d'aussi loin on en voyait le volume franchement impressionnant. C'était donc elle qui produisait cet enchantement auditif ! Intéressant. Ne pas aller à la rencontre d'une personne qui jouait si bien eut été une véritable erreur, selon lui. Il se dirigea donc vers elle, ses prunelles, l'une grise et l'autre noire, parcourant méticuleusement l'endroit. Il n'y avait personne d'autre dans les environs, hormis la végétation agitée par le vent.

Soudain, il se prit le pied dans quelque chose. Il ne savait pas quoi, mais cela avait suffit à le faire trébucher. Avec une exclamation étranglée, qui se noya dans les notes proférées par la guitare, il tenta de se rattraper avec son sabre. Ce fut vain : il bouscula la fille, qui n'avait pas dû l'entendre arriver, et par conséquent, ne put esquiver. Pris de panique, il se redressa et se pencha par le rebord de la falaise.

- Ah ! Comment ai-je pu faire si peu attention ?!

Plus personne ! Elle était tombée !
Ses mains tremblaient légèrement. Il interdisait à ses disciples de tuer, et il venait de le faire ! C'était contre la religion qu'il avait instaurée. Un sacrilège commis par un dieu ! Il n'aurait jamais cru cela possible. Il fixait toujours le vide, un peu sous le choc. Il allait devoir se repentir auprès de... auprès de qui, d'ailleurs ?! C'était lui, qui accordait le repentir ! Horreur, malheur, désastre ! Il ne savait que faire, bloqué ici, et dans sa tête, c'était une véritable panique.
Comment allait-il faire ?


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://locked.forumactif.fr

AuteurMessage
Aisuko Atsaka

avatar

Messages : 78
Date d'inscription : 12/03/2014
Age : 17

MessageSujet: Re: Personne ne pollue ma musique et mon oxygène ! [PV Nekëlvesk]   Lun 4 Jan - 1:02

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


- Il me semble que les gens vivent mal en ville ? Et si tu emménageais chez nous ?

QUOI ?! Comment ça emménager chez lui ?! Toutes sortes d'images me viennent alors soudainement à l'esprit. Nekëlvesk avec pour seul pyjama ses sous-vêtements, Nekëlvesk prenant sa douche, Nekëlvesk torse nu assoupie sur le canapé... Il ne m'en fallut pas plus pour devenir écarlate et perdre absolument toute contenance.

- Mais ! Il faudrait remplir une condition. Juste une, rien de méchant. Deviens l'une de mes prêtresses !  

-C-ca t'arrives souvent de demander à une personne que tu viens à peine de rencontrer de venir vivre chez toi ?! Et puis en quoi ça consiste d'abord se fameux travail de prêtresse ?! Criais-je choquée et le visage rougis. (Aller hop adieu le vouvoiement)

Dans ma tête des tonnes de pensées fusèrent à nouveau. Si je venais emménager chez lui je le verrais tout les jours et je pourrais alors me rapprocher de lui... Mais pourquoi je voudrais me rapprocher de ce type insupportable !?

Mais c'est vrai qu'il est beau et puis si ça se trouve... Il n'est peut être pas si insupportable que ça... Mais qu'es ce que je raconte ! Si c'est avantageux c'est pour le simple fait d'être nourrit et logé gratuitement dans une maison de riche !

Je finis enfin par me calmer et je réfléchis tout en pesant le pour et le contre.

-Bon d'accord j'accepte ! Seulement si je peux manger du caviar au petit déj' ! Et... Et... Et que l'on dorme dans le même lit !!

Aaaah !!! Qu'es ce que je viens de dire là ?! Es-ce que c'est vraiment moi qui es dit ça ?! Mais ça va pas Aisuko qu'es ce qui te passe par la tête !! Je ne pourrais jamais supporter l'idée de partager le même lit qu'un homme ! Pourquoi je parle toujours sans réfléchir !!

Je pète littéralement un plomb commençant à me fracasser le crane avec une violence inouïe contre l'arbre le plus proche.

- Abrutie ! Abrutie ! Abrutie ! Abrutie !

Codage par Bambi, parce que vous le valez bien ♫


_________________



Dernière édition par Aisuko Atsaka le Lun 4 Jan - 2:33, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nekëlvesk N. Darsang
Admin
avatar

Messages : 107
Date d'inscription : 28/04/2012
Age : 18
Localisation : Sous ton lit.

MessageSujet: Re: Personne ne pollue ma musique et mon oxygène ! [PV Nekëlvesk]   Lun 4 Jan - 1:55

- C-ca t'arrives souvent de demander à une personne que tu viens à peine de rencontrer de venir vivre chez toi ?! Et puis en quoi ça consiste d'abord se fameux travail de prêtresse ?!

Nekëlvesk se serait bien écarté pour éviter qu'elle lui hurle comme ça dans les oreilles, malheureusement ce n'était pas possible. Qu'est-ce qui lui prenait ? Elle rougissait encore plus que tout à l'heure. Enfin, il ne lui avait pas demandé de se marier avec lui. Ce n'était pas exceptionnel, d'intégrer des Errants aux maisons des familles, d'ailleurs. Quant au travail de prêtresse, c'était une autre affaire. Mais il trouvait sa réaction assez drôle. Cependant il pensait lui avoir bien exposé les raisons de cette proposition. Ou bien elle les avait mal enregistrées, trop obnubilée par son espèce de panique soudaine. Elle ne pouvait plus nier l'effet de ses charmes sur elle ; il sourit. L'air qu'elle affichait en cet instant lui donna envie de rire. Envie à laquelle il ne résista pas.

- Bon d'accord j'accepte ! Seulement si je peux manger du caviar au petit déj' ! Et... Et... Et que l'on dorme dans le même lit !!

En premier lieu, il fut intensément satisfait. Puis vint l'histoire du lit. Non mais une seconde, c'était lui qui imposait les règles, et puis il ne pouvait pas lui permettre de prendre de telles aises. Pas que partager le lit d'une jolie fille le dérangeait, bien au contraire, mais il devait faire valoir son autorité. Elle s'était déjà montrée entreprenante tout à l'heure et n'était pas allée au bout, pour ensuite prétexter une phobie de... rah, pourquoi avoir créé une abomination telle que la peur de s'envoyer en l'air ?! Il avait dû prendre un peu trop d'opium ce jour-là. Bref. Après tant d'histoire, elle émettait une requête pareille ? Drôle de fille. Vraiment. D'un côté, elle allait être amusante à observer au quotidien.

Elle le lâcha pour aller... se fracasser le crâne contre un arbre ? Il l'observa, perplexe. Puis il s'approcha d'elle avant de lui tapoter l'épaule du bout de son sabre.

- J'apprécierais que tu te tiennes tranquille quand je commence à te parler, donc cesse immédiatement ce cirque ! De plus, pas que je veuille faire preuve de discrimination, mais j'aurais du mal à accepter d'accueillir sous mon toit une prêtresse défigurée. Tu as un corps qui fonctionne bien, prends-en soin, nom de moi !

Cela lui déchirait vraiment le coeur de voir de sgens qui détruisaient sa création comme ça. Comme pour appuyer ses dires, il se servit de son sabre comme béquille et s'approcha d'elle. Il avait pris son air narquois.

- Pour ce qui est de dormir dans le même lit, bien que cela me fende le coeur, je me dois de refuser. Les autres prêtresses seraient jalouses, et ce serait te placer à mon niveau. Comprends bien que je ne peux céder à un tel caprice comme ça ~

Il lui jeta un regard appuyé, encore.

- Pour ce qui est du caviar au petit déjeuner, tu as sonné à la mauvaise porte. Les Darsang sont ruinés, on n'a pas les moyens. Mais bientôt, ne t'inquiète pas, je compte bien redresser l'honneur de la famille.

Il réfléchit, les yeux levés vers le ciel et sa main libre sur le menton.

- Pour ton travail de prêtresse, rien de bien compliqué. Tu participes à la vie commune comme les autres membre de la famille, tu opères les sacrifices nécessaires en mon honneur, tu fabriques tout ce qui est nécessaire au culte, enfin, les banalités de ce genre. Tes collègues t'expliqueront. Ah ! Et puis tu prends part au devoir particulier, auquel vous seules avez le droit ! C'est une place très avantageuse chez les Darsang, tu sais ? C'est un véritable honneur que je te propose là.

Il reporta de nouveau son attention sur elle. Il espérait que sa nouvelle recrue avait compris le sens de ce "devoir particulier". En général, ses employées saisissaient rapidement. Il avait des besoins à satisfaire, comme n'importe quel homme ; à la différence, il ne pouvait se livrer à ce genre de pratiques avec n'importe qui. Malheur. Il fallait avouer que la chair, cela lui plaisait bien.

- Oh, et je veux avoir le droit de te brosser les cheveux aussi. De toute façon, tu as accepté : tu ne peux plus refuser, maintenant.

Ca, c'était dit. Et oui, maintenant, sa proposition ressemblait plus à un ordre qu'une demande. Elle s'infligeait cela toute seule : personne ne l'avait forcée à dire oui. En même temps, que pouvait-on refuser à l'Être Suprême qu'il était ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://locked.forumactif.fr
Aisuko Atsaka

avatar

Messages : 78
Date d'inscription : 12/03/2014
Age : 17

MessageSujet: Re: Personne ne pollue ma musique et mon oxygène ! [PV Nekëlvesk]   Lun 4 Jan - 2:33

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


- Oh, et je veux avoir le droit de te brosser les cheveux aussi. De toute façon, tu as accepté : tu ne peux plus refuser, maintenant.

-M-mes cheveux ? Demandais-je en entortillant une mèche blonde autour de mes doigts.

Il avait déblatéré beaucoup de choses sur le rôle que je devais tenir au près de lui. Malheureusement j'étais tellement sonnée par mon fracassement de crâne que je n'ai pas retenus grand chose. Le peu que j'avais compris c'était que le travail de prêtresse était composé de simple banalités. Je devais juste servir de pot de fleur alors ? Ca me va moi tant que je suis nourri et logé gratuitement. Et puis si en plus ça me permet d'être proche de Nekëlvesk...

Je me met soudainement à rougir telle une adolescente amoureuse. Me rendant subitement compte de mes pensés je secoue vivement la tête et me met une gifle mental.

Ca va vraiment pas bien moi ! Si ça se trouve c'est vraiment un dieu et il m'oblige à être amoureuse de lui ! ... Mais qu'es ce que je raconte encore !? Premièrement c'est impossible et deuxièmement : JE NE SUIS PAS AMOUREUSE.

Je prend une grande inspiration dans le but de me calmer et le regarde dans les yeux avec un air candide.

- Ca ne me dérange pas que tu t'occupe de mes cheveux, au contraire, j'aime bien c'est comme des papouilles pour moi ! Je ris doucement suite à cette remarque digne d'une gamine innocente.

Une grimace traversa mon visage. Ma tête me faisait souffrir. Qu'es ce qu'il m'a prit de la taper de manière aussi violente ? Je passe le bout de mes doigts sur mon front et les regardes. Ils étaient maculés de gouttes de mon sang rose. Je soupire. Il va falloir trouver un autre moyen de rentrer. Je le regarde d'un air désolé.

- Il va falloir trouver un autre moyen de rentrer, mon pouvoir est bien pratique mais il a malheureusement ses limites. Vu que l'on va vivre sous le même toi et que je dois te considérer comme mon supérieur je pense que je devrais t'expliquer le fonctionnement de mon pouvoir.

Je prend un air pensif et les énumère sur mes doigts en même temps que je les prononces.

-Je ne peux pas me téléporter dans un rayon supérieur à 12 mètres, je peux téléporter n'importe qui et n'importe quoi si j'entre en contacte physique avec, je peux téléporter n'importe quel objet ou même personne à moi possédant une partie de moi -comme une mèche de cheveux par exemple. Dis-je en désignant la mèche de cheveux reliée au manche de ma guitare. Et dernier point, le plus ennuyant je dois dire, le moindre saignement m'empêche d'utiliser mon pouvoir de téléportation, "cycle féminin" compris bien évidement -ce dernier point a peut être un rapport avec la couleur étrange de mon sang soit dit en passant. Voilà et là en l’occurrence, il va falloir attendre que ça cicatrise. Je finis en lâchant un soupire et en soulevant ma frange pour lui montrer ma plaie sur le front.

Je le regarde pensive.

- En t'appuyant... Euh... En vous appuyant sur moi ça ira ?

Je grimace j'ignore pourquoi mon le vouvoiement sonnait faux à mon oreille surement car je n'ai pas l'habitude de l'utiliser.

- Ca te dérange si je te tutoie ?


Codage par Bambi, parce que vous le valez bien ♫


_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nekëlvesk N. Darsang
Admin
avatar

Messages : 107
Date d'inscription : 28/04/2012
Age : 18
Localisation : Sous ton lit.

MessageSujet: Re: Personne ne pollue ma musique et mon oxygène ! [PV Nekëlvesk]   Lun 4 Jan - 18:01

-M-mes cheveux ?

Nékëlvesk hocha la tête. Il avait décidé de se montrer compréhensif au sujet de sa lenteur : de un, elle n'était qu'une simple humaine, et de deux, la pauvre venait tout de même se prendre des sacrés coups sur la crâne. Elle ne devait plus voir très clair. Lorsqu'elle se remit à rougir sans aucune raison, il se fit la remarque que sa vision n'était sûrement pas la seule chose pas très nette, chez elle. Elle prit une grande inspiration, changea d'attitude - encore - pour se montrer sous des airs plus doux, un peu candides. C'était vraiment dérangeant, après l'avoir vu dans des états plus... brûlants, un peu plus tôt.

- Ca ne me dérange pas que tu t'occupe de mes cheveux, au contraire, j'aime bien c'est comme des papouilles pour moi !

Il sourit, content d'avoir obtenu cette autorisation. Evidemment, si elle lui avait dit non, il aurait fini par le lui imposer. On ne refusait pas longtemps quelque chose à son dieu, enfin, elle se serait rendu compte de son erreur. Il promena les yeux sur cette fameuse chevelure. Cette marée blonde l'impressionnait ! Un jour, il tenterait de se faire les mêmes, juste pour voir. Ou s'il devait prendre l'apparence d'une fille. Ce serait une bonne idée. Il la retint.

- Il va falloir trouver un autre moyen de rentrer, mon pouvoir est bien pratique mais il a malheureusement ses limites. Vu que l'on va vivre sous le même toi et que je dois te considérer comme mon supérieur je pense que je devrais t'expliquer le fonctionnement de mon pouvoir.

Le jeune homme se racla la gorge, prêt à écouter. Elle n'avait pas tort, il devait en apprendre le plus possible, c'était important. De plus, cela l'intéressait, car il aimait mieux ne pas partager son toit avec des inconnus - ce qui semblait naturel. Patient, il la regarda énumérer chaque point de son explication sur ses doigts.

- Je ne peux pas me téléporter dans un rayon supérieur à 12 mètres, je peux téléporter n'importe qui et n'importe quoi si j'entre en contacte physique avec, je peux téléporter n'importe quel objet ou même personne à moi possédant une partie de moi -comme une mèche de cheveux par exemple. Et dernier point, le plus ennuyant je dois dire, le moindre saignement m'empêche d'utiliser mon pouvoir de téléportation, "cycle féminin" compris bien évidement -ce dernier point a peut être un rapport avec la couleur étrange de mon sang soit dit en passant. Voilà et là en l’occurrence, il va falloir attendre que ça cicatrise.

Hum, des capacités bien nuancées. Cette histoire de saignement semblait être très frustrante, il compatissait. Mais d'un côté ce n'était pas plus mal : s'il avait un jour besoin de la neutraliser, il saurait dorénavant comment s'y prendre. Il nota donc bien cette information dans sa petite liste mentale d'éléments importants à retenir. Lorsqu'elle découvrit sa frange, Nekëlvesk eut une mine étonnée. Qu'est-ce que c'était que cette couleur farfelue ? Il ne se souvenait pas avoir autorisé ça non plus !

- En t'appuyant... Euh... En vous appuyant sur moi ça ira ? Ca te dérange si je te tutoie ?

Ah, oui. Il percuta : elle saignait. Donc, plus de téléportation. Une partie de lui était soulagée, car ces voyages successifs n'étaient  pas spécialement agréables. Il la regarda, tenta un appui sur son sabre. Mhm. Cela risquait d'être compliqué, il s'enfonçait dans la terre meuble. Il voulait marcher, pas ramer jusqu'à chez lui. Résigné, il soupira, l'air un peu agacé.

- Très bien, je ne vais pas refuser ton aide. De toute façon, tu es une prêtresse maintenant : bientôt tu ne seras plus une mortelle impure, je peux me le permettre.

Puis son expression changea du tout au tout. Il prit ses airs faussement snobs mais réellement moqueurs.

- Mais par contre, le vouvoiement j'aime bien. Après tout tu l'as dit toi-même : maintenant je suis ton supérieur. (Il ricana) Si tu pouvais aussi me donner les dates de ce fameux cycle féminin, ça m'arrangerait aussi, tout comme ta taille et tes mensurations. Nous avons des archives extrêmement précises, ajouta-t-il, parfaitement sérieux.

Ou bien il avait juste inventé une excuse bidon pour satisfaire sa curiosité mal placée. Il fit trois difficiles et douloureux pas jusqu'à elle, passa un bras autour de ses épaules pour s'en servir comme béquille, la regarda et lui sourit tout à fait normalement. Sans lui laisser le temps de répondre, il enchaîna :

- Mais nous verrons cela plus tard. À moins que tu ne sois impatiente de m'informer sur ce genre de sujets immédiatement ; dans tous les cas, nous aurons tout le temps d'en discuter sur le chemin, parce que nous ne sommes prêts d'être arrivés. Ce n'est pas très pratique, ton histoire de saignements. Nous devons nous diriger par là, termina-t-il en désignant sa gauche, en direction d'une grande étendue vide.

En contemplant l'horizon, il se demanda comment il avait pu marcher tout cela tout seul. Pas étonnant qu'il soit incapable de poursuivre son chemin de lui-même. Il jeta un regard en coin à Aisuko, l'air presque dégoûté.

- C'est trop troublant, je t'en supplie cache-moi ça. Je ne vois pas comment j'ai pu permettre une chose pareille.

Il coinça son sabre sous son bras libre et de sa main lui remit la frange en place, cachant cette troublante couleur. Soulagé, il observa le fruit de son travail en attendant qu'elle se décide à faire le premier pas.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://locked.forumactif.fr
Aisuko Atsaka

avatar

Messages : 78
Date d'inscription : 12/03/2014
Age : 17

MessageSujet: Re: Personne ne pollue ma musique et mon oxygène ! [PV Nekëlvesk]   Lun 4 Jan - 21:37

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


- Nous devons nous diriger par là.

C'était plus ou moins la seule chose que j'avais retenue de ses longues paroles. Ca et le fait qu'il préférait que je le vouvoie. Je ne pouvais m'empêcher de reluquer son si beau visage. Ses yeux profond plongé dans les miens, son nez d'une telle finesse -que l'on aurait pu croire qu'il avait était sculpté par un grand artiste, et ses lèvres. Ses belles lèvres légèrement rosées qui s’entre-ouvrent régulièrement pour laisser s'échapper des mots don je n'arrive même pas à percevoir le sens tant je suis prise par la contemplation de ce doux faciès.

Quand il passa son bras autour de mes épaules et qu'il me regarda droit dans les yeux alors que nos visages étaient si proches je ne pus m'empêcher de rougir de plus belles.

Essayant vainement de me calmer il entreprend d'ajuster ma frange caressant mon front et mes cheveux au passage. Cet acte de sa part m'arracha un violent frisson, difficile d'en retenir la nature de son sentiment.

Je secoue doucement la tête comme pour retrouver à nouveau mes esprit. Frôlant le visage de Nekëlvesk avec mon épaisse chevelure au passage.

Une fois calmée je marche alors en agrippant par la taille pour le soutenir et l'aider à marcher.

La marche dura un long, très long moment. Je ne dis pas un seul mot de plus, beaucoup trop intimidée par la proximité de nos corps. Au bout de se qui me sembla une éternité de marche nous arrivons finalement devant l'entrée d'une grande bâtisse.

- Hump... Je suppose qu c'est ici ? Dis-je en le regardant venant subitement de retrouver le sens de la parole.


Codage par Bambi, parce que vous le valez bien ♫


_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nekëlvesk N. Darsang
Admin
avatar

Messages : 107
Date d'inscription : 28/04/2012
Age : 18
Localisation : Sous ton lit.

MessageSujet: Re: Personne ne pollue ma musique et mon oxygène ! [PV Nekëlvesk]   Dim 10 Jan - 19:32

Nekelvësk décida d'uniquement se satisfaire des rougissements d'Aisuko au lieu de poser des questions. Elle était submergée d'émotion et ne savait pas contrôler son émoi ; quoi de plus normal, lorsque l'on rencontre un dieu sur Terre. Cela n'arrivait pas souvent, elle avait plutôt intérêt à en profiter, d'ailleurs. Durant tout le trajet elle ne parla pas, et lui non plus. Il se concentrait pour mettre le moins de poids possible sur sa jambe. Tentative un peu vaine : quand ils touchèrent au but, il semblait au bord de l'évanouissement. Tellement qu'il ne se souciait même plus des formes allèchantes de la jeune femme ou ne cherchait même plus à repousser sa volumineuse chevelure qui ne cessait de venir lui chatouiller le visage. Mais il tiendrait. Après tout, ce n'était plus très loin.

- Hump... Je suppose que c'est ici ? 

Que de perspicacité. Physiquement incapable de répondre, il hocha la tête et l'entraîna vers les imposants battants de la porte d'entrée du manoir. Il se désespéra de remarquer que sa demeure était en bien piètre état, et sans plus y penser, frappa. Quelqu'un arriva vite leur ouvrir, et lui proposa, paniqué devant son état, d'appeler le médecin. Le jeune homme secoua la tête.

- Hors de... de question. Cet incompétent... ne m'empêche pas de me retrouver dans de tels états !

Il était mécontent, et n'hésiterait pas à faire partager son avis à l'homme en question. De toute façon, qui aurait pu se permettre de remettre sa divine parole en compte ? Il suivit le regard du serviteur, qui se portait bien évidemment sur la créature à ses côtés. Nekelvësk se râcla la gorge.

- Je te présente Aisuko, une nouvelle de... tes soeurs en quelques sortes... Et Aisuko, je te prés... (il s'interrompit, parce qu'il ne se souvenait plus d eprénom du garçon, et pour enchaîner ni vu ni connu sur autre chose ricana comme il le pouvait) ; hum, mais c'est aussi une prêtresse. Enfin, bientôt.

Il tourna le visage vers la jeune femme.

- C'est lui qui te fera visiter... et qui t'expliquera tout. Je ne m'occupe jamais... jamais de ça. En premier lieu, tu vas m'accompagner... jusqu'à ma chambre.

Il tira Aisuko vers les escaliers, abandonnant là le pauvre garçon – si elle voulait faire connaissance avec lui, elle le ferait plus tard. Il n'était sûrement pas d'humeur à supporter une pauvre discussion comme en avaient ses sujets ; en fait, il n'était jamais d'humeur pour ça. Ou très rarement. Parfois, peut-être. En tous cas, il ne pouvait pas faire un pas sans sa bécquille. Après avoir monté deux étages – une pure souffrance – et traversé de très longs couloirs déserts, il arrivèrent enfin à la chambre en question. La mobilier était assez pauvre, lorsque l'on considérait sa qualité à la fois de dieu vivant et de chef d'une grande famille. Un grand lit, une cheminée, un autel où séchait du sang et reposaient quelques bougies à moitié fondues. La salle était gigantesque, gigantesquement vide. En voyant la distance à parcourir encore jusqu'au lit, Nekelvësk abandonna : c'était trop pour lui. Il se détacha d'Aisuko et, adossé au mur, se laissa glisser, voire même tomber au sol. Le soulagement fut incroyable.

- C'est bon, tu peux me laisser ici ! Je te remercie de tes bons et loyaux services, mais c'est pour ma pauvre enveloppe charnelle impossible de continuer.

Il était à bout de force : s'il fermait les yeux, il s'endormirait sur place. Après tout, le plancher était comme le plus doux des matelas, si c'était lui qui s'y reposait...

- ...C'est là l'avantage d'être un dieu ! Pensa-t-il tout haut.

Il ne se sentait pas dans son état normal. Si état normal il y avait, chez lui.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://locked.forumactif.fr
Aisuko Atsaka

avatar

Messages : 78
Date d'inscription : 12/03/2014
Age : 17

MessageSujet: Re: Personne ne pollue ma musique et mon oxygène ! [PV Nekëlvesk]   Dim 10 Jan - 20:24

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


Nous entrons dans la bâtisse un homme vient nous y accueillir. J'aurais pus lui faire du grinche, et en temps normal c'est bien évidemment ce que j'aurais faire. Mais je crois avoir eu suffisamment d’émotions pour aujourd'hui. D'autant plus que la seule chose qui me préoccupait actuellement c'est l'état de Nekëlvesk, je dois bien l'avouer. Je ne supporte pas voir les gens souffrir... Il en a du courage pour vivre avec une douleur pareille, d'autant plus que de ce que j'avais compris la blessure était permanente...

- Je te présente Aisuko, une nouvelle de... tes soeurs en quelques sortes... Et Aisuko, je te prés... ; hum, mais c'est aussi une prêtresse. Enfin, bientôt.

J'ignore pourquoi mais son ricanement me provoqua un frisson qui me parcourra l'échine. Cet homme avait des expressions faciales assez malsaines par moment. C'est a cet instant là que je me dis que j'aurais dus faire plus attention concernant les closes de mon contrat qui me liait à lui, closes qu'il a énuméré quelques heures auparavant. Espérons que ça ne joue pas en ma défaveur...

Je conduis donc Nekëlvesk jusqu'à sa chambre. En ouvrant la porte une forte odeur me donna la nausée. Ça sentait le sang, la mort -en tant que végétarienne ce sont des odeurs dont j'ai horreur. C'est en découvrant l'autel dans un coin de la pièce, recouvert de bougies et de sang coagulé, que je compris que ce gars était totalement barré. J'avais des doutes jusqu'à présent mais là j'en suis sûre; c'est un grand malade.

*Dans quoi je me suis encore embarquée*


Toute mes pensées négatifs au sujet du beau brun s'envolèrent en un éclair lorsque je le vit presque s'écrouler au sol. Je tourne vivement la tête vers lui inquiète sur son état.

- - C'est bon, tu peux me laisser ici ! Je te remercie de tes bons et loyaux services, mais c'est pour ma pauvre enveloppe charnelle impossible de continuer.  

Je ne pouvais décemment pas le laisser comme ça. Malheureusement il a beau être un poids plume je doute être en capacité de le soulever jusqu'à son lit sans accentuer sa douleur. Je décide donc de trouver une solution au lieu de rester à écouter ses divagations.

Je m'approche des draps soigneusement tirés sur son lit et en retire une couverture bien chaude. J'attrape également les oreillers moelleux déposés sur le matelas. Je cales les coussins dans le dos de Nekëlvesk sans dire le moindre mot et dépose délicatement la couverture sur lui afin de le tenir au chaud.

Je retire ma guitare de mon dos et la dépose dans un coin de la pièce avant de venir m’asseoir au près de lui. Je passe une de mes mains dans ces cheveux en bataille et pose sa tête contre mon épaule, tout en continuant de jouer avec sa chevelure.

Je détourne le regard toute rougissante, gênée par cette proximité que j'ai installée entre nous.
 
- En tant que prêtresse je me dois de prendre soin de vous... Et de faire de mon mieux pour que vous vous sentiez bien... Enfin... Que je vous change les idées... Pour ne plus penser à la douleur...

Ce n'est qu'après ces mots timidement prononcés que je me suis rendu compte que le sens de ma phrase pouvait être mal interprété.

Codage par Bambi, parce que vous le valez bien ♫


_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nekëlvesk N. Darsang
Admin
avatar

Messages : 107
Date d'inscription : 28/04/2012
Age : 18
Localisation : Sous ton lit.

MessageSujet: Re: Personne ne pollue ma musique et mon oxygène ! [PV Nekëlvesk]   Lun 11 Jan - 17:29


Alors qu'il s'apprêtait bel et bien à sombrer dans un sommeil qui, avec un peu de chance, aurait été réparateur, il entendit qu'on fourrageait dans sa chambre. Il ouvrit un oeil suspect pour observer ce qu'il se passait. Aisuko le recouvrit d'une couverture, cala un coussin dans son dos. Hmh, il avait bien fait de lui proposer de rejoindre la maison Darsang, elle serait parfaite à son service. Elle s'installa tout contre lui, ses mains dans sa chevelure brune et épaisse. Cela le conforta dans l'idée qu'il venait de faire un très bon choix, il adorait qu'on lui caresse les cheveux, et savoura cette sensation avec délice. Cela dit, il ne l'avait pas autorisée à s'approcher de la sorte ; une chance pour elle qu'elle soit à peine entrée dans l'exercice de ses fonctions. Et puis il relativisa, se disant qu'elle se retenait probablement depuis un bon moment -enfin, depuis leur rencontre.

- En tant que prêtresse je me dois de prendre soin de vous... Et de faire de mon mieux pour que vous vous sentiez bien... Enfin... Que je vous change les idées... Pour ne plus penser à la douleur...

Oui, non, enfin, ça, c'était plus que louche. Il haussa un sourcil et la regarda, surpris du décalage entre la proposition et la minuscule voix de la jeune fille. Cela dit, ce genre d'idée ne le rebutait pas, loin de là. Et puis, maintenant qu'il l'avait nommée prêtresse, il n'y avait plus vraiment de limite à ne pas franchir. De limite de ce genre-ci.

- Hmh ? Vraiment ?


Nekelvësk n'attendit même pas de réponse : il ne pouvait pas se tromper sur ce genre de sous-entendu. Il posa sur Aisuko une main menaçante, avec son éternel et pas plus rassurant sourire en coin, avant de se rappeler d'une chose.

- Eh, mais tu m'aurais menti sur ce sujet-là aussi, tout à l'heure ?

Son expression avait désormais viré à la colère. Enfin, chez lui, cela ressemblait plutôt à un mélange entre l'outrage et la frustration. Il ne savait pas, ne comprenait pas comment l'on pouvait se permettre de mentir à une personne telle que lui. Mais il se souvenait bien l'avoir entendu qu'elle avait peur de.. de... rah ! Mais diable, comment pouvait-on ne pas apprécier les plaisirs de la chair ? Il ne comprendrait jamais. Hors de question de lui céder une telle chose si elle avait voulu le mener en bateau, il serait catégorique là-dessus. Enfin, de lui céder maintenant. Plus tard elle n'y couperait pas bien sûr - et se priver lui aurait fait mal  au coeur.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://locked.forumactif.fr
Aisuko Atsaka

avatar

Messages : 78
Date d'inscription : 12/03/2014
Age : 17

MessageSujet: Re: Personne ne pollue ma musique et mon oxygène ! [PV Nekëlvesk]   Ven 15 Jan - 17:24

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »



- Eh, mais tu m'aurais menti sur ce sujet-là aussi, tout à l'heure ?

- C-comment ça ?

Sur le coup je ne comprenais pas de quoi il voulait parler. Comment ça ? Je lui avais mentis sur le fait que je ne pouvais pas prendre soin de... Oh non... Me dites pas que...

Je commence soudainement à paniquer et à devenir rouge pivoine, un mélange de gêne et d'un profond sentiment de dégoût s'empara de moi. Je recule vivement, sur mes avants-bras, paniquée et me cogne violemment la tête contre la porte en gémissement. Ce que j'aurais aimé que cette pièce soit encore plus grande.

Je me retrouve donc dans l'incapacité de fuir. Qu'allais-je donc bien pouvoir faire... Je n'avais vraiment pas envie de tout lui raconter. Je déteste parler de mon passé cela me fait pleurer et je déteste aussi pleurer devant les gens. Combien même Nekëlvesk pouvait être "spécial" pour moi il était hors de question que je me dévoile ainsi à lui. Du moins, pas maintenant. C'était trop tôt.

Alors que je me retrouve coincée entre la lourde porte en bois et un Nekëlvesk plutôt mécontent, mon angoisse ne cesse de monter. Je tente de fuir son regard, tout en essayant de trouver une solution à cette situation embarrassante.

-J-je ne t'ai jamais mentis ! Tous se que j'ai dis était vrai ! Enfin à part pour le fait que je suis mariée mais ça tu devais t'en douter... Enfin je pense... Et ne vas pas croire que mes idées étaient mal intentionnées ! Certes ma phrase pouvait être mal interprété mais tout de même ! Je veux prendre soin de toi dans la plus simple des façons qui soit ! ... Enfin je veux dire de vous ! Oui je veux prendre soin de vous de façon totalement innocente !

Je perd totalement mes moyens face à cet homme et je suis sur que cela doit beaucoup l'amuser. D'autant plus que la situation me met extrêmement mal à l'aise. Je continue à déblatérer tout un tas de choses, ayant peur de se qu'il pourrait dire si je le laisser prendre la parole.

-... Je ne suis pas une traîné moi ! J'ai peut être une apparence de fille aguicheuse mais je ne couche pas avec n'importe qui ! D'autant plus que je suis toujours vierge et ça n'est pas par ce que j'ai eu un coup de foudre pour vous que je vais vous laisser prendre ma virginité ! Oui parfaitement ça n'est pas par ce que je vous aime que ça vous donne le droit d-... !  

Trop tard j'en avais trop dit.

Je plaque vivement mes mains contre ma bouche comme pour étouffer mes paroles avant quelles ne sortes. Si j'avais réagis quelques secondes plus tôt ça aurait pu marcher mais là c'était vain. Elles venaient déjà de parvenir aux oreilles de Nekëlvesk et j'appréhendais grandement sa réaction. Je restais la, assise au sol, le dos plaqué contre la porte, mes mains sur ma bouche et je le fixais les yeux grands ouverts comme choquée par mes propres paroles.

Les mots étaient sortis d'eux mêmes sans que je n'eu le temps de les retenir. Comment ai-je pus dire un truc pareil sans le vouloir alors que ça n'est même pas le cas... C'est impossible. La seule explication plausible c'est que je sois vraiment amoureuse de Nekëlvesk, mais que je refusais de l'avouer.

Comment cela a-t-il bien pu arriver et est-ce vraiment arrivé ? Comment pourrais-je le savoir alors que je ne suis jamais tombée amoureuse. Mais l'idée que je me faisais de l'amour n'avait rien à voir avec ça. Pour moi l'amour c'est quelque chose qui se construit à deux. On apprend à se connaitre l'un l'autre, on se trouve des points communs, on partage des bons moments, comme des mauvais d'ailleurs. C'est quelque chose qui prend du temps. Et moi faut que ça me tombe dessus comme ça, d'un type que je connais même pas et qui a tout l'air sauf très net d'esprit...

Mais plus je le regarde et plus je me dis qu'il est bel homme... Mon dieu mon cas est désespéré.

Putain Cupidon t'as grave merdé sur ce coup là.

Je devais me rendre à l'évidence, ça ne servait à rien de le nier. J'étais amoureuse de Nekëlvesk. Je ne sais pas comment c'est arrivé, mais c'est arrivé. Avec un peu de chance à force de le côtoyer et d'apprendre à le connaitre, je me rendrais compte à quel point c'est un homme détestable et je finirais par ne plus rien ressentir pour lui. Du moins je l’espère...

C'est tout en continuant de le fixer que je me raccrochais à cette idée, dans l'attente d'une réaction de sa part, et croyez moi ou non mais ces quelques secondes ont fait partie des plus longues de mon existence.

Codage par Bambi, parce que vous le valez bien ♫


_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nekëlvesk N. Darsang
Admin
avatar

Messages : 107
Date d'inscription : 28/04/2012
Age : 18
Localisation : Sous ton lit.

MessageSujet: Re: Personne ne pollue ma musique et mon oxygène ! [PV Nekëlvesk]   Sam 16 Jan - 21:41


- C-comment ça ?

Comment ça, comment ça ? Il la regardait, un peu trop assommé par la fatigue et la douleur pour vraiment réagir - mais néanmoins profondément circonspect - reculer vivement, en proie à une profonde panique. Elle ne s'arrêta qu'une fois que ses épaules eurent heurté la porte, l'empêchant de plus encore s'éloigner de lui. Hum, il semblait qu'il n'y ait eut une sorte de malentendu entre eux. Nekëlvesk tentait de chercher son regard, surtout pour y trouver des réponses. Il carburait trop lentement pour comprendre parfaitement la situation. Ce qu'il savait, c'est qu'il était frustré.

-J-je ne t'ai jamais mentis ! Tous se que j'ai dis était vrai ! Enfin à part pour le fait que je suis mariée mais ça tu devais t'en douter... Enfin je pense... Et ne vas pas croire que mes idées étaient mal intentionnées ! Certes ma phrase pouvait être mal interprété mais tout de même ! Je veux prendre soin de toi dans la plus simple des façons qui soit ! ... Enfin je veux dire de vous ! Oui je veux prendre soin de vous de façon totalement innocente !


Il sourit, parce qu'il trouvait que la voir paniquée ainsi avait quelque chose de pathétiquement drôle. Et aussi parce qu'il était content de voir ses intuitions quant à son hypothétique mariage ainsi confirmées. Cela dit, il était un peu déçu ; il se serait sûrement senti mieux si elle avait préféré prendre soin de lui de manière pas si innocente. Il rassemblait ses restes de conscience pour lui répondre, mais elle enchaîna sans s'arrêter :

-... Je ne suis pas une traîné moi ! J'ai peut être une apparence de fille aguicheuse mais je ne couche pas avec n'importe qui ! D'autant plus que je suis toujours vierge et ça n'est pas par ce que j'ai eu un coup de foudre pour vous que je vais vous laisser prendre ma virginité ! Oui parfaitement ça n'est pas par ce que je vous aime que ça vous donne le droit d-... !  

Son visage se figea au moment où son sourire commençait à s'effacer - au moment où elle l'avait désigné par le terme "n'importe qui" - pour laisser place à un mélange d'outrage et de stupeur. Elle... elle l'aimait ? Et puis cette alléchante jeune femme en mini-jupe était encore vierge ?!  Oulah. Il était partagé entre divers sentiments, ce qui, dans un état de fatigue pareil au sien, était tout à fait troublant.. Et Aisuko, elle, restait bloquée, main contre la bouche, les yeux grands ouverts. Il semblait que certaines paroles n'auraient dû sortir. Elle ne disait plus rien. Elle devait attendre que lui, il parle. En effet, dans son cas, il valait peut-être mieux se taire pour éviter de dire d'autres choses contraignantes.

- Tu m'aimes... comme ton dieu, tu veux dire ? C'est ça ? C'est normal, tu sais, dans ce cas-là. C'est même plutôt bon pour toi.

Un bref rire lui échappa. Il ne voulait pas entendre qu'on l'aimait autrement. C'était hors de question. Il se sentirait sale, si on l'aimait encore. Tout en se redressant pour avoir un peu plus de contenance, il prit soudainement son air mécontent.

- N'importe qui ? Je ne suis pas n'importe qui, d'ailleurs ! J'aurais espéré que tu l'aies déjà compris. De toute façon, en tant que prêtresse, tu te retrouveras bien face à tes responsabilités, un jour. (il appuya cette remarque d'un regard insistant) Je ne sais pas comment je devrais prendre le fait que tu m'aies menti tout à l'heure non plus, même si je m'en doutais, en effet.  

Puis il eut un sourire, de nouveau. Le chef des Darsang changeait d'humeur à un rythme assez troublant. Son regard fouillait la pièce, agité. Tout son être était agité. Il repensait à ce "je vous aime". Cette fichue phrase lui donnait des vertiges. Qu'est-ce qu'elle racontait, celle-là ? Est-ce qu'elle était dénuée de tout bon sens ? Ouh, du calme. Il s'emportait. Comme son dieu, elle l'aimait comme son dieu. Il fut tout de même parcouru d'un frisson désagréable, se passa une main dans les cheveux, comme pour se rassurer lui-même, les yeux encore animés de ces étranges mouvements et ce sourire figé au visage.

- Je n'aurais peut-être pas dû... comment j'ai pu me tromper ? Non, non, j'ai la raison absolue, l'erreur ne fait pas partie de l'Être Suprême... J'ai besoin d'opium... Murmurait-il pour lui-même.

Parfois ses yeux se posaient sur Aisuko et son existence physique lui revenait en tête. Puis il l'oubliait encore pour quelques secondes. Ca y est. Elle l'avait littéralement fait disjoncter. Il ne se sentait pas mal ; il ne se sentait plus du tout.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://locked.forumactif.fr
Aisuko Atsaka

avatar

Messages : 78
Date d'inscription : 12/03/2014
Age : 17

MessageSujet: Re: Personne ne pollue ma musique et mon oxygène ! [PV Nekëlvesk]   Dim 17 Jan - 1:04

Aisuko Atsaka

« Traumatized by her mother's rape... »


Je ne saisis pas tout de suite le sens de toutes ses paroles. La seule chose que je distinguais hormis l'immense fatigue de Nekëlvesk était une échappatoire à mon énorme bourde.

- Bien évidemment que je vous aimes tel mon propre dieu ! Et puis en tant que croyante dévouée il n'est pas si ahurissant que ça que je fasse vœux de chasteté si ? Déblatérais-je avec le plus de conviction possible.

Je voyais la fatigue avoir raison de Nekëlvesk, il commençait à perdre la tête et cette douleur n'était pas là pour arranger les choses. Dans un élan de douceur je retourne à ses cotés et cale sa tête entre mon épaule et ma poitrine. Je passe doucement ma main sur son visage et dans ses cheveux

- Vous devez vous reposez, que diraient vos fidèles sujets si ils vous voyaient dans cet état ? Ne vous posez plus de questions, fermez les yeux et détendez-vous.
Dis-je d'une voix que je voulais rassurante.

Je commence à fredonner une douce mélodie pour bercer son sommeil tout en continuant de caresser sa chevelure. Ce que j'aime passer ma main dans ses cheveux, ils sont tellement doux et soyeux.

Alors que Nekëlvesk ne tarde pas à trouver le repos, bien trop assommé par le douleur, je me surprend à somnoler. Je décide donc de détacher mon épaisse chevelure et de retirer mon blazer, ma cravate et mes chaussures afin de me mettre a l'aise, tout en faisant très attention à ne pas trop gigoter pour ne pas le réveiller. Ce qu'il était beau endormi.

J'aurais pu continuer à le contempler pendant des heures si la fatigue de toutes mes émotions n'avait pas eu aussi raison de moi. Je finis donc par m'endormir sur le sol froid, bercée par sa respiration, encore plus dénudée qu'auparavant et mes longs cheveux blonds recouvrant le carrelage. Avec un Nekêlvesk assoupis tout contre moi.

Alors que je venais de trouver le sommeil depuis maintenant quelques heures une phrase qui ne m'avait pas fait réagir plus tôt me revient dans mon subconscient.

- De toute façon, en tant que prêtresse, tu te retrouveras bien face à tes responsabilités, un jour.


Cette phrase ce met alors à résonner dans mon esprit et tout un tas d'images commences à en découler. J'étais nue, sous l'emprise de Nekëlvesk, j'hurlais, je pleurais, je me débattais, mais rien a faire, il faisait de moi tout se qu'il voulait.

Il me faisait mal, très mal, malgré le fait que ses draps étaient tâchés de sang, mon sang, il continuait avec tout autant de violence, s'amusant de mon mal, si bien physique que psychologique.

Toutes ces images étaient horribles et ne cessaient d'agiter mon sommeil. Après que cet homme, qui ressemblait à Nekëlvesk, mais qui semblait beaucoup trop malsain pour l'être -du moins je l'espérais- eu finit d'abusais de moi et de souiller sauvagement mon corps, il me traîna par les cheveux et plaqua violemment ma tête sur l'autel recouvert de sang coagulé.

J'hurlais tout en continuant de me débattre terrorisée par ce qui allait m'arriver. Puis sans que je ne le voie venir il m'asséna un violent coup de hache dans la nuque.

Je me réveille alors en sursaut et me redresse vivement prise de sueurs froides et la respiration saccadée. La première chose que je vis fût les rayons du soleil qui m'éblouissaient. On avait dormis jusqu'au lendemain matin. Je regarde autour de moi, cherchant Nekëlvesk du regard, malgré cette lumière aveuglante.

Codage par Bambi, parce que vous le valez bien ♫


_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nekëlvesk N. Darsang
Admin
avatar

Messages : 107
Date d'inscription : 28/04/2012
Age : 18
Localisation : Sous ton lit.

MessageSujet: Re: Personne ne pollue ma musique et mon oxygène ! [PV Nekëlvesk]   Dim 17 Jan - 14:42


Nekëlvesk était intensément soulagé. Il avait eu raison, elle ne l'aimait que comme elle se devait de le faire. Bien installé contre elle, il ne l'écoutait même pas parler, se contentant d'entendre sa voix. Elle lui paraissait lointaine, et lui dans un océan de coton. Sa jambe brûlait. Il ferma les yeux, plus bercé par les vibrations de la gorge de la jeune femme et ses caresses que par sa voix, pour s'endormir avec une rapidité impressionnante. Après tout, la journée avait été assez riche en émotions. Il avait failli tuer quelqu'un, puis se faire tuer, rencontré sa nouvelle prêtresse, son corps et sa condition d'humain lui avaient encore joué de sales tours, et il avait failli partir dans une crise de nerfs. Maintenant, il dormait profondément d'un sommeil sans rêves. Ce néant le rassurait.

Il fut réveillé par les mouvements de la jeune femme, alors que le soleil levant teintait le ciel de gris. Au départ indisposé par ce réveil prématuré, il songea à la réveiller pour lui ordonner d'aller cauchemarder ailleurs. Mais il fut pris d'un élan de miséricorde pour cette pauvre fille qui s'était la veille donné du mal pour lui faciliter la vie, et décida qu'il serait clément. Il testa sa jambe. Ca faisait mal, mais pas autant qu'avant. Délicatement, il se sépara d'Aisuko, se releva difficilement en s'appuyant sur le mur. Après lui avoir jeté un regard, le jeune homme descendit. Il trouva un serviteur, lui demanda - même s'il allait de soi que c'était un ordre - s'il pouvait préparer un petit déjeuner pas trop austère et l'apporter dans sa chambre. Il ne précisa pas que c'était pour la jeune fille qui y dormait : en la voyant, le cuisinier improvisé comprendrait. Nekëlvesk, lui, savait comment il allait occuper sa journée. Ses mains tremblaient, il avait la nausée, et sa tête bourdonnait. En manque. Il répondrait à l'appel de l'opium sans plus tarder, car cela faisait déjà une bonne semaine qu'il y résistait - le médecin l'avait averti des méfaits de cette drogue destructrice, mais il était hors de question d'arrêter.
Il alla donc s'enfermer au sous-sol, seul, pour se soulager de cette souffrance supplémentaire ; sa jambe, c'était déjà bien assez.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://locked.forumactif.fr
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Personne ne pollue ma musique et mon oxygène ! [PV Nekëlvesk]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Personne ne pollue ma musique et mon oxygène ! [PV Nekëlvesk]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Qui joue d'un ou de plusieurs instruments...
» A quand l'arrestation de Lucifer en personne?
» Décès d'Éval Manigat, père de la musique du monde québécoise
» La musique au Moyen Âge
» musique amerindienne

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fates of Time :: À l'extérieur :: Les falaises-
Sauter vers: